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Balise - solidarité

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mercredi 18 novembre 2009

Solidarité citoyenne à travers une bagagerie pour les SDF

A Paris dans le quartier des halles grâce à l'association mains libres, un binôme SDF-ADF ( avec domicile fixe!!!!!) accueille tous les jours les usagers le matin et le soir, récupère leurs sacs, les met dans les grands compartiments et les surveille . Se délester de son chargement, c'est aussi sortir de la stigmatisation : "si tu arrives avec un sac à dos quelque part, les gens te refusent automatiquement...."

C'est une initiative formidable mais plus que ça, très riche d'enseignements. A Bordeaux,  grâce à un budget que donnerait l'état, la question de la bagagerie est en débat. Non pas pour savoir si on en fait une, tout le monde en est convaincu mais pour savoir ou l'installer et qui va la gérer.
Ce qui doit retenir aussi toute notre attention c'est que les collectivites ne sont pas les seules à pouvoir le faire. Tous ceux qui ont du temps et s'ils sont une cinquantaine réunis en association peuvent la lancer....
 
D'ailleurs, il n'est jamais assez dit le travail gigantesque que font les associations, les bénévoles pour soutenir tous ces hommes et ces femmes en détresse.
Je suis invitée cette semaine par certaines d'entre elles qui sont issues de confessions religieuses différentes. Je respecte profondément ces bénévoles qui sans relâche travaillent pour les autres, je reste persuadée qu'ils sont le maillon fort de nos sociétés.

dimanche 8 novembre 2009

Les Solidarités dans le développement durable : Débat ouvert à Bordeaux

6 novembre, Bordeaux sous une pluie tenace.

Pourtant, des centaines de personnes ont convergé vers les quais au Hangar 14 pour parler des solidarités.

Cinq espaces d’évidence vitale, accueillent le tout à chacun : logement, lien social, précarité, enfance/famille, vieillissement. Cinq univers partagés, qui depuis des mois sont ouverts aux débats libres. Un débat avec les citoyens au cœur des quartiers, avec les fonctionnaires quel que soit leur poste, avec les partenaires de la ville.

La place des pères dans l’éducation, les nouvelles formes d’habiter dans les écoquartiers,  notre regard sur l‘allongement de la durée de la vie, la culture pour lutter contre la précarité….

Autant de sujets pour débattre, libérer la parole. Il ne s’agit pas  de se laisser aller à un discours hégémonique faussement compatissant. NON, il s’agit d’écouter et surtout  d’entendre tout ce qui se délite, s’abîme, oppresse et tout ce qui se construit, s’innove et se crée dans notre ville.

17H, Corine Lepage, Alain Juppé, P Saglio et J L  Sanchez concluent la journée en ouvrant le spectre des questionnements comme des possibles. Leurs mots tambourinent encore aux portes de mes émotions et exaltent mon engagement pour notre cité.

A Juppé rappelle quelques définitions oubliées, celle de l’économie « gestion des ressources rares » détournée au profit de la démesure, celle de la nation de Renan  autour de l’idée d’un « plébiscite de chaque instant ».  Les mots que je retiens : « Retrouvons le bonheur de vivre ensemble »

C Lepage nous confirme nos craintes : le développement durable est vu depuis l’Europe sous l’angle quasi exclusif de l’environnement . Elle nous exhorte doucement à nous nourrir de ce qu’il y a de plus moderne ( croissance verte) et de plus traditionnel ( le rapport originel à la terre et à l’humanité ) partout dans le monde. Elle dit encore « Associons les plus modestes à la construction de notre nouvelle société »

Ces politiques là débattent…débattant ils choisissent de facto, d’assumer que les solidarités ont une part incontestable dans le DD.

P Saglio président d’ATD quart monde ( « que tous accèdent aux droits de tous ») martèle trois idées : multiplions  le nombre de bénévoles engagés dans la citoyenneté, Mettons tout en œuvre pour éradiquer la très grande pauvreté , retrouvons l’envie de l’autre…. . « Nous ne survivrons que dans la fraternité !!! »

JL Sanchez, délégué général de l’observatoire national de l’action sociale décentralisée se révolte que la France soit considérée à l’étranger, riche de droits mais pauvre de liens,…. la France doit assumer sa responsabilité universelle pour nous projeter dans le monde de l’espérance .  « La crise doit offrir l’opportunité de  tous nous repositionner par rapport au lien social »

Prenez vos plumes et ou tapez sur les touches de votre clavier, venez rejoindre ceux qui nous interpellent dans les réunions de quartiers,….venez nous bousculer avec vos idées, vos colères, vos projets……Faisons vivre notre projet social ensemble.


Solidarités Bordeaux - Alexandra Siarri

jeudi 29 octobre 2009

Les rencontres providentielles de l'élu

Je suis en retard, près de ce clocher en travaux. Je ne sais pas encore que ce rendez-vous est providentiel.

Je l'avais rencontré à Cap Assos, le rendez-vous annuel des associations bordelaises. Je déambulais dans les allées avec notre "précieux petit roux", chacun s'épatant de la diversité des possibles associatifs et de l'intensité des regards bénévoles.
Je le rencontre à l'issue de notre déambulation, dans les hasards des foules qui s'agglutinent. Il aide "les amis de la rue" avec d'autres, dans la "maison de Marie".

Aujourd'hui, je m'aprête à visiter ses amis. Je ne sais pas encore qu'une partie de moi ne les quittera probablement plus.
C'est une maison immense, avec une dizaine de chambres. La porte s'ouvre et la vie de partage vous innonde. A gauche, on s'affaire à la cuisine des grandes tablées, et là tout de suite, la table nappée avec de grands carreaux, ce qui suscite en moi la douce souvenance des tartines beurrées de "Ma mie Denise".
On me tend des mains que je prends. On m'accueille telle que je suis, une nouvelle personne avec laquelle partager un moment.
Elle se lève ... Je crois bien qu'elle a des habits de soeur sans la coiffe... mais son sourire profond m'a happée. Transportée dans son bureau, dans la réalité humaine extrême qu'elle accompagne.

Ils ont vécu 15, 20, 40 ans de rue. Elle, et celles de sa trempe majestueuse les ont connus en allant dans des lieux inconnus de nos regards javellisés...
Elle porte des phrases simples sur ses amis de la rue qu'elle reçoit : "Certains arrivants ont oublié ce que veulent dire aujourd'hui et demain, ne peuvent plus être debout" ..." Il faut dormir ici, pour les serrer fort, quand le manque d'alcool fait crier leur chair, il faut vivre avec eux pour surmonter les crises comme on le fait dans les familles".

Derrière les mots du quotidien l'inébranlable foi en l'homme "la mairie prête ce lieu, nous travaillons avec les MDSI du Conseil Général, mais cette strucutre ne fonctionne avec aucune subvention pour ne pas en dépendre et risquer de ne plus recevoir ces vies violées par manque d'argent public".

Tout ce qui se mange, s'utilise, se regarde, rassure, repose et construit a été donné, récupéré, trié. Chaque chose à vivre est rescapée de la société de consommation.

Et puis, avec la foi en l'homme, la foi des résultats...
Tous les amis, quand c'est leur moment, franchissent des étapes de mieux être. Il fait le pain, apprend le français, fait de la céramique... Chacun rend aux autres en même temps qu'il réapprend à recevoir comme une inter-fécondation.

Je reprends mon vélo trop grand. Ils m'ont accompagné jusqu'au perron et couvé des yeux quand j'ai repris la route.
Je veux faire de la politique pour faciliter des projets comme celui là.
La politique doit retrouver ses lettres de noblesse et ne plus se laisser malmener par des impostures égocentriques.

samedi 17 octobre 2009

Soirée débat à l'Utopia de Bordeaux sur les actions éco-urbaines

Le mardi 20 octobre, SOIRÉE-DÉBAT à l'Utopia sur les actions éco-urbaines. Projection unique de 3 petits films : le cohabitat en Scandinavie, en Europe du Nord, à Bordeaux.

Soirée organisée et animée par les membres de l'association H Nord et des habitants de la Rue Paul Camelle, à Bordeaux -Bastide.

De l'humain dans l'urbain

Les actions éco-urbaines, mix d'initiatives citoyennes et de volonté politique...*

Projection/débat coorganisés avec le cinéma Utopia, H Nord, projet d'éco-quartier coopératif de la rive gauche et la Rue-jardin, association de la rive droite... Politiques, collectivités, bailleurs sociaux, associations, initiatives et projets en cours ou à venir sont les bienvenus pour témoigner et s'exprimer lors du débat.

Au cas où vous préfèreriez venir sans vous annoncer, prendre ses places à l'avance est vivement recommandé si vous voulez pouvoir assister à la projection. L'expérience a prouvé que les séances se déroulaient toujours à guichets fermés.

http://hnord.org/doku.php 

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?mode=soirees

Prix unique 4 euros. Achetez vos places à l'avance, à partir du Samedi 10 Octobre.

lundi 7 septembre 2009

Monsieur Hulot : Sagesse et Intimité

"Je ne suis pas né écologiste.....j'ai peur pour mes enfants..."

Ce sont ses premiers mots, pour nous livrer 90 minutes de pellicule titanesques, interrogeant nos esprits... au bord des lèvres.

- Les images d'abord de son film : On comprend le travail immense des quatre années de prise et de montage...des images de tous les continents pour n'oublier rien de notre monde si vaste de diversité.

Quelques "couples d'images" surtout, rythme la pensée quasi chuchotée.
Une femme du Niger embrasse à terre son bébé avec une infinie tendresse, à mesure qu'on se laisse cajoler par l'amour maternelle, on lui découvre les yeux privés de vue....et tandis que la voix nous parle de l'injustice de ceux qui meurent de ne pas avoir un médicament qui déborde dans nos pharmacies occidentales, on voit une superbe européenne : fantasme publicitaire absolue...Et l'on entend "Pour ne pas voir la misère, on nous impose des rêves."
-Les textes sont intimes, c'est un film personnel. Plus tard, en réponse au public, Hulot dira qu'il se sent colibri, celui qui veut éteindre le feu de la grande forêt...ce petit oiseau qui répond vaillamment, aux grands animaux qui le moquent, qu'il fait sa part et que si tous faisaient comme lui, les flammes seraient étouffées.

- Dans son film, il y aussi les références aux sages, incontestablement aimés de tous. Ce sont ceux qui bousculent les consciences pour les desceller. Paul Virilio prévient que le monde connaîtra bientôt un mouvement de foule sans précédent, un milliard des nôtres se déplaceront....comme si la chine partait en vacances...

- La séléction musicale enfin est sublime..ma mémoire retient un air d'opéra tandis que mes yeux se fracturent en découvrant les hommes en cages de Chine puis d'un switch ces caniches poudrés dans des caissons à oxygène à Tokyo.

Ce film montre avec une poésie lumineuse et philosophique la spendeur déchiréedu monde et des hommes.

L'image qui m'a le plus étourdie est celle de ces deux cargos transportant des frigos, chacun dans son sens, depuis ou vers la Chine, les deux en tout cas sur la même voie qui abîme l'homme et sa terre nourricière.

Les mots qui me transcendent " L'homme est grand sous la contrainte, immense quand il est humble."

Le chiffre qui me terrasse : 300 000 personnes meurent chaque année du fait du réchauffement climatique.

Ce chiffre est aussi celui qui me donne tellement plus de courage pour ce combat pour nos vies.

Merci Monsieur Hulot. Peu importe que vous ne soyez pas né écologiste puisque vous l'êtes devenue de la plus belle façon.

vendredi 28 août 2009

Vidéo : développement durable et banque alimentaire : Georges Viala

Georges Viala, Président de la Banque Alimentaire de Bordeaux nous parle des actions mises en place par l'association.


Vidéo : développement durable et banque alimentaire

mardi 25 août 2009

Innovation sociale au service de l'écologie et des hommes

Le Réseau Relais emploie des hommes et des femmes en situation de précarité (principe Emmaüs). www.lerelais.org. Il lutte contre l'exclusion mais pas seulement...

Avoir un emploi ne suffit pas toujours à trouver et à assumer un logement. Le Réseau Relais a mis sur pied une opération exemplaire et innovante : les toits de l'espoir.

Ils trouvent des logements insalubres, proposent aux propriétaires de bonne foi de l'aider à trouver des financements et des artisans pour éradiquer cette insalubrité.. en échange de quoi, le logement devra être loué à bas voire très bas prix pendant plusieurs années.

Et puis, le Relais c'est aussi un nouveau débouché pour les vêtements d'occase qu'il collecte pour l'isolation des maisons !

Chaque Français jette en moyenne 7 kg de vêtements, de chaussures et de linge de maison par an. Mais 45% de ces vêtements ne seront plus portés, ils deviennent alors des chiffons d'essuyage pour l'industrie. Alors le Relais a trouvé la solution :  un nouvel isolant, cet écomatériau appelé Métisse est efficace pour isoler les combles derrière  les cloisons et sous les parquets... et parce que tout est cohérent, les ventes de Métisse sont réinvesties dans la création d'emplois pour les plus en difficultés.

C'est un exemple parfait du concept "développement durable" et de ses fameux trois piliers.

mardi 11 août 2009

Des jardins en partage comme des lieux de résistance aux crises...

J'ai rencontré Eric Prédine sous le soleil de juillet.

Il m'a confié son livre que j'ai lu avec un plaisir énorme tant chaque idée me semblait familière.

Il développe de manière très concrète comment les jardins peuvent devenir un lieu de résistance à toutes les formes de crise.

je reprends quelques une de ces pensées " c'est de la concertation que naît le partage" "quand on laisse du temps pour l'émergence des propositions, on voit surgir des idées originales et efficaces". "Mon expérience me prouve que c'est de la rencontre physique que naissent les dynamiques de coopération et de solidarité, indispensables à un développement économique responsable".....

A lire d'urgence dans la collection conversations écologiques

dimanche 2 août 2009

Les Juniors du Développement Durable de la Cub

La Communauté Urbaine de Bordeaux présidée par Vincent Feltesse soutient les "Juniors du Développement durable", un dispositif qu'elle a crée en partenariat avec l'inspection académique de la Gironde.
 

 

Découvrez le reportage vidéo sur les journées de valorisation des « Juniors du Développement Durable » de la Cub. Du 15 au 19 juin, plus de 3500 écoliers se sont réunis pour échanger et s’engager en faveur du développement durable. Cette vidéo vous présente en quelques minutes le principe et l’atmosphère de ces journées ainsi qu’une interview de Vincent Feltesse.

 

 

jeudi 30 juillet 2009

Les valeurs de l'élu ne dépendent pas du nombre des années...

Soleil de juillet !

Nous sommes au pied d'une barre d'immeubles vétustes, au milieu de salles de séjour vertes inédites. Nous avons rendez-vous avec SaluTerre ( www.jardinons.com) qui a conçu l'opération " jardins pour tous", des jardins partagés comme des équipements socioculturels à CIEL OUVERT.

 

photo du site : http://jardins.wordpress.com/

 

Dans une commune excentrée, nous sommes venus conforter nos convictions : que toute action publique mérite que l'on s'attarde d'abord à ceux qui en bénéficient, qu'une bonne idée technique est sans effet si elle est désincarnée..... 

Nous vagabonderons deux heures durant, dans ces jardins évidents. Leur principe : des parcelles de 100 M 2 avec une cabane en mélèze (bois durables de chez nous) qui se jouxtent. Des jardins potagers, des jardins fleuris, approximatifs ou magnifiés, alimentaires ou aquatiques, pour se délasser ou pour réapprendre.... En tout cas des jardins à ciel ouvert qui font que la convivialité s'arroge tous les droits, que les vilaines solitudes s'évaporent. 

Les mamans partagent la garde des petits, détendues, nous dit on, l'échange entre générations et cultures peut se cristalliser sur les lopins de terre et les tâches communes (compost et arrosage) puis s'inviter doucement sur mille autres sujets. La bienveillance des regards et des gestes se répand par capillarité verte. 

Des espaces communs ont été astucieusement construits au milieu de cette nature réorganisée.... On nous montre ensuite le centre social et son étonnante cuisine qui accueille pour des cours partagés nos valeureux jardiniers mais pas seulement, aussi des habitants du quartier d'à côté jusque là autistes aux vies de la barre d'immeubles. 

Cet élan de mixité s'accélérera avec la construction d'un gymnase en cours .... Finalement, d'un lieu en hauteur stigmatisant, on ne retiendrait plus que les jardins rieurs et facilitateurs ? et pourquoi pas ? 

Mais attention, les jardins ne se sont pas plantés comme ça sans y avoir été admis ! Le représentant de l'association , mi Merlin mi Hercule a frappé à toutes les portes, concerté au sens le plus noble , présenté ce projet aux vertus collectives, animé des ateliers de paroles...  

Toute cette évidence de terres et d’envies, qui nous sautent aux yeux cet après midi là, s'est construite avec l'aide réfléchie d'une homme de concertation et le professionnalisme de centre social.

Le jardin comme une opportunité de lien social retrouvé n'est pas une hypothèse de doux rêveur. Le jardin comme un moyen de retrouver une envie et une sérénité de voisinage solidaire est une réalité brute. 

Sous ce soleil de juillet, entre framboises et coloquintes, je me suis sentie en harmonie avec tous ceux qui pensent que le jardin, le travail de la terre pour le rapprochement des hommes est une merveilleuse piste de progression sociale.....à la redoutable condition de ne pas y voir une solution standardisée à développer sans frapper aux portes pour libérer la parole et l'envie....l'envie de cet "ailleurs vert commun". 

De cette flânerie consciencieuse je suis revenue aussi, avec la certitude que les valeurs de l'élu ne dépendent pas du nombre des années....

 

dimanche 5 juillet 2009

La prison de Cebu qui danse de nouveau pour Michael Jackson : c'est du Développement durable

J'entends déjà ceux qui diront : "faut pas exagérer, tout n'est pas du Développement durable".

Et pourtant : selon moi, le développement durable c'est avant toute autre chose, l'amélioration du lien social.

La prison sert à punir mais aussi à réinsérer ceux qui ont pris des chemins hasardeux.

En France on n’est pas vraiment des champions sur ces thèmes et pourtant les prisonniers sont des hommes et des femmes qui ont des parcours violents issus souvent d'abandons affectifs.

A Cebu, le directeur a réussi à faire danser les prisonniers : comme des professionnels.... Ensemble ils ont crée, retrouvé un sens probablement une réassurance ....

J'aime cette idée qu'ils contribuent eux aussi à ce qui se passe dehors. C'est plus qu'une anecdote pour moi, c'est une piste.


 

La prison de Cebu danse de nouveau pour Michael Jackson

LEMONDE.FR avec Reuetrs | 28.06.09 | 08h26


Parmi les hommages les plus surprenants rendus à Michael Jackson, celui des détenus de la prison de Cebu, aux Philippines, mérite d'être relevé. Les pensionnaires de cet établissement pénitenciaire s'étaient déjà rendus célèbres pour leurs impressionnantes chorégraphies de groupe, et en particulier, il y a deux ans, cette danse sur le"Thriller" de Michael Jackson, visionnée près de 25 millions de fois sur le Net...


Accédez à l'intégralité de cet article sur Lemonde.fr
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/06/28/la-prison-de-cebu-danse-de-nouveau-pour-michael-jackson_1212703_3222.html

mercredi 1 juillet 2009

150 esclaves énergétiques au service de chaque français

Jean Marc Jancovici nous rappelle toujours concrètement ce qu'est la réalité écologique !!!!!


Chaque Français a 150 esclaves énergétiques à son service

 

dimanche 28 juin 2009

Alimentation : Mortelle comparaison !!!

 

 

 

 

Il faudrait seulement 19 milliards de dollars par an pour que tous les hommes puissent se nourrir et se soigner alors que nous les Européens avec les Etats unis dépensons 17 milliards de dollars par an pour la nourriture de nos animaux de compagnie

Source Actes Sud

mardi 23 juin 2009

Quand l'éblouissant Michel Serres nous parle de la crise

"Remarques sur la crise"

C'était le titre de la conférence que Michel Serres donnait jeudi 18 juin, dans le cadre des rencontres organisées par la Ville de Bordeaux. Et l'homme de toujours surprendre par sa fraîcheur, sa simplicité, la limpidité de son propos.

Dans un premier temps, Michel Serres brosse à grand traits et à travers les siècles la notion de "crise" (du grec Krisis : décision, à l'instar de "critique", par exemple), faisant apparaître l'alternative qu'elle incarne -dans une maladie notamment- : aller vers la mort ou aller vers une autre voie nouvelle. On ne revient pas en tout cas pas en arrière, on ne recommence pas, on ne "relance pas", on ne cherche pas "the way to recovering", on doit réinventer autre chose.

Lire la suite...

mardi 16 juin 2009

Eviter à tout prix que le ciel ne nous tombe sur la tête

Tous les lieux recevant du public, c'est à dire potentiellement vous et moi, reçoivent la visite d'une commission de sécurité...présidée systématiquement par un élu. Les cinémas, les restaurants, les hôtels, les musées, les grandes surfaces.....sont visités, contrôlés. L'ensemble des réglementations doivent être appliquées. Et ces réglementations, au fur et à mesure des accidents mortels recensés, se durcissent.

J'ai présidé une de ces commissions cette semaine : dans un hôtel meublé / restaurant. 10 chambres individuels louées au mois ou à la nuit. 10 chambres avec un aménagement spartiate, sans télévision, ni décoration. Un sommier approximatif, une salle de bain morose, des rideaux propres mais sinistres, des meubles sans âme, une porte qui n'est plus qu'un battant pour cacher l'intimité tant elle est déformée. Des chambres anonymes, qui n'offrent ni réconfort ni chaleur donc, des chambres qui coûtent chacune 360 euros par mois. Et pourtant des chambres prisées car elles sont le dernier rempart avant le centre d'hébergement d'urgence ou les bosquets qui longent la ville et qui accueillent des hommes et des femmes squattant les espaces verts .

Les propriétaires de cet hôtel sont un jeune couple usé par le travail 24H sur 24H et 7 jours sur 7 qui gagne à peine sa vie, inquiet toujours de cette clientèle au bord du gouffre émotif et social. Ils veulent vendre, mais" qui voudrait acheter pour mener cette vie hasardeuse?"", c'est ce qu'ils disent.

Bref, l'homme nous accueille avec l'air désabusé de ceux qui veulent se protéger des regards inquisiteurs, de ceux qui savent qu'on leur annoncera une nouvelle de plus, une mauvaise nouvelle, malgré l'effort . Il ne peut pas payer les organismes agrées, pas acheter les portes blindées pour isoler les cuisines, foyer à risques...cuisines qui jouxtent les sas d'évacuation!!!!!!!!, pas acheter non plus une alarme qui marcherait malgré une coupure d'électricité.... Il ne peut pas, il nous le dira sans détours. Nous, nous lui dirons qu'il doit mettre toutes ses installations en conformité avec les nouvelles réglementations. J'ai voulu lui dire aussi que la vie de sa famille, comme celle de ses clients étaient en danger et que cette réglementation n'était pas faite par des technocrates inconscients, ( parce que j'ai lu qu'il pensait ça dans ses yeux en colère) mais par des responsables qui ne veulent plus que des hôtels brûlent, tuant leurs occupants comme ce fut le cas à Paris il y a peu.

La commission que j'ai présidée a émis un avis défavorable, il recevra un document lui spécifiant ce qu'il doit faire et dans quels délais.... sinon cet hôtel meublé sera fermé. Fermé pour protéger les occupants du risque de mort. Cette fermeture, parce que la République exige que les élus garantissent à leurs concitoyens que le ciel ne leur tombera pas sur la tête, posera d'innombrables questions. Où logeront ces hommes et ces femmes qui occupent ces petites chambres sommaires mais protectrices pour ceux qui s'y calfeutrent ?

C'est un dossier que nous traitons en ce moment à la ville : combien d'hôtels ?, combien d'habitants dans ces hôtels ? combien d'accompagnateurs pour ces occupants ? combien de propriétaires démunis pour payer la mise en conformité aux normes et sauver d'un feu mortel ?..... C'est un dossier qui montre toute la difficulté que l'élu local doit résoudre : appliquer la réglementation nationale évidemment, et organiser ses conséquences humaines immenses. Eviter que le ciel ne tombe sur nos têtes est bien un travail herculéen, il n'y a pas de doutes.

samedi 13 juin 2009

extrait de L'antimanuel d'écologie par Yves Cochet

Est-il raisonnable d'être alarmiste ?
Regarde.
Cette maison où l'on rentre le soir n'est-elle pas la même qu'au matin ?
La forêt où l'on revient se promener  n'est-elle pas identique à la première fois ? 
Et la mer ?
La mer dans laquelle on s'est toujours baigné l'été depuis  l'enfance. Pareille ?
Pas tout à fait. La plage est parfois recouverte d'algues en plus grand nombre que jadis,  parfois jonchée de boulettes goudronnées noirâtres. Pourquoi tant d'algues qu'un engin ramasse aux petits matins du mois d'août ? D'où proviennent ces galettes de marée noire ? 
La forêt elle-même n'est finalement pas celle de notre souvenir. Elle est plus bruyante de monde et d'autos, moins vivante de plantes et d'animaux, diminuée par le lotissement en bordure.
Partir ? Aller plus loin ? Mais l'on sait qu'au loin, très loin, c'est la même chose, les voisinages de tous sont également touchés. Nous avons vu le sol craquelé de soif en Somalie et les détritus innombrables qui recouvrent le Nil au Caire. Nous avons senti les inspirations malsaines de l'air à Los Angeles, à Mexico, à Pékin. Nous ne retournons plus en vacances à Saint-Michel-en-Grève, où des marées vertes empuantissent la plage. A l'autre bout du monde, sur l'île de Tuvalu, le corail meurt dans l'acidité de l'océan. Ici, ailleurs. 
Ma forêt, leur forêt,ma mer, leur mer. La planète entière est malade. 
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jeudi 11 juin 2009

La niaque de Corine Lepage

L'essai de Corinne Lepage "Vivre autrement" est de très loin le plus convaincant de la marée verte éditoriale actuelle

 

 Lepage suggère la " Renaissance"....Et de passer à une « économie de guerre ».

 Comme on ne va pas ici tout passer en revue de ce livre fort   expansif, on retiendra quatre idées clefs.

 

1.Entre les tenants  de la «  croissance" à tous prix   et ceux de la « décroissance »....


Lepage sort de l’étau par une  troisième voie :  l’ « évolution soutenable». Pirouette ?  L’idée , c’est l’économie «  symbiotique ou circulaire » qui mise sur la parcimonie et sur le reyclage.  Pour mesurer le chemin à faire, il faut savoir qu’aujourd’hui, lorsque nous prélevons sur la ressource naturelle pour produire,  "6%  va au produit et 94% devient déchet"… L’utopie de l’ «eco économie » n’est plus tout à fait une chimère. Depuis que les investisseurs s’intéressent aux énergies renouvelables, c’est-à-dire à peine quelques décennies, les avancées sont impressionnantes. ydrogène  et d’une pile à combustible à la cave permettrait de rendre chaque immeuble à peu prés 

autosuffisant en énergie….

  

2 .   Internet énergétique et social

D’immeubles à immeubles, de local à local, la « mutualisation énergétique »  est  l’avenir, martèle Lepage. Aux Etats unis, note –t-elle,  des mises au pot commun de la ressource électrique produite par les particuliers se développent  indépendamment des grands systèmes de production. De la même manière, les réseaux sociaux qui échangent  et bonifient  les logiciels libres  les compétences agricoles,  technologiques, les inventions  – voir le site américain  étonnant  "instructables.com" , sont constitutifs de cette intelligence collective horizontale. A court terme, c’est  la micro finance  qui serait concernée.  Une manière de s’extraire de la machinerie hiérarchique et des entreprises mastodontes.  Une revitalisation sociale et démocratique qui permet de s’affranchir de la passivité et de la myopie consumériste en vigueur. 

3. Le Bio-mimétisme

De la conception à la production, répliquer les systèmes naturels  est une des voies d’avenir retenue par Lepage.  
 

4. Une nouvelle société de contrat

L’incertitude environnementale, c’est celle qui pèse sur les générations futures . Or dans une société libérale du tout contrat, la génération à venir est absente.  Elle ne peut  rien signer et a généralement bon dos. C’est sur elle qu’on garantit les dettes  et sur elles qu’on renvoie les  rendez-vous  douloureux . Comment représenter ses intérêts ? Lepage en appelle à des  institutions, nationale, régionale ( L’Otan recyclée) et  mondiale ( L’Onu) dont le seul but serait d’apprécier au regard des générations futures , les choix faits  au jour le jour.

Voilà, c’était juste pour une mise en bouche.  Reste à savoir si Corinne Lepage, très convaincante à l'écrit , parviendra à persuader à l'oral  le patron de son propre parti. François Bayrou dont  l'appétence  verte s’arrête jusque-là aux prairies béarnaises fréquentées par ses chevaux. Il est vrai que  Lepage, Ministre de l’environnement,  avait dû lutter pied à pied  contre un certain Premier  Ministre Alain Juppé.  Aujourd’hui le même Juppé, Maire de Bordeaux trés durable,  s’est converti et ne « mangera plus de cerises en hiver ». Patience….  Il est tout aussi vrai qu'on attend toujours 

 la même métamorphose, ou du moins une curiosité approchante,  chez Martine Aubry, Benoït Hamon ou un autre poids lourd de la rue de Solférino. Patience....


Source  :    Guillaume Malaurie PLANETE VERTE

 

mercredi 10 juin 2009

le géant vert du Sénégal : Jean Goepp

Jean Goepp fils de coopérant, agronome réussit la révolution verte du Sénégal.

Grâce à l'ONG Océanium, il multiplie les actions en faveur du développement durable de son pays d'affection :

- réunir les habitants de 14 villages pour décider ensemble qu'on ne pêchera ni ne coupera plus de bois sur un parc de 7 000 ha....pour que les poissons et les oiseaux vivent en harmonie,

- accorder du microcrédit environnemental en demandant à chaque bénéficiaire de planter dans son village trois arbres fruitiers,

- multiplier les conférences dans les complexes hôteliers pour réunir des fonds,

- passer dans des villages sans éléctricité des films sur les dangers de la déforestation....

Bref, faire du développement durable, pas seulement le dire, surtout pas plaquer des solutions toutes faites mais réequilibrer les actions que l'on mène en décidant ensemble.

Jean Goepp veut faire de l'Afrique de l'Ouest un modèle de développement durable qui agit concrètement.

Son parcours mérite d'être salué et suivi.

mercredi 3 juin 2009

yann Arthus Bertrand sur écran géant à Bordeaux

Le dernier film de Yann Arthus Bertrand Home sera diffusé gratuitement sur écran géant  le 05 juin place des Quinconces à 22 heures.

"Cela fait 15 ans que je porte en moi ce film. Ce que j'ai vu et appris en survolant la Terre m'a transformé. Aujourd'hui tout ce que j'ai reçu, je veux le partager. Ce film devra être à la fois magnifique et intelligent, mais surtout il sera résolument constructif. Un exemple parmi d'autres : ce qui est important ce ne sont pas les 50% de forêt qui ont disparu mais les 50% qui restent. Ce qui est important c'est qu'aujourd'hui nous sommes 6 milliards d'intelligences pour agir. Par la qualité des images et de ses réflexions, ce film devra faire comprendre qu'on a TOUS une responsabilité et que nous pouvons tous agir à notre échelle. Comme le dit mon ami Albert Jacquard "conscient que demain existera et que je peux agir sur lui est le propre de l'Homme". Yann Arthus-Bertrand

 

mardi 2 juin 2009

Autoportait d'une écolo en panique

Le développement durable m'a prise en otage, j'y consacre le temps de mes vies. L'Asie, elle, m'avait conquise dès l'âge de raison quand encore collée à la peau douce de ma maman, nous espérions un nouvel épisode de shogun ! Mes madeleines de Proust à moi !

La TV, dans ma vie d'enfant avait sa juste place, celle d'un regard bouleversant sur les autres cultures.

Tout dans mon Asie, le raffinement de leurs mets comme de leurs jardins, la poésie de leur beauté, cette notion de "moi universel" le Samsara...me transportaient dans une joie conquérante autant que contemplative.

Je me suis envolée, il y a quelques petits jours vers ces terres fantasmées. Des heures de ciel, à empiler mes années d'imaginaire flamboyant. Des heures à polluer notre ciel, comme ma vie méticuleuse aurait mis quatre ans à le faire....tous sont formels.

Ecolo en panique donc, débarque....

Ils sont majestueux vivant en parfaite harmonie avec dame nature . Il n'y a pas dans ce pays de "homeless" quand on perd son job, on rejoint le membre de sa famille qui continue à cultiver la terre...il en reste toujours un ...astucieux instinct de survie.

Ils vivent à 80% de tourisme, reconnaissent que la mondialisation a éradiqué du moins, ici, l'extrême pauvreté : les complexes hôteliers ont amené avec eux, l'eau potable et le travail.

Mais j'ai mal de voir que le Mac do et autre carrefour inondent leur artère principale. Le bois est taillé sans relâche et sculpté, non pas pour eux, mais pour nous, les capricieux, qui voulons le monde dans notre salon, en colons indécrottables que nous sommes restés !!!! A mesure que le pays s'organise pour recevoir le vieux continent, les mêmes erreurs sont commises : l'eau potable pour les toilettes, les déchets amoncelés, la voiture et les scooters : point de bus, plus de vélo

Reste le bon sens, le besoin de spiritualité supérieur à celui de possession.

Les deux photos sont symboliques de ma panique d'écolo.

A gauche, Dreamland, la meilleure plage de surfeur!!!!!

A droite Ubud, arrière pays majestueux, sanctuaire de nature originelle.

 

Je rentrerai le coeur gros, car les échanges fusionnels avec notre guide furent autant de témoignages que c'est de l'autre culture que l'on grandit évidemment, mais consciente que ma présence ici, et selon ce modèle est une machinerie folle assassine...à laquelle, je prête une constante duplicité...

Copenhague, je t'espére !

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