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mardi 28 avril 2009

La Suisse recrute vert

www.ilo.org/global/lang--fr/index....htm

 

            ILO 

A votre attention chers Internautes!

 

A la célébration de son 90è anniversaire ce jour, L'Organisation internationale du travail (OIT) dont le 
siège est à Genève en Suisse,lance une séance de recrutement qui s'étend dans tous les domaines. 
Nous recherchons des personnes capables de s'adapter à notre environnement de travail.
C'est en effet des "Emplois verts" Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone.

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dimanche 5 avril 2009

Plein de livres sur la crise !

Jacques Attali, La crise et après

Présentation de l'éditeur
"Comment en est-on arrivé là ? Le monde semblait aller très bien, la croissance économique était la plus rapide de l'Histoire; tout annonçait qu'elle allait se poursuivre, sur la planète entière, grâce à une épargne abondante et à des progrès techniques extraordinaires. Et voilà que nous sommes à l'aube d'une dépression planétaire, la plus grave depuis quatre-vingts ans. Entre les deux, en apparence, pas grand-chose, sinon des familles américaines incapables de rembourser un crédit sur leur logement. L'objet de ce livre est d'expliquer, aussi simplement que possible, ce mystère, pour le résoudre, pour éviter que la crise ne dérape en catastrophe politique mondiale. Et pour que l'on ne nous y reprenne plus!"

George Soros, La vérité sur la crise financière

Présentation de l'éditeur
La crise des subprimes et l'éclatement de la bulle immobilière sont-ils les premiers symptômes de la plus grave crise économique que le monde ait connue depuis 1930 ? George Soros en est persuadé. C'est donc l'urgence de réagir qui a dicté ce livre, véritable bréviaire anticrise. Les racines du mal remontent aux années 80 et au triomphe du fondamentalisme de marché. La Vérité sur la crise financière démontre combien ce modèle est dangereux et trompeur. En détaillant point par point le déroulement de la crise, George Soros rend enfin compréhensible l'enchaînement d'erreurs qui a abouti à la situation actuelle. Fort de son expérience des marchés et avec un vrai talent de pédagogue, il donne une explication limpide du mécanisme de la crise et de ses implications. Dans la lignée des tendances les plus novatrices de la théorie économique, il accorde ainsi une place fondamentale à l'influence des anticipations et des présupposés des acteurs financiers sur l'évolution des marchés. Bien souvent, les modèles économiques négligent presque entièrement la faillibilité des spéculateurs mais aussi des régulateurs, d'où les errements actuels. Analyse clairvoyante et incisive de la crise actuelle, regard à la fois profond et critique sur les fondements mêmes du système capitaliste : c'est bien l'un des meilleurs connaisseurs du système financier international qui nous explique ici de quoi demain sera fait.

Jean-Marie Messier, Le jour où le ciel nous est tombé sur la tête

Présentation de l'éditeur
Jean-Marie Messier nous livre une vision originale et unique de la crise. Ses expériences multiples, au sein de l'Etat, comme président de grande entreprise et, aujourd'hui, comme conseil et patron de PME, lui permettent d'apporter une contribution exceptionnelle sur le tsunami économique que nous subissons. Les succès qu'il a rencontrés. son art de l'anticipation qui l'a conduit à annoncer, le premier et dans l'incrédulité, la convergence qui triomphe aujourd'hui, mais aussi ses échecs, comme son départ de Vivendi Universal, ont changé l'homme, ont affuté son expérience et l'ont conduit à prendre du recul. Il fallait cette crise, la plus dangereuse depuis un siècle, pour qu'il sorte de son silence et décide de livrer publiquement son analyse et sa réflexion. Vivant, ce livre est bourré d'anecdotes et conçu comme un récit qui nous emmène au cœur de la tempête. Jean-Marie Messier a un talent exceptionnel pour élucider les faits les plus mystérieux et éclairer les événements les plus complexes. Visionnaire, ce livre va plus loin que la crise et répond à des questions décisives pour l'avenir : que peut-on faire de plus et de différent Qu'allons-nous modifier dans notre vie. notre formation, notre emploi, notre épargne, Qu'est-ce qui va changer pour nos enfants ? Une formidable force de propositions concrètes. Avec l'optimisme qui lui colle à la peau, mais aussi une conscience aiguë des bouleversements à venir. Jean-Marie Messier nous ouvre les portes du monde de demain.

Olivier Pastré et Jean-Marc Sylvestre, Le roman vrai de la crise financière

Livre qui explique de façon très pédagogique aux personnes non spécialistes de la finance et de l'économie, les causes de la crise et surtout l'enchaînement des conséquences prévisibles qui se sont malheureusement réalisées. En effet ce livre est paru il y a bientôt 1 an !

 

Ignacio Ramonet, Le krach parfait, crise du siècle et refondation de l'avenir

4ème de couverture

Le capitalisme connaît en moyenne une crise grave tous les dix ans. Mais un séisme économique d'une aussi forte intensité que celui de l'« automne noir » 2008, il ne s'en produit qu'un seul par siècle.
Aucun autre cependant, avant celui-ci, n'avait conjugué une somme de menaces croisées aussi alarmantes. Tout le système financier - banques, bourses, caisses d'épargne, agences de notation, normes comptables - a craqué. Et une doctrine a fait faillite : celle du néolibéralisme, responsable de la déréglementation des marchés et de la spéculation effrénée de ces trente dernières années. De surcroît, l'ouragan, d'abord immobilier, bancaire, puis boursier, s'est rapidement propagé à l'ensemble du champ économique pour devenir une tempête industrielle et enfin sociale. Tout cela, dans une atmosphère globale déjà alourdie par une triple crise : énergétique, alimentaire, climatique. Et dans un contexte géopolitique marqué par l'affaiblissement de l'hégémonie américaine et par la montée en puissance de la Chine.
La convergence et la confluence de toutes ces tensions, au même moment, dans toute la planète, font de ce cataclysme un krach parfait.
Axel de Tarlé, Petit manuel éconoclaste pour comprendre et suivre la crise

Présentation de l'éditeur
Subprimes, titrisation, récession, dépression... Avec la crise, des mots nouveaux ont éclaté. La finance mondiale devenue folle s'est révélée encore plus opaque, incompréhensible. Sérieusement, mais avec l'humour que nous lui connaissons, Axel de Tarlé éclaire la logique absurde qui a conduit à un clash mondial. Peut-on encore faire confiance à son banquier ? Sommes-nous condamnés à subir les délires de financiers irresponsables ? Comment sauver son épargne ? Est-ce vraiment le moment d'acheter en Bourse ?... Il répond à toutes les questions que chacun d'entre nous se pose et décrypte le langage codé des grands et petits argentiers.
Jean-Paul Betbèze, Crise : une chance pour la France

Présentation de l'éditeur
Une récession annoncée puis sans doute une phase de faible croissance avec des déficits budgétaires : sommes-nous en France au fond de la piscine ? Que nous reste-t-il à faire ? Un violent coup de pied pour remonter ? Ou bien allons-nous nous installer dans une crise latente et attendre des jours meilleurs ? La politique du changement est un art toujours long à mettre en place avec des résultats non assurés mais c'est en même temps un art nécessaire à pratiquer. Notre président actuel a annoncé des réformes fortes et rapides : il nous faut donc reconnaître qu'elles doivent être faites puisque nous avons élu un homme sur ces promesses. L'analyse d'un économiste.
Introduction : Sus à Sarko! Mort aux subprimes!
1 Qui donc a tué nos façons de tuer le changement ? 2 Petit tour de notre France 3 Les limites du faux-derchisme 4 Subprimes et craquements mondiaux 5 J comme Réforme Intermède : Le petit matin du 5 août ou la réforme comme on l'aime 6 Préparer la course au large 7 Hisser les couleurs 8 De l'étrange défaite à la victoire 9 Comment mettre le paquet ? Conclusion : Sortons grandis de l'épreuve
Frédéric Lordon, Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières

Présentation de l'éditeur
On n'aurait pas dû avoir à attendre un événement extrême comme la crise des subprimes pour prendre conscience de l'effrayante nocivité de la finance déréglementée. Mais la libéralisme est ainsi fait qu'il tolère aisément les crises qui n'affectent que les dominés et ne s'émeut que de celles qui frappent ses élites. Or nous y sommes. La finance étasusienne est en ruine et celle de l'Europe ne vaut guère mieux. Au moins cette crise met-elle à nu les mécanismes du désastre tels qu'ils sont inscrits dans les structures même des marchés, et force jusqu'aux plus bornés des idéologues à la seule conclusion restante : sauf à risquer de nouveau que les mêmes causes entraînent les mêmes effets, il est temps de tout changer.

mardi 31 mars 2009

Et si on changeait tout ?

Le numéro d'Alternatives économiques du mois de mars est à lire !

Philippe frémeaux et Sandra Moatti nous y apprennent que :

  • nous ne sommes pas condamnés à voir les inégalités s'accroître,
  • la mondialisation libérale n'est pas la seule possible,
  • on peut aller vers un autre mode de vie plus respectueux de l'environnement et des personnes.

Des mesures simples nous sont livrées :

1) Et si on démocratisait l'économie ?

  • La moitié des membres des conseils d'administration serait des salariés comme c'est déjà le cas en Allemagne depuis 1951.
  • Un salaire maximum serait instauré comme cela se dessine en Allemagne et aux USA.
  • L'héritage serait supprimé et le droit de chacun à une éducation de qualité, l'accès à un logement décent et à des soins de santé garantis.
  • Tous les salariés seraient syndiqués.
  • Tous les très hauts revenus seraient taxés à 80% comme l'avait fait Roosevelt en arrivant au pouvoir en 1933.
  • Une vraie sécurité sociale professionnelle serait construite parce que en France en 2009, la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés et les minima sociaux ne représentent que la moitié du seuil de pauvreté.

2) Et si on changeait de mondialisation ?

  • La course au libre-échange serait arrêté.
  • Les paradis fiscaux seraient fermés, ce qui donnerait davantage de recettes pour l'investissement public, moins d'inégalités et moins d'opacité, d'instabilité financière.
  • On aiderait le sud à s'aider soi même.

3) Et si on se mettait au vert ?

  • Le carbone serait payé à son juste prix (taxer le fuel lourd des bâteaux et le kérosène des avions).
  • L'Europe tirerait la mondialisation vers le haut en imposant les mêmes règles du jeu partout.
  • On paierait notre dette carbone au sud.

4) Et si on décidait d'être heureux ?

  • On travaillerait moins. Par exemple, en répartissant différemment notre activité tout au long de la vie.
  • On assurerait une réelle égalité des chances en investissant massivement dans un service public de garde d'enfants de qualité, ouverts à tous et dont le coût serait assumé par la collectivité et en organisant vraiment une école de la 2ème chance.
  • On paierait mieux les gens à ne rien faire.
  • On éradiquerait l'habitat indigne.

Ont participé à ce dossier, H Kempf, et D Méda. Je ne peux que vous inviter à lire leurs ouvrages et leurs travaux.

lundi 30 mars 2009

Qui recrute les nouveaux experts verts ?

En plus des sociétés du CAC 40 comme BNP Paribas, ACCOR, Carrefour, L'OréalSociété Générale (contraintes depuis la loi NRE de 2002 de publier des informations relatives à l'impact de leurs activités sur l'environnement et la société), de nombreuses entreprises se sont mises au développement durable.

Les ministères et les collectivités sont de gros pourvoyeurs d'emplois dans les "métiers verts". Les chargés de mission Agenda 21 font partie des profils les plus recherchés.

Les cabinets de conseil chargés d'accompagner les société dans le management des enjeux environnementaux ont d'énormes besoins (Utopies, Pricewaterhouse-Coopers, Deloitte, Ernst et Young)... tous recrutent à la sortie des écoles.

Enfin les candidats désireux de travailler dans le développement durable peuvent également se tourner vers les sociétés de commerce équitable (Alter Mundi, Idéo, Veja, Malongo...)

Selon le ministère du développement durable, la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement particulièrement dans les domaines du bâtiment et des transports devraient permettre la création de 535 000 emplois d'ici à 2020.

Pour tous ceux qui voudraient faire ces métiers verts et qui cherchent des formations, vous trouverez à coup sûr votre bonheur sur le site Novethic, qui a mis en ligne un guide de formation au développement durable (rubrique : "guides" puis rechercher formation).

lundi 23 mars 2009

Fraises espagnoles : scandale écologique

D'ici à la mi-juin, la France aura importéd'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. 

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une  maind'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.

Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. 

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des  pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. 

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...Par Claude-Marie Vadrot - Politis jeudi 12 avril 2007

samedi 21 mars 2009

L'e-magination au pouvoir !

Faire du troc, louer son vélo ou participer à des achats groupés, le web nous permet d'augmenter notre pouvoir d'achat en agissant écolo !

Je loue tout :
www.zilok.fr

www.consoloc.com
www.je-loue-tout.fr
L'organisme prélève de 5 à 10 % sur le prix de la location.


J'achète à plusieurs :
www.discounteam.com
www.commandes-groupees.fr
www.togather.biz
www.myfab.com

Je troque :
www.france-troc.com
www.trockers.net
www.solidaire.org
www.gametroc.com
www.cinetroc.com
Vous aurez peut être à payer un abonnement.

Je profite de la voiture d'un autre ou je fais profiter à un autre de ma voiture :
www.allostop.net
www.covoiturage.fr
www.easycovoiturage.com

Et puis, servons nous des bons plans des grippe-sous ! !
www.coachprix.com
www.radins.com
www.lesradins.com


Sources : Femina www.femina.fr

jeudi 26 février 2009

Petit journal d'une élue de la république : Quid du salaire et des avantages de l'élu ?

Pas une semaine ne s'écoule sans qu'on me parle des avantages de mon statut, laissant entendre qu'ils justifient à eux seuls mon obligation de faire.

Le salaire d'un élu de la République n'est pas tabou, c'est un des rares salaires si ce n'est le seul, qui fait l'objet d'une délibération donc d'un document public auquel tout le monde peut avoir accès.

Les avantages en revanche nourrissent les fantasmes et les agacements d'autant plus facilement qu'ils ne font l'objet d'aucune transparence réelle.
Aucune transparence non pas, parce qu'on voudrait "profiter en toute tranquillité" mais parce qu'il n'y a rien à cacher : elle est là, la verité!!!!! au moins au niveau local.

Je suis une élue municipale déléguée à Bordeaux : on me donne 1185 euros par mois. Je n'ai pas de voiture de fonction, ni de téléphone portable, pas de bureau particulier, pas d'assistante affectée.
J'ai une carte qui me permet de circuler gratuitement dans les transports en commun et je peux demander des places de spectacles et de matchs.
Je suis invitée pour représenter le maire ou mes adjointes dans certaines cérémonies officielles dans les salons de la mairie ( c'est arrivé 5 fois depuis que je suis élue) et dans des cocktails inauguratoires ( c'est arrivé une vingtaine de fois en une année).

Je consacre mes 20% de temps partiel, mes repas entre midi et deux, quasiment chaque fin de journée, l'une des deux journées du week end à cette fonction.
En tant que fonctionnaire, je peux consacrer 90 heures à mes fonctions éléctives par trimestre : ce temps m'est accordé de plein droit. Cette règle est vraie pour tout salarié.
(Pensons à ceux qui le ne sont pas !). Une grande différence existe en revanche entre salariés : ce temps accordé de plein droit n'est pas toujours rémunéré.

La plupart des élus que je cotoie consacre entre une et deux journées par semaine à leur mandat d'élu municipal. Certains exercent des métiers qui ont exigé d'eux un niveau d'études important et leurs salaires sont élevés : le temps passé à leurs fonctions éléctives est un manque à gagner. A ces niveaux de rémunérations : des milliers d'euros... on peut considérer qu'ils ne sont pas à plaindre mais ce n'est pas le débat....Je veux simplement vous éclairer sur le fait que de nombreux élus gagnant très bien leur vie, la gagnent moins bien en étant élus et donc ne peuvent pas être taxés d'être des opportunistes malhônnetes.

Parlons un peu des" avantages"...de quoi s'agit il exactement ? obtenir un permis de construire plus rapidement, obtenir pour une personne croisée dans une réunion publique un logement d'urgence ou social, faciliter l'octroi de papiers d'identité, de places en crèche ....oui bien sûr ça existe...et c'est plus ou moins bien fait.

Prenons un exemple : avant hier j'ai participé à une réunion organisée par des militants "de la réquisition d'office d'appartements inoccupés pour y loger des SDF". Une partie des participants considèrent que les élus tout parti politique confondu sont des "cancres qui vivent dans des igloos", que le temps de l'activisme est venu.......Dans cette assistance de gens en colère qui me parlent d'hommes et de femmes qui souffrent jusqu'à la mort dehors tandis que je m'essaie à leur parler des procédures, des partenaires, des délais, des budgets ....bref dans cet échange difficile entre la détresse et la république ...deux personnes m'interpellent dont un monsieur d'une cinquantaine d'années qui me parle de sa vie dans son 18 M2 avec ses cinq enfants et qui risque l'explussion dans dix jours.
Je prends ses coordonnées, rentre chez moi décidée à trouver manu militari à cet homme une solution, je m'empresse de solliciter l'appui technique des services techniques qui s'y emploient avec une efficacité formidable . Ce monsieur ne sera pas expulsé.
Satisfaction et très grande perplexité : et si je n'étais pas venue à cette réunion? et comment aider ceux qui n'étaient pas venus à cette réunion mais qui souffrent de la même situation? et le logement affecté à cet homme n'est il pas celui de quelqu'un qui l'attendait avec autant d'impatience ?????

Je trouve que le débat sur les salaires et avantages des élus est pollué de beaucoup de mensonges et de fantasmes. Encore une fois je ne vous parle que de ce que je connais : le local.

Ce qui est intéressant en revanche et mérite notre attention , de vrais débats et une décisison citoyenne c'est de savoir si le statut d'élu ne pourrait pas être considéré une bonne fois pour toute comme un métier à haut risques avec la possibilité pour ceux qui ne sont plus élus et qui y auraient consacré un plein temps sans être à la retraite, d'être soutenus pour reprendre une activité...
Parce qu'en ne réflèchissant pas à cette solution de repli pour les élus, on les oblige à "s'enkister" dans un statut qui devient leur seule source de revenus.

C'est un statut à haut risque de toute façon car chercher un travail une fois qu'on a été élu est forcément plus difficile : quel employeur aurait envie de revruter quelqu'un qui a été choisi pour représenter le peuple, pour défendre des opinions et obtenir des résultats ? ?

Cette question me concerne également : quel élu socialiste prendrait le risque de m'employer à un poste à responsabilité dans sa collectivité, moi qui suis elue dans la majorité d'A Juppé??

Je suis pour le mandat unique, pour ceux qui exercent un métier parallèlement.
je suis pour la reconnaissance d'un métier d'élu avec le déploiement de solutions pour que l'élu puisse reprendre le chemin d'un emploi classique à la fin de son mandat.

Je suis pour la limite du nombre des mandats mais pas systématiquement.
Je crois que les élus ne doivent pas tous pouvoir cumuler des mandats ni se représenter sans limites de temps mais je pense que certains, ceux qui ont la vision, l'expérience, la capacité.... doivent avoir suffisamment de pouvoirs et de temps pour impulser et sécuriser des dynamiques publiques sociales.
Je crois surtout que nous devons nous inviter aux débats sur la réforme des collectivités......

Cette réforme est fondamentale , structurelle, elle touche à la démocratie, à l'amélioration ou pas du système de représentation. Limiter le nombre de collectivités pour minimiser l'émiettement des responsabilités politiques c'est aussi donner plus de pouvoirs aux élus et une plus grande responsabilité sur de nombreuses compétences et sur des territoires plus grands. Il faut reprendre confiance en nos élus, exiger d'eux des résultats mais penser pour eux à un statut qui dépollue leurs émotions de la peur du lendemain et qui les garantit d'une belle image dans la société qu'ils soient ou qu'ils ne soient plus élus.

Comment peut on espérer que tous les élus soient efficaces si on passe notre temps à ne parler d'eux que comme des profiteurs grassement payés et détournant de leur utilité sociale des tonnes d'avantages?
Comment peut on espérer que tous les élus soient efficaces si on n'a de l'estime pour eux que lorsqu'ils sont élus ? et que rien n'est prévu ensuite ?

Les élus ne sont que le reflet de la société.
Leur impuissance c'est la nôtre.
Leur combattivité c'est la nôtre.
Leurs garanties ce sont les nôtres.
Leurs responsabilités collectives, c'est la somme de nos responsbilités individuelles.

Je suis heureuse d'être élue et j'aimerais que nous soyons beaucoup plus nombreux à vouloir le devenir
mais ce ne sera possible que si le statut de l'élu est complétement réhabilité et la foi en sa place et son utilité reconstruite.