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Balise - réchauffement climatique

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jeudi 1 avril 2010

Abandon de la taxe carbone

Interview de Jean Marc Jancovici - Le gouvernement renvoie la taxe carbone au panier. Raison invoquée ? Une dîme franco-française menacerait la compétitivité des entreprises et risquerait de plomber l'économie en ces temps de crise. Mais éviter de payer maintenant, c'est se condamner à payer davantage plus tard, soutient Jean-Marc Jancovici, ingénieur et spécialiste des questions d'énergie.

Jean-Marc Jancovici : Oui. Cette taxe - quel nom horrible ! - doit être vue comme une prime d’assurance. Or jamais personne n’a proposé de supprimer les primes d’assurance au nom de la défense du pouvoir d’achat. Après tout, quand on prend une assurance, on n’est pas sûr que sa maison va brûler. Mais c’est quand même mieux de payer un peu aujourd’hui pour éviter de payer trop plus tard. Pour la taxe carbone, c’est la même chose : elle doit nous aider à changer nos modes de production et de consommation à notre rythme avant que la nature n’impose cette évolution à marche forcée. Sans changement volontaire, nous serons confrontés à de difficiles récessions. Sans pour autant parvenir à préserver notre pouvoir d’achat.

La production mondiale de pétrole est désormais à son maximum historique. Pour les Européens, la quantité de pétrole disponible va donc très rapidement décliner. Or le prix du pétrole détermine l’économie bien plus fortement que ne le font les décisions de l’Elysée et Matignon. Nous “désintoxiquer” des hydrocarbures est donc une urgence absolue, et la seule manière d’y arriver est de jouer sur leur prix. Les élus, le Conseil constitutionnel, le Medef et les journalistes qui professent le contraire n’ont rien compris aux enjeux. L’abandon de la taxe carbone est une victoire de l’ignorance. Pour l’enseignant que je suis, c’est triste de voir que les cancres ont eu le dernier mot.

T.E. : Comment en sommes nous arrivés là ?

J.-M.J. : Depuis les deux chocs pétroliers de 74 et 79, nous avons créé la vie à crédit. L’objectif était de tenter de maintenir une croissance économique dans un contexte où les flux physiques ne pouvaient plus continuer comme avant. Or, en vendant aujourd’hui des produits qui ne seront fabriqués que demain, nous créons une croissance “artificielle” mais nous créons aussi de la dette. Pour expliquer la crise d’aujourd’hui, on dit que les banquiers se sont conduits comme des abrutis. Mais c’est surtout qu’ils font partie d’un système qui les dépassent et auquel nous avons tous participé. Nous avons construit une montagne de dettes parce que nous n’avons pas accepté la limite physique à la production quand il était temps.

Et, désormais, le plus dur est devant nous. La production mondiale de pétrole va commencer à baisser d’ici dix ans, et sans plan d’urgence nous allons enchaîner les récessions, à chaque fois dans un contexte où le chômage créé par la précédente crise n’aura pas encore eu le temps d’être absorbé. Je vous laisse imaginer la facilité à gérer la situation… Et que proposent le Conseil constitutionnel, le gouvernement et le Medef ? D’aller se cogner la tête encore plus vite contre le mur !

T.E. : Mais pourquoi le gouvernement préfère-t-il néanmoins rebouter la taxe carbone ?

J.-M.J. : Parce que, même si cette idée peut sembler monstrueusement prétentieuse, à quelques exceptions près nos élus, nos ministres, les magistrats du Conseil constitutionnel et la patronne du Medef sont des ignorants en matière d’énergie. Il est physiquement impossible de les asseoir quatre heures dans une salle de classe et de leur faire un condensé de ce qui est désormais appris par une fraction croissante de nos ingénieurs et compris par une fraction croissante des dirigeants d’entreprises industrielles. Ils n’ont aucune idée de la dépendance des indicateurs économiques classiques - dont le PIB - aux ressources naturelles, dont les hydrocarbures.

Ils croient qu’ils continuent d’évoluer dans le monde infini. Ils fonctionnent avec des réflexes acquis il y a 30 ans et qui sont devenus dangereux aujourd’hui. Je regrette que les médias comme les mouvements environnementalistes aient quasi-exclusivement insisté sur l’aspect climatique au détriment de l’aspect dépendance aux hydrocarbures importés. L’un n’exclut pas l’autre, au contraire : les échéances pour l’action et les mesures à prendre (augmenter le prix de l’énergie, se reposer de manière croissante sur le nucléaire et les renouvelables) sont essentiellement les mêmes. Mais la sanction en cas d’inaction ne se situe pas à la même échéance : pour la menace climatique on parle de décennies. Pour la dépendance aux hydrocarbures, cela nous a déjà coûté 500.000 chômeurs. Il serait temps de le comprendre.

Source : Terra Economica 

mercredi 31 mars 2010

Près de 400 élus en rangs serrés autour de l'abeille menacée

PARIS — Près de 400 élus, dont 186 parlementaires, ont signé mardi à l'Assemblée nationale une Charte de soutien aux abeilles et aux apiculteurs, par laquelle ils s'engagent à renoncer aux pesticides toxiques pour ces butineuses dans leurs collectivités.

"Après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l?environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement l'emploi abusif de produits phytosanitaires", écrivent ces députés et sénateurs, auxquels se sont joints 200 élus d'Ile-de-France.

Parmi eux, des Verts, tels le député Yves Cochet ou la sénatrice Marie-Christine Blandin, mais aussi des élus de toutes appartenances et régions comme Claude Bartolone de Seine-Saint-Denis, Aurélie Filipetti de Moselle, André Chassaigne du Puy-de-Dôme, François Grosdidier de Moselle et Martial Saddier, député de Haute-Savoie et auteur d'un rapport sur la filière apicole en 2008. Plusieurs députés de la majorité comme Patrick Balkany et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Hauts-de-Seine) font partie des signataires.

Alarmés par le constat selon lequel, "en France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d?abeilles disparaissent chaque année", ils s'engagent "à ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les espaces verts des collectivités", à "ne pas favoriser la mise en culture de plantes OGM" et à soutenir une "agriculture respectueuse de l'environnement"

Cette charte, symboliquement signée mardi à l'Assembée nationale, est une initiative de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avec le MDRGF (Mouvement pour la défense et le respect des générations futures), la Ligue pour protection des oiseaux et Agir pour l'Environnement notamment.

Avec l'appui des élus, en pleine année internationale de la Biodiversité, ces associations espèrent "remettre en question l'escalade chimique" qui menace, estiment-elles, l'ensemble des insectes pollinisateurs.

Or, rappelle la Charte, "plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles (et) près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l?action fécondatrice des abeilles".

Par ailleurs, l'apiculture française représente 117 millions d'euros de chiffre d'affaires, près de 100.000 emplois et 2 milliards d?euros engendrés par l'action pollinisatrice des abeilles.

lundi 22 mars 2010

Des contes écologiques pour les plus petits

Vous êtes en panne d'histoires pour vos enfants, en voici quelques unes à lire et à regarder - dès 5 ans.

Professeur Atchoum s’occupe aussi du climat ! Et il a besoin de votre aide pour se faire connaître dans les écoles, les bibliothèques, les ateliers, partout où il y a des enfants …

Ses récits sont gratuits et validés par des scientifiques.

Ils sont disponibles sur www.contespedagogiques.be et sur www.educapoles.org

lundi 8 février 2010

Pourquoi faut il prendre le virage des éco-tech???

Je viens d'achever l'ouvrage d'anne Sengès "Eco-tech : moteurs de la croissance verte en Californie et en France"
 
Je vous le conseille : on y apprend simplement ce que sont les éco entreprises, l'éco innovation....on y lit ce qui se fait en Californie et en France ....ce qui se fait et aussi ce qui ne se fait pas.
 
Passer d'une économie de produit à une économie de service, accélérer une croissance verte générateur d'emplois sans oublier l'essentiel : réduire notre consommation quoi qu'il arrive et changer notre manière de vivre.....ce livre montre que c'est posible.
 
A consulter aussi ce site sur les clean tech :
 

samedi 6 février 2010

Des rendez-vous individualisés à Pessac pour diminuer sa consommation d'énergie !

Dans le cadre de son Agenda 21, la ville de Pessac, en partenariat avec l'ADEME et la CUB, met en place une permanence-conseil de l'Espace Info Energie pour les habitants.
 
Depuis décembre et jusqu'en juin 2010, des conseillers spécialisés tiendront des rendez-vous gratuits et individualisés pour vous renseigner sur les différentes solutions pour économiser l'énergie à moindre coût.
 
Lors de ces rendez-vous, les habitants pourront :
  • visualiser la photographie aérienne des déperditions énergétiques de votre domicile (thermographie CUB des toitures, visible sur www.thermographie.lacub.fr )
  • bénéficier d'appui individualisé à la réalisation de bilan de vos consommations énergétiques
  • obtenir des conseils sur les matériaux et les démarches à suivre pour réaliser des travaux d'isolation ou de rénovation
  • être accompagnés dans la préparation des dossiers de demandes de subventions auprès des partenaires (ANAH, CAF, crédits d'impôts...).

Tous les rendez-vous se font sur inscription OBLIGATOIRE auprés de la mission Agenda21 : 05 57 02 20 50 ou  agenda21@mairie-pessac.fr  

mardi 29 décembre 2009

Planète : retenez le 20

Les Européens se sont engagés à

- économiser 20% d'énergie

- réduire de 20% leurs émissions de Gaz à effet de serre

- atteindre 20% d'énergies renouvelables dans leur consommation.

Le tout d'ici 2020.

La part des emissions de gaz à effet de serre liée à la déforestation s'élève à 20% ... déforestation due à la progression de l'agriculture sur brûli en Afrique et de l'élevage au Brésil, explosion de la production d'huile de palme en Indonésie...

lundi 21 décembre 2009

Gaz à effet de rêves - Serge Orru à Bordeaux

Le 07 décembre dernier, à l'Entrepôt Lainé nous avons écouté, interrogé, débattu avec Serge Orru. Il nous a livré ce texte en préambule à cet échange...

"Nous voici pris entre le fossile et le marteau ...
Le marteau du péril climatique qui menace l'humanité et les énergies fossiles que nous dévorons comme des gloutons. Resterons-nous sourds comme des enclumes ?
L'addition de notre addiction au carbone sera bien lourde à payer pour les générations futures .
Nos fumées sont devenues les armes de destruction massive de notre environnement naturel ,immédiat et lointain .
De la lutte des classes à la lutte des glaces , la justice climatique s'hybridera t'elle à la justice sociale ?
Le sommet de Copenhague ne sera t 'il qu'une sirène de détresse pour les passagers de la terre ?
Ou sûrement , le formidable processus d'une gouvernance mondiale car les gaz à effet de serre (GES) n'ont pas de frontière et l'érosion accélérée de la biodiversité sur terre et dans les océans nécessite des règles internationales à respecter et à faire respecter sans délai .
Pour rappel en 2050 , nous ne devrons émettre que deux tonnes de CO2 par habitant pour éviter de dépasser de plus de deux degrés la température moyenne terrestre .
Aujourd'hui , un français émet 8 tonnes de CO2 . Un allemand : 9 tonnes . Un américain du Nord : 21 tonnes . Un chinois : plus de 4 tonnes . Un indien : 1 tonne .En 2008 , nous avons envoyé près de 10 milliards de tonnes de carbone . Un record mondial d'inconscience !
Laissons s'époumonner les négateurs qui font leur fiel sur le GIEC , prix Nobel de la Paix .
Mettons toutes nos énergies et soyons enthousiastes pour inventer une nouvelle ère légère .
"Pour inventer le futur , il faut le créer maintenant "
Évaluons l'énergie , les moyens et tous les talents investis et utilisés pour édifier notre actuelle société dîte du progrès qui s'avère insoutenable pour nos enfants et petits enfants .
Alors , imaginons que nous puissions mettre immédiatement toute l'inventivité , l'intelligence collective et la générosité humaine dans la réalisation d'une société planétaire qui respectera l'empreinte écologique , l'empreinte des droits humains et l'empreinte sociale où l'équité et le respect de la biodiversité seront enfin l'étalon-or .
C'est possible , ici et maintenant !
C'est l'effet des gaz à effet de rêves ...
Décidons le à Copenhague et dans nos vies !
Et faisons-le savoir aux dirigeants du monde !
À propos , avez-vous signé l'Ultimatum Climatique ?
Nous remettons les 500000 premières signatures au président Sarkozy ce 10 décembre .
Mais , que diantre , il nous faut continuer jusqu'au 18 décembre à faire le buzz à oreilles .
L'ultimatum climatique est l'affaire de chacunE !!!

Serge Orru 06/12/09 - Retrouvez Serge Orru sur le Réseau Planète Attitude

mercredi 16 décembre 2009

Le lien direct entre changement climatique et violence guerrière

Au Soudan : Le désert a progressé de 100 km vers le sud au cours de ces 40 dernières années. Depuis l'indépendance du pays, 40% de la surface forestière a disparu. Les prévisions des climatologues peuvent nous laisser craindre une baisse de 70% environ des récoltes.

Fondamentalement, les conditions du changement climatique, telles que l'érosion, les inondations, la pénurie d'eau potable, les tempêtes, la fonte des pergélisols, les situations météorologiques extrêmes, réduisent les espaces de survie et aggravent les problèmes déjà existants.

Autre exemple de conflit : le lac Tchad a déjà perdu 95% de sa superficie initiale en raison de la réduction des pluies et des déviations pour les projets d'irrigation. A l'origine, 4 pays se partageaient les rives du lac : le Tchad, le Niger, le Nigéria et le Cameroun. Aujourd'hui, le Niger et le Nigéria n'ont plus de rives... Alors la suite ! !

Il est plus qu'urgent de prendre en compte les effets environnementaux dans la description et l'analyse des conflits.

Extrait du Monde - Bilan planète par Harald Welzer

dimanche 13 décembre 2009

Des bloggers décryptent pour nous Copenhague

4 bloggers spécialistes du développement durable, décryptent pour nous Copenhague.

Anne-Sophie Novel, Isabelle Delannoy, Grégoire Jacob et Raffa sont blogueurs de longue date, notamment sur Ecoloinfo.com. Ils ont en commun une grande connaissance de l’écologie et le souci de faire partager l’info verte au plus grand nombre.

http://www.youphil.com/fr/blog/climatoblog

Et pour suivre l'actualité sur twitter :

http://twitter.com/climatoblog

 

 

jeudi 10 décembre 2009

Qu'il est doux ce bruit là pour Terra Eco

J'ajoute aujourd'hui, une nouvelle corde à mon arc ! Terra Eco m'a fait l'immense joie de me demander d'écrire pour eux, ce que j'ai accepté sans aucune hésitation. Voici donc un extrait du 1er article publié cette semaine...

Qu'il est doux ce bruit là !

"Aubervilliers est aujourd’hui plongé sous une pluie glacée. Je m’engouffre dans une salle immense et exclusivement militante. Sur ce fauteuil trop rouge, j’attends qu’on m’appelle, que soit validé mon statut inattendu de candidate aux prochaines élections. Ma présence dans ce lieu théâtral est exceptionnelle. Mais elle est le fruit d’une avide curiosité. Je ne connais pas le programme du jour, je viens docilement me prêter au jeu de ce parcours initiatique."

Pour lire la suite sur Terra Eco.

samedi 28 novembre 2009

Prendre la mer, agir pour la Terre !

En 2007, pour sa 8e édition, la Transat Jacques Vabre avait choisi de mettre le « Cap sur le développement durable » en devenant la première épreuve nautique de cette ampleur à limiter son empreinte environnementale et à compenser ses émissions carbones résiduelles.
Pour la nouvelle édition de 2009,  coorganisateurs, partenaires, sponsors, skippers ont pu à nouveau signer la Charte de la Transat Jacques Vabre, s’engageant à respecter 5 principes éco-responsables:

  • Promouvoir les valeurs de la voile Développer la connaissance et la pratique de la voile pour partager avec le plus grand nombre la passion et les émotions de ce sport.
  • Réduire l'empreinte écologique de l'événement Relever le défi d'une course aussi neutre que possible pour l'environnement, en limitant tous les impacts que peut avoir l'organisation de l'événement sur l'environnement, et en compensant les impacts restants.
  • Encourager chaque acteur à s'engager vers un événement responsable Donner l'exemple, en tant qu'organisateur, et s'entourer de partenaires motivés afin de conjuguer les efforts vers le développement durable.
  • Sensibiliser le Grand Public aux enjeux du développement durable Faire savoir que, à l'image de la Transat Jacques Vabre, chacun peut s'engager à son niveau pour le développement durable.
  • Développer les dynamiques locales et les relations Nord-Sud Agir pour aider à faire progresser l'application de principes de développement durable tant au Havre qu'à Bahia pendant l'évènement.

L’édition 2009 a reçu le parrainage officiel du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer.
Elle a reçu une nouvelle fois le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe), ainsi que de la Fédération Française de Voile (FFV).

Exemple à suivre et à dupliquer ! !

mercredi 25 novembre 2009

Un outil interactif pour aider les villes à réduire leurs émissions de CO²

À l'occasion des journées portes ouvertes (du 5 au 8  octobre 2009), la Commission européenne a présenté, dans le cadre d'un atelier thématique, un instrument interactif en ligne efficace destiné à aider les villes à établir leur plan d'action pour l'énergie durable (SEAP) et à en faciliter l'évaluation. Les maires et les collectivités locales participant à cet atelier mardi 6 octobre ont découvert «comment les villes établissent leur plan d'action pour l'énergie durable (SEAP) et font le bilan de leurs émissions de CO 2 » en apprenant à utiliser le nouveau modèle en ligne. La Convention des Maires ne cesse de se renforcer; elle compte à ce jour 700 signataires.

«Avec le modèle et les lignes directrices pour les SEAP, la Convention des Maires entre dans une phase de maturité technique en permettant à n'importe quelle ville de passer de l'engagement à l'action», a déclaré Andris Piebalgs, membre de la Commission chargé de l'énergie.

Un modèle pour les plans d'action pour l'énergie durable (SEAP)

La Convention des Maires entre dans sa phase de maturité technique: Les signataires de la Convention élaborent et se préparent à présenter leur propre plan d'action pour l'énergie durable (SEAP) , comme ils s'y sont engagés en ratifiant la Convention.

Le premier outil décisif, un modèle en ligne, destiné à aider les villes à structurer et à présenter leur SEAP et leur bilan des émissions existantes, a été mis en ligne, avec des instructions pratiques. Cet outil est accessible à tous depuis octobre et permettra d'assurer le suivi de la mise en œuvre de la Convention. Les informations clés résultant des SEAP seront ensuite publiées via le site internet www.eumayors.eu .

Les signataires de la Convention sont invités à compléter le modèle en ligne en donnant des informations concernant leur stratégie globale , un bilan détaillé de leurs émissions de CO 2 , et les mesures figurant dans leur plan d'action pour l'énergie durable .

Le fonctionnement du service d'assistance technique de la Convention est assuré conjointement par le bureau de la Convention des Maires et par le Centre commun de recherche de la Commission européenne à Ispra.

Succès extraordinaire

Depuis le lancement en 2006 de cette initiative ambitieuse de la Commission européenne, la Convention des Maires connaît un succès extraordinaire. Au 1 er octobre 2009, plus de 700 maires, représentant plus de 110 millions de citoyens, ont ratifié la Convention et se sont ainsi engagés à réduire les émissions de CO 2 de leur municipalité au-delà de l'objectif de 20 % pour 2020.

Les signataires bénéficient de l'aide de plus de 33 structures d'appui - des réseaux de collectivités locales et régionales et d' administrations publiques qui donnent des orientations stratégiques et apportent un soutien financier et technique aux municipalités désireuses de ratifier la Convention des Maires. L'engagement de ces intervenants est de la plus haute importance pour la réussite de la Convention des Maires.

Informations générales:

www.eumayors.eu

mercredi 4 novembre 2009

La ville basse consommation, un défi

Gérard Magnin, 58 ans, délégué général d'Energie-Cités depuis 1994, est à l'origine de ce réseau réunissant 1 000 villes de trente pays européens. Il a été représentant de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie en Franche-Comté. Il a écrit de nombreux articles et il est coauteur, avec Denis Clerc, Claude Chalon et Hervé Vouillot, de Pour un nouvel urbanisme (Edition Yves Michel, 2008).

Les objectifs européens et français d'économies d'énergie vous semblent-ils suffisants ?
Non. La conscience des changements nécessaires est sous-estimée, ce qui conduit à un grand écart entre les objectifs et les mesures proposées. L'éco-conditionnalité des politiques publiques reste d'ailleurs l'exception.

Economies d'énergie ou renouvelables, quelle politique le gouvernement doit-il privilégier ?
La rationalité commanderait de privilégier les économies d'énergie, car la rentabilité est meilleure. Mais cessons de séparer les deux. Pensons les économies et les renouvelables ensemble, de façon intégrée. Viser un haut pourcentage d'énergies renouvelables agit comme un levier pour consommer peu.

Sentez-vous une prise de conscience réelle des élus, dans les villes et au-delà ?
L'association Energie-Cités a été créée en 1990 - afin de renforcer le rôle et les compétences des communes en matière énergétique - , avec six villes, en pleine dépression pétrolière. Nous sommes maintenant un millier d'une trentaine de pays. C'est en soi un indicateur. La Convention des maires, lancée début 2009, a déjà donné l'occasion à plus de 700 maires européens de s'engager volontairement, au-delà des objectifs de l'Union.

On pense souvent que la France est en retard... La France a un retard sur les plus avancés : son système centralisé n'a pas permis aux initiatives locales de s'épanouir autant que nécessaire. Mais si les dispositions relatives à l'urbanisme prévues dans le projet de loi Grenelle 2 sont confirmées, on aura franchi un grand pas : pour l'instant, - mêler - l'énergie ou les émissions de CO2 à l'urbanisme est interdit. Cela devrait devenir obligatoire !

Y a-t-il, en France, quelques villes modèles ?
Il y a de bons exemples d'actions souvent menées dès la fin des années 1970 : Rennes, Grenoble, Besançon, Montpellier... Aujourd'hui, on va plus loin : le nombre de villes engagées dans des plans climat-énergie, des tramways, des plans vélo, témoigne de cette dynamique. On passe à des politiques globales, portées par les maires eux-mêmes. Cela devient stratégique !

Quelles sont les priorités d'une politique d'économies d'énergie : l'habitat, les transports... ?
L'objectif et le défi, c'est une ville " basse consommation " approvisionnée de façon significative en énergies renouvelables. Il faut donc améliorer l'habitat, le tertiaire, les transports. Mais c'est le système urbain et périurbain dans son ensemble qui doit être efficace. Les villes s'y engageant seront gagnantes. Une tâche immense et enthousiasmante : loin d'une frustration, la ville basse consommation doit être celle du bonheur d'y vivre. C'est la raison d'être du think tank " Imagine, le futur énergétique de ta cité ", initié par Energie-Cités.

N'est-on pas condamnés à un retour aux concentrations urbaines, pourtant rejetées par des citadins en mal d'espace ?

Tout citadin ne rêve pas d'un pavillon périurbain. Et celui qui s'exile d'autant plus loin qu'il est moins fortuné devient vite la victime de l'inéluctable augmentation des prix énergétiques. On doit privilégier une organisation de type " groseille " plutôt que " pastèque ". La ville pastèque s'étend de façon concentrique, se dédensifie à mesure qu'on s'éloigne du centre. La ville groseille s'organise en réseau, de façon multipolaire ; la densité de chacun des grains est suffisante pour permettre l'existence de services publics et privés, les transports publics et les modes doux.

Croyez-vous à l'émergence de cités " zéro carbone ", comme Masdar City à Abou Dhabi ?
Si c'est un laboratoire in situ, pourquoi pas ? Si c'est le modèle d'une ville supposée reproductible, non ! C'est tout le débat sur l'influence et les limites de la technologie. Sans un nouvel art de vivre en ville, un changement culturel profond de nos rapports avec notre environnement naturel, il n'y a pas d'espoir de changement ! La technologie peut y aider, pas le remplacer.

Comment financer le surcoût entraîné par les nouvelles normes énergétiques ?

La question est complexe, mais prenez les transports. Une partie du financement des infrastructures de tramways devrait provenir des plus-values foncières engendrées par l'infrastructure elle-même. Le foncier prend de la valeur s'il est desservi par le tram. Une telle disposition figurait dans la loi Grenelle, mais les sénateurs l'ont détricotée ! Espérons que les députés vont la réintroduire.

Propos recueillis par Jean-Michel Bezat - Source Le Monde

jeudi 8 octobre 2009

Gaïa network, la télé pour aller vers un développement durable

Dominique Martin-Ferrari a durant 10 ans produit le magazine Gaïa, le rendez-vous du développement durable, diffusé sur France 5.

Elle a décidé de s'investir dans le lancement d'une télévision francophone, 100% développement durable la Gaïa Network.


Gaïa Network

Cette chaine dédiée au développement durable aborde l'actualité des médias, l'actualité internationale et nationale de l'environnement, la vie culturelle, la vie pratique.

L'état d'esprit de cette chaine se résume dans cette belle phrase : "La planète est devenue un village mais mondialisation ne pas dire uniformisation. D'autres regards peuvent être portés sur les hommes et les sociétés, les cultures, les économies et les ressources naturelles".

Allez jetez un oeil : www.gaia-network.com

vendredi 4 septembre 2009

Le tour de France du Grenelle à Bordeaux

Après Strasbourg et le Puy-en-Velay, le Tour de France du Grenelle Environnement s’arrête à Bordeaux, le vendredi 4 septembre prochain. Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie animera une réunion publique pour faire le point sur les mesures concrètes issues du Grenelle de l’Environnement et leur impact sur notre vie quotidienne. En grands témoins pour l’Aquitaine : la ville de Bordeaux et le Conseil Général de la Gironde.

Vendredi 4 septembre de 18h30 à 20h30 à l’Athénée municipal, en partenariat avec France Bleu Gironde et Sud Ouest.

lundi 31 août 2009

Experts internationaux : Luc Hoffmann Portrait d'un pionnier de l'écologie

Il est celui qui a vu avant les autres, les périls qui attendaient le monde sauvage.
 
Docteur en sciences naturelles, il a consacré une large part de sa fortune à la conservation de la nature. En 1961, il participe à la création du WWF.En 1985, il crée la Fondation internationale du banc d'Arguin en Afrique de l'ouest....
 
Pour lui, "l'enjeu de l'écologie moderne réside dans le maintien de la biodiversité qui doit aller de pair avec une évolution inévitable des activités humaines."

dimanche 30 août 2009

Animaux en danger... ce qui les menace

Réchauffement climatique, pollution, surpêche, dévéloppement anarchique des villes, les menaces sont multiples selon les pays et les continents. Mais le résultat est le même : le risque d'extinction.
 
Quelques exemples...
 
Floride : Menacé par la diminution du volume d'eau détournée afin d'alimenter la région et les cultures des Everglades classé au patrimoine de l'Unesco a déjà perdu 90% de ses oiseaux limicoles.
 
Océans, monde marin : Surpêche près de 3 000 espèces de requins, de raies, de chimères de coraux sont menacés...Environ 1 000 cétacés périssent chaque jour accidentellement..le thon rouge de Méditerranée pourrait avoir disparu en 2012.
 
Brésil : A cause de la destruction de la fôret qui abrite 10% des mammifères, 13% des amphibiens sont en voie de disparition.
 
Madagascar : La disparition de la forêt a raison de 200 000 à 300 000 ha par an a provoqué le classement en liste rouge de 355 espèces.
 
France : 144 espèces de vértébrés sont menacés par la destruction de leur habitat et les activités humaines soit environ 14% des vértébrés recensés en métropole. Par ailleurs 10% des oiseaux nicheurs ont mystérieusement disparu en 20 ans...
 
Source : Figaro magazine

mercredi 26 août 2009

La dette CO2 : comment ça marche ?

Voici quelques adresses de sites qui vous permettront d'y voir un peu plus clair :

Compensation Co2 : le principe de compensation est expliqué sur www.compensationco2.fr

Action carbone : C'est possible avec le programme de Good Planet, animé par l'association de Yann Arthus Bertrand www.actioncarbone.org

Co2 solidaire : cette ONG implique les populations locales avec lesquelles elle collabore www.co2solidaire.org

Climat mundi : cette organisation pratique la compensation sans plantation d'arbres www.climatmundi.org

Planète urgence : propose des projets de reforestation www.planete-urgence.org

Source Terra Eco

mercredi 5 août 2009

Copenhague-L'ultimatum climatique Objectif : 1 000 000 de signatures pour le climat

 

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OBJECTIF : 1 000 000 DE SIGNATURES POUR LE CLIMAT !

Depuis le lancement de l'opération le 27 mai dernier, vous êtes déjà plus de 100 000 internautes à avoir rejoint les 11 ONG à l'initiative de l'Ultimatum Climatique.


Rallié chaque jour par plusieurs autres associations ou collectivités locales mais aussi par de nombreuses personnalités, notre collectif tient à vous remercier pour votre soutien et vos actions, notamment sur la toile, qui participent au succès grandissant de cet appel.
Parce qu'on ne négocie pas avec le climat et qu'à l'approche de la conférence de Copenhague, il semble que les dirigeants des pays les plus riches n'aient pas encore pris totalement la mesure de la responsabilité qui leur incombe, votre soutien et votre capacité à diffuser cet appel est notre force la plus précieuse pour les en convaincre.

« Continuez à soutenir l'appel "Ultimatum Climatique" en le diffusant auprès de vos proches »

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Merci à toutes et tous pour votre engagement !

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Antoine Bernard, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

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"L'ultimatum climatique est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Pour plus d'information sur la mobilisation internationale cliquez ici"

Si vous voulez vous désinscrire, cliquez ici

vendredi 24 juillet 2009

Comme un poisson dans l'eau : Sublimes émotions !

Prenez le temps de savourer cette vidéo, cet homme profondément heureux et libre qui nous entraîne dans les marais humides.

A la fin du visionnage, vous aurez envie j'en suis sûre de tapoter les pieds dans un cours d'eau en basculant la tête.......vous vous prendrez pour un héron, le sourire plein de malices.

 

Pour les parties 2 et 3:

http://www.dailymotion.com/video/x5dtw1_comme-un-poisson-dans-leau-partie-2_animals

http://www.dailymotion.com/video/x5duxo_comme-un-poisson-dans-leau-fin_animals

 

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