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jeudi 29 septembre 2011

Sommet des maires sur les Roms : comme si vous y étiez !

Strasbourg, 300 personnes représentant 34 pays, jeudi 22 septembre pour parler de la population Roms et « Bâtir la confiance mutuelle sur le terrain ». 

Le ton est donné à la seconde où l’on s’assoit dans l’hémicycle :

« 12 millions de roms vivent en Europe sans pouvoir disposer d’un état d’appui d’origine, ils sont la plus grande minorité de notre vieux continent ( 12 à 15 000 d’entre eux vivent en France dont 40 % d’enfants), pas un seul état membre ne peut dire qu’il n’est pas concerné.....Vous, acteurs locaux avaient les solutions !!!! car c’est vous qui êtes concrètement confrontés à leur présence...... bientôt en 2014 il seront libres de circuler et de vivre dans tous les pays de l’Europe comme tous les habitants de Roumanie et de Bulgarie dont ils sont issus »

Et pour réentendre tout ce qui s’est dit à ce colloque allez jeter un œil ICI

Précisément à Bordeaux, dans notre ville que faisons nous ? aide à la scolarisation, fournitures de fluides, accompagnement au logement ( dans le cadre de la MOUS état/ Cub cette dernière ayant fait de gros efforts en la matière).

Qu’allons nous faire ? Grâce aux deux médiateurs recrutés par la ville dans les rangs des associations expertes en la matière, nous saurons accélérer les processus d’intégration et corriger des situations qui ne sont pas acceptables et disons le aussi mettre un terme à des pratiques illégales.....elles existent, elles sont à la marge mais elles suffisent à nourrir des prises de positions trop souvent manichéennes et toujours discriminatoires pour l’ensemble des roms.

Que devrions nous faire aussi et surtout ?

 

Il nous faut entendre ce que les associations s nous disent depuis longtemps : Priorité à l ‘emploi et qui est rappelé avec force tout au long de cette journée de congrès. Priorité à l’emploi plutôt qu’au logement en tout cas pas de logement sans perspective d’emploi donc de titre de séjour ;

Soyons clairs, donner un logement sans apprendre à l’occuper et faciliter les moyens de l’assumer, de s’en sentir responsables est un effort à fournir mais il sera sans efficacité en plus d’être incompris sans accès à l’emploi.

 

J’assume ma conviction que l’accès à l’emploi des Roms doit être une priorité si l’on veut véritablement agir. Et je rappelle à tous ceux qui s’y opposent en s’étranglant de colère et d’étonnement :

- que dans moins de trois ans : les bulgares et roumains parmi lesquels les roms pourront circuler et résider dans n’importe quel pays d’Europe.

- Qu’à défaut d’avoir envie que chaque homme et femme ait accès à des conditions de vie dignes, on peut au moins admettre que ne rien donner, ne rien entreprendre pour eux revient à les autoriser implicitement à prendre de quoi survivre sans respecter les règles.

- Que la toile et la liberté d’expression qu’elle libère ne doit en aucun cas nous conduire à la simplification et à la radicalisation des avis sans s’imposer qu’ils soient éclairés.

Le chemin est long, étroit et polémique mais il existe et il ne peut se faire qu’ensemble : Mairie État Conseil Général et Conseil régional.

Je vous laisse sur ce chiffre effrayant : 12 millions de Roms vivent en Europe.

Ils ne sont que 47 à voir pu accéder à des fonctions électives.

jeudi 2 décembre 2010

Facebook : outil de communication pour les élus ou outil de conversation avec les élus ????

Retrouver l'article que Sud Ouest a consacré à l'utilisation de Facebook par les élus girondins. 

mercredi 10 novembre 2010

L'hébergement d'urgence à Bordeaux

Pour en savoir plus sur l'hébergement d'urgence à Bordeaux, cliquez ci-dessous.

Invitée: Alexandra Siarri, conseillère municipale mairie de Bordeaux - mytv7
Invitée: Alexandra Siarri, conseillère municipale mairie de Bordeaux
Mots-clés : cvqld tv7Video de mytv7bordeaux

lundi 6 septembre 2010

Lettre ouverte aux Pages Jaunes

C'est la rentrée et avec elle, arrive aussi la distribution massive et automatique des annuaires papier.

Je vous joins le courrier que j'ai adressé ces jours-ci au directeur régional du groupe des Pages Jaunes.

Je vous tiendrai bien évidemment au courant des suites de celui-ci.

En attendant, vous pouvez rejoindre sur Facebook le groupe Stop au scandale des Pages Jaunes, ou aller sur mon profil pour me laisser vos commentaires, photos, propositions sur ce dossier.


Bordeaux, le 03 septembre 2010

Bonjour Monsieur,

Nous n'avons pas eu l'occasion encore de nous rencontrer. Je suis élue à la Mairie de Bordeaux et récemment élue régionale. Très attentive comme beaucoup aux questions écologiques, je m'étais rapprochée de votre prédécesseur M X il y a déjà deux ans au sujet de la distribution papier systématique des annuaires.

La distribution a repris cette année et je viens par la présente, vous demander quelques précisions, car vous l'avez compris, la ville est attentive aux moyens mis en oeuvre pour que cette distribution se fasse au plus près des véritables besoins.

- Pouvez vous nous indiquer combien de Bordelais se sont inscrits sur votre site pour ne pas recevoir leurs annuaires papier ? Une comparaison avec les villes qui n'ont pas opté pour une campagne incitative telle que nous l'avons déployée serait intéressante.

- Pouvez vous nous indiquer comment votre process de distribution permet à vos distributeurs de ne pas livrer les annuaires à ceux qui ont manifesté le souhait de ne pas les recevoir cette année ou l'an dernier ? 

Lors de nos entretiens avec M X deux pistes d'amélioration au regard des enjeux écologiques qui nous préoccupent avaient été envisagées :

- Une réflexion sur un format plus petit

- Un travail sur les fichiers (notamment une mise à jour)

Qu'en est il finalement ?

Vos équipes ramassent, je crois, les annuaires restants dans les 24 heures sur la voie publique si leurs destinataires ne s'en saisissent pas : vos premiers retours montrent-ils un ramassage plus important ?

Enfin et plus globalement, il semble que les Pages Jaunes améliorent et c'est une très belle nouvelle ses résultats notamment sur le net ? Cette nouvelle tendance vous permet elle à terme d'envisager un arrêt  de cette distribution papier massive et systématique?

Il semble que vous ayez eu des difficultés à joindre nos équipes à la mairie au sujet de l'ensemble de ces questions, que nous sommes plusieurs à porter au sein de la municipalité, c'est pourquoi je me permets de vous en faire part par écrit.

Je vous informe en toute transparence que je posterai cette lettre sans indiquer vos noms naturellement, sur mon blog et mon profil Facebook à l'attention de tous ceux qui partagent avec moi cette préoccupation.

Je suis à votre entière disposition pour en parler avec vous.

Sincères salutations.

Alexandra Siarri

dimanche 8 août 2010

Selon JV Placé, numéro 2 des Verts, Juppé est un expert en DD

Je suis juppéiste et écolo.

Je suis juppésite depuis que je m'intéresse à la politique. L'écologie m'est apparue comme une évidence trés tôt, aidée en cela par une éducation sensée grâce au contact permament de la terre, en Charente.

Mon métier me permet d'être reliée en permanence aux petits de 6 à 11 ans et à leurs enseignants : je tente d'apporter des éclairages facilitateurs à leurs projets concrets de Développement durable dans leurs écoles....la Communauté Urbaine de Bordeaux a sur ce point une avance considérable grâce à une volonté politique jamais démentie depuis 10 ans 

Juppéiste et écolo donc !!!

et puis lectrice de l'express..... 

M Placé numéro 2 des verts un mouvement dont les membres sont plutôt reconnus pour leur indépendance, leur liberté de ton et leurs convictions alternatives a répondu récemment à une interview de l'express..


Chacun de ses mots semble soupesé et le ton est parfaitement maîtrisé.

Quelle joie alors de lire que cet éminent représentant de l'écologie considère qu' A Juppé est un expert du développement durable... (.http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-vincent-place-je-suis-un-homme-de-pouvoir_908930.html)

Joie d'autant plus grande que je reprochais à un ami aquitain vert de n'être avec le maire de Bordeaux qu'un comptable de ses manquements à leurs principes les plus aboutis.....et que je m'attristais qu'il n'arrive jamais à reconnaître la chance qu'un ténor de droite ait compris les enjeux écolos et en appliquent les nouvelles règles sur notre territoire.

Le numéro 2 de leur mouvement lui n'a pas besoin d'être convaincu !!!

Juppéiste et écolo je le suis donc..... et ravie que de plus en plus d'écolos aient envie si ce n'est de devenir juppéistes au moins d'en reconnaître l'intérêt d'y réflèchir !

lundi 3 mai 2010

Ces petites salles grises...ou tout se passe !



Cours Saint Louis, comme chaque semaine, j'ai rendez vous au CCAS, centre communal ( ici à Bordeaux) de l'action sociale.
Des milliers de personnes seules ( le conseil général s'occupe des familles) ont rendez vous ici chaque année.

Aujourd'hui, je siège dans deux commissions : l'une concerne les aides financières de première nécessité, de projet et exceptionnel, l'autre le logement temporaire dit ALT entre la rue et le logement tel que nous avons la chance de le vivre, nous !

Deux travailleurs sociaux m'accompagnent. Chaque dossier est épais d'analyses, chaque dossier est avant tout une histoire, une de celles qui génèrent l'étonnement compassionnel ou rugueux, de coutume autour des marginalités, une de celles qui alimentent notre "peur du déclassement".

Il y a dans la vie de l'élu, des pages et des pages de dossier, avec des graphiques, des camemberts, des tableaux...qui racontent tout en toute transparence mais qui endorment parfois, tant la substance traitée est impersonnelle.

Et puis, il y a ces moments là qui vous exposent à des vérités nues. Je vis un de ces moments là..je le partage avec vous...

"Elle a 22 ans, enceinte de 8 mois sans homme ni rempart familial, on lui a trouvé un appartement mais le vide du lieu apparemment parfait s'il s'additionne à celui de l'affection la plongerait dans le pire plutôt que de l'aider à avancer sur son chemin....l'assistance sociale sollicite une aide exceptionnelle pour cofinancer une banquette lit.
Il y a ceux qui ont besoin de timbres fiscaux, qu'on les aide à acheter un congélateur, à payer une facture d'énergie, de déménagement....

Tout est souvent lourd !
Mais tout est vie.
Tout est possible : tout est affaire d'équilibre et d'écoute.

La commission suivante devra choisir deux des six candidats à un logement qui les sauveront de la rue : fallait il choisir de l'affecter à celui qui erre depuis moins de six mois ou à celui qui en meurt de dormir à ciel ouvert depuis des décennies torturantes ??? c'est une des questions qui se posent dans ces moments là.

On suppose à l'entendre à quel point l'erreur est possible, on le sait en le vivant à quel point les travailleurs sociaux se battent pour nos fragiles. Chapeau bas Messieurs dames.

Je pars, l'émotion débordante....
Décidément l'élu a tellement plus à faire dans ces petites salles grises que collé à son micro les jours de conseil à créer la polémique ou à s'en agacer....
J'y réfléchis longtemps.

mardi 16 mars 2010

Malgré tout allez voter !

Votre verdict est parfaitement clair. Sa sévérité est à la hauteur de la surdité politico-médiatique.

La moitié d’entre vous a abandonné son droit le plus précieux : celui de voter donc de participer à la construction collective de son avenir.

Les professionnels de quelque parti que ce soit, partagent deux analyses et s’en répartissent le ton paternaliste, dogmatique ou suffisant :
« Les régions sont une collectivité très jeune… et la vie politique est sinusoïdale t’obligeant à vivre des hauts et des bas ! »


Depuis 28 ans, vous êtes appelés à voter pour les conseillers régionaux, pour ceux qui délibèrent sur les formations, le développement économique, l’aménagement du territoire, les infrastructures…..bref pour ceux qui peuvent apaiser vos angoisses : emploi, sécurité alimentaire, santé, défi écologique…

28 ans, c’est le tiers d’une vie. Depuis 28 ans, le taux d’abstention ne cesse d’augmenter et avec lui, la crédibilité du politique de se déliter »


« L’embrouillamini orchestré est l’aliment essentiel de l’abstention ! ». On nous rabâche que voter à gauche pour les régions revient à sanctionner le Président et son gouvernement. Mais dîtes moi, n’avons nous pas dans notre pays une longue tradition républicaine ? Nous ne sommes pas un état fédéral, l’opposition Régions/Etat est inaudible pour beaucoup, repoussante pour 50% d’entre vous.

L’enjeu régional a été balayé, l’enjeu écologique sacrifié.

Tandis que j’écris ce nouvel épisode de mon carnet de campagne, Europe écologie et le PS négocient les projets et les places…dans une logique de front anti droite. Les négociations doivent être difficiles tant les projets étaient différents. La gouvernance le sera évidemment aussi !

Ce dimanche d’attente fut terrible : les personnalités se révèlent tandis qu’une pluie de chiffres s’abat au rythme frénétique des textos et sonneries de téléphone survoltés.
Je retiens l’élégance de Xavier qui dans la tourmente n’a cessé d’être un homme à l’écoute des fragilités voisines.

Je retiens aussi celle de mon voisin de gauche qui sur mon premier plateau

télévisé n’a pas pu s’empêcher de me faire la leçon de l’humilité ni su résister à la tentation facile de me faire passer pour « une petite marionnette de l’UMP ». Pauvre de lui !

L’abstention est à la hauteur de la machine à désespoir que l’aveuglement et la surdité idéologiques fabriquent depuis quelques années déjà.

A l’heure ou dans les salons, on conclut des unions fragiles et ou à l’abri des regards de part et d’autre on se laisse aller à son amertume, je veux plus que jamais faire de la politique, vous redonner l’envie de croire en elle.

L’abstention est un réservoir de voix qui veulent en entendre de nouvelles.

Mais nous ne devons jamais oublier que le droit de vote est avant tout une chance et une responsabilité.

lundi 15 mars 2010

Il faut aller voter aux élections régionales !

Alexandra Siarri nous dit pourquoi il est important d'aller voter aux élections régionales en Aquitaine.

jeudi 25 février 2010

Libre d'espérer

4 à 4, j’avale les escaliers de cette résidence universitaire délabrée. Je croise ce jeune couple immigré avec leur petit garçon. Plus tard, les étudiants qui nous accueillent nous diront que cette famille était venue se laver dans les douches collectives.

Notre jeunesse précaire côtoie ici celle des errants d’Europe de l’Est qu’on ne gère pas.

Nous venions parler du manque de logement étudiant en Aquitaine : une place pour cinq demandes. Je découvre des chambres de 9 m2 aux portes soufflées, aux espaces collectifs minables.

J’ai honte de savoir que si près de mon échoppe douillette, ces courageux là sont oubliés.
6000 logements pour les jeunes, 180 millions d’euros : c’est un des points de notre programme, c’est une priorité.

Le mal logement et les solitudes errantes me révoltent depuis toujours.
Il est fini le temps du SDF quinquagénaire forcément alcoolique .Travailleurs pauvres, mamans isolées, étudiants précaires subissent désormais aussi le mal logement !
Aucune institution n’échappe à cette responsabilité : la Région a celle du logement étudiant.
Définitivement, je suis pour la réforme des collectivités locales. Sa principale vertu réside pour moi dans l’ équation simplifiée qu’elle doit garantir aux citoyens. Fini le temps des redoutables « C’est pas moi, c’est l’autre ».

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mardi 26 janvier 2010

Portraits de femmes en politique à l'occasion des Régionales 2010

J'ai rencontré Sonia Moumen, il y a quelques mois, puis nos chemins se sont croisés de nouveau un peu avant Noël. Sonia m'a parlé de son projet de "Carnet de campagne". Après avoir hésitée une seconde, j'ai dit oui à son idée qui vous permettra je l'espère de mieux me connaître ou de me reconnaître sous la plume de quelqu'un d'autre que moi.

www.carnetdebordeaux.fr - le blog de Sonia Moumen

Pourquoi des femmes choisissent-elles de s’engager en politique ? Comment vivent-elles leur engagement ? Comment font-t-elles campagne ?
A l’occasion des élections régionales 2010, j’ai choisi de « suivre » des candidates de quelques-unes des listes.
Durant deux à trois mois, elles ont accepté de participer à la série Carnet de campagne : portrait, suivi durant la préparation et le déroulement de la campagne, bilan quelques semaines après les résultats et les prises de fonction éventuelles…
Premier portrait avec Alexandra Siarri, numéro 2 sur la liste UMP menée par Xavier Darcos. Suivra celui de Marie Bové, tête de liste Gironde pour Europe écologie emmenée par Monique de Marco…

"Elle aime parler de ses origines modestes et agricoles en terre charentaise, mais surtout de l’omniprésence de la famille, de sa famille, dans son parcours. De son enfance, elle dit qu’elle a été « remplie d’amour ». Elle parle volontiers de son père, directeur d’une maison familiale rurale, où les cours étaient dispensés en alternance à des jeunes sortis du parcours scolaire classique. Elle évoque aussi sa mère - enseignante de français et secrétaire dans cette même maison familiale -, son frère aîné, ses grands-parents et une kyrielle d’oncles et de tantes, de cousins et de cousines. La famille est nombreuse et surtout très engagée en politique. Son père, Marc Courjaud est conseiller général en Charente ; les autres membres de la tribu, conseillers municipaux pour la plupart : « c’est une totale marque de fabrique. J’ai compris un peu tardivement que tout le monde n’était pas comme ça. En même temps, personne n’est encarté. On ne comprend d’ailleurs pas bien le concept »."

Pour lire la suite du portrait http://www.carnetdebordeaux.fr/2010/01/21/portrait-de-campagne-alexandra-siarri/

vendredi 22 janvier 2010

Je suis numéro 2.....

Je suis en campagne. Mes sens sont en alerte permanents. Plus une seconde de ma vie  n’échappe à ce chiffre !

Mon carnet d’adresses va finir par se rebeller tant je le sollicite…tant je le remplis aussi en m’obligeant à étouffer ma timidité et à apaiser mes doutes.

Je rencontre des dizaines de nouvelles personnes chaque jour et le spectre de mes intérêts à la vie collective  est définitivement illimité.

Je sais déjà que je serai orpheline de ces temps si particuliers de débats républicains. Ces 100 jours seront un point d’orgue exaltant et cruel….je le sais.

N°2 exige d’accepter de recevoir l’amitié ou de subir le désaveu  d’inconnus qui ne chercheront à savoir qui vous êtes que dans un second temps et  si l’occasion se présente.

N°2 impose d’aller de l’avant, partout, pour vous faire reconnaître …en tout cas connaître. La plupart des mots échangés et des visages écoutés sont exigeants. Ceux qui m’apprennent candidate me questionnent et nous immergent toujours, dans un face à face concret.

Je retrouve dans ces échanges, les raisons profonds de mon engagement politique : chacune de mes rencontres a une idée de son territoire, de sa région, des directions vers lesquelles tendre, des  dangers qui la menacent. Mais tous soupçonnent le candidat de s’adonner à un exercice de style mixant le marketing, la « bien pensance » et l’approximation.

Je suis numéro 2 pour les élections régionales.

Etonnamment ces élections là sont boudées parce qu’incomprises…. Et pourtant  les conseillers régionaux ont une immense responsabilité : aménagement du territoire, transports, formation, emploi, développement économique, santé, culture…. Ils décident de la structure de nos vies et surtout ils sont garants de l’avenir …leurs décisions s’imposent sur tout le territoire donc sur celui de nos communes et de nos départements. La région est l’interlocutrice naturelle de l’Europe : plus personne n’ignore que notre destin est européen aussi.

Pensez à ce débat tout simple, des poubelles qui débordent  dans notre Bordeaux patrimoine mondial de l’Unesco …la question n’est pas de savoir qui de la Cub ou de la mairie ramassera plus souvent ou différemment nos déchets. La réponse est tout simplement  à la région qui doit donner les moyens aux entreprises de passer le cap de la révolution écologique en produisant moins de déchets, en concevant donc autrement …peut être des services plutôt que des produits en tout cas des produits  « décarbonnés »…..

Soyez conscients qu’à l’heure ou l’on nous dit que 600 000 emplois verts seront crées, rien ne sera possible si les formations ne permettent pas d’appendre ces nouveaux métiers, si les chercheurs ne travaillent pas de concert avec le monde de l’entreprise….

Je suis numéro 2 sur la liste UMP derrière Xavier Darcos ministre. Je mesure l’immense responsabilité qui m’a été donnée et la confiance aussi ! Rendez vous compte c’est une brèche citoyenne éminemment vertueuse : non encartée, élue depuis à peine deux ans je peux accéder à une élection de cette nature et frotter mes idées à un homme qui gère les affaires de notre pays. Comment peut on voir cette opportunité autrement que comme le symbole d’un système politique qui s’adapte au bruit de la rue qui gronde ???

Je suis en place et bien décidée à faire entendre la voix de l’écologie et de la solidarité dans ces élections régionales, à contribuer à ma mesure et en toute humilité à ces défis du nouveau monde qui s’imposent à nous.

Je suis en place, je suis aussi à ma place comme beaucoup pourraient l’être s’ils décidaient de redonner leur confiance au combat de la noble  politique.

Etre en campagne, c’est se donner les moyens de sa liberté de parole et participer  j’en suis certaine, à la quête collective de « fraternités productives ».

 

jeudi 24 décembre 2009

par delà les clivages politiques

Depuis 2007, les Verts n'ont plus le monopole de la défense du développement durable.

L'écologie est-elle nécessairement, comme l'affirment les Verts, de gauche ? En en faisant l'un des thèmes majeurs de la présidentielle de 2007, Nicolas Hulot a fait exploser la planète écolo. Aujourd'hui tous les partis politiques revendiquent leur part d'écologie. À droite, comme à gauche.

Les Verts eux-mêmes évoluent. En leur sein, les tenants de l'«écologie populaire» ne sont plus majoritaires. Les élections européennes de juin dernier, à travers le rassemblement Europe Écologie, ont fait éclore une nouvelle génération d'écologistes, pour la plupart issus du monde associatif ou de la société ci­vile. De nouveaux visages, loin, très loin du cliché des anciens écolos mi-babas, mi-gauchistes, sont apparus. Il s'agit de la juge Eva Joly, de l'ancien dirigeant de Greenpeace, Yannick Jadot, ou encore de l'ancien bras droit de Nicolas Hulot, Jean-Paul Besset.

Ne pas parasiter la campagne

Pour les élections régionales, les Verts ont décidé de poursuivre leur ouverture. La moitié de leurs candidats devraient être des non-Verts. Certes, cela ne se fait pas sans quelques grincements de dents au sein du parti écologiste. Mais pour l'heure, les militants ont décidé de taire «provisoirement» leurs querelles.

Samedi dernier, dans une brasserie parisienne, les frères Cohn-Bendit, ­Daniel et Gabriel, ont officiellement enterré la hache de guerre avec la direction du parti, qu'ils jugent «parfois sectaire», jusqu'aux élections régionales. Objectif : ne pas parasiter la campagne par des débats «de cuisine interne». «Mais, dès le 23 mars, au lendemain des élections, nous ressortirons les couteaux», prévient Gabriel Cohn-Bendit, qui préside l'association des Amis d'Europe Écologie.

Parmi les points de clivages, qui opposent les frères Cohn-Bendit à la direction du parti, figure la question des alliances. «Dany», par exemple, est partisan de dialoguer avec le MoDem. Député de ­Loire-Atlantique, François de Rugy est sur la même ligne. Cet été, il s'est rendu à l'université d'été du parti de François Bayrou. «Gaby», lui, va encore plus loin et brise un vieux tabou chez les Verts. «Il faut arrêter de stigmatiser les gens qui ne sont pas de gauche. Il y a des gens très bien au centre, voire à droite, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, avec qui on peut discuter», dit-il. Secrétaire général de l'association, Alexandre Faro estime encore qu'il «faut arrêter de toujours parler d'ouverture à gauche». «Moi, j'ai plus à échanger avec Jean-Louis Borloo ou Chantal Jouanno qu'avec Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg qui n'ont rien compris à l'écologie», dit-il.

Une démarche mise en pratique, il y a une dizaine de jours, à l'occasion d'une réunion «transpartis» sur les enjeux du sommet de Copenhague, qui s'est tenue dans une salle de l'Assemblée nationale. Organisé par le député de Paris Yves Cochet, ce forum a réuni autour de la même table Daniel Cohn-Bendit, François ­Bayrou, Michel Rocard, et deux parlementaires de l'UMP et du Nouveau ­Centre. Seule la direction du PS avait boycotté cette réunion.

Mais après avoir courtisé la direction des Verts, Nicolas Sarkozy et l'UMP dénoncent aujourd'hui l'idéologie de la «décroissance» des Verts. Ils mettent en avant le Grenelle de l'environnement et les efforts déployés par Borloo et Sarkozy pour la réussite du sommet de Copen­hague pour séduire l'électorat écolo.

Pour autant, à la différence des Grünen allemands , les Verts français ne sont pas encore assez mûrs pour envisager des alliances locales ou des coalitions avec la droite. Au-delà de ce début de dialogue avec elle et le centre, leur partenaire naturel reste pour l'heure le PS. Un partenaire qu'ils entendent néanmoins défier au premier tour dans chacune des 22 régions en mars. Et à qui ils rêvent de ravir au moins trois régions, dont l'Ile-de-France.

De son côté, l'Alliance écologiste indépendante (AEI), qui a obtenu près de 4 % des voix aux européennes de juin, n'a pas fait ce choix de l'ancrage à gauche. Lors d'une conférence de presse, la semaine dernière, l'un de ses dirigeants, Jean-Marc Governatori, n'a pas exclu que des accords puissent se faire dans certaines régions avec la droite : «Nous n'avons pas d'a priori sur le second tour.»

Source : Rodolphe Geisler - Le Figaro - 01/12/2009 |

vendredi 18 décembre 2009

Vidéo : développement durable et Bettina Laville

Bettina Laville : Prospérer sans croître.

Nous avons eu la chance d'entendre l'intervention de Bettina Laville dans son intégralité en septembre dernier. Une vidéo a été réalisée et est désormais disponible sur la toile. Nous vous la proposons donc pour ce nouveau rendez-vous durable.

jeudi 10 décembre 2009

Qu'il est doux ce bruit là pour Terra Eco

J'ajoute aujourd'hui, une nouvelle corde à mon arc ! Terra Eco m'a fait l'immense joie de me demander d'écrire pour eux, ce que j'ai accepté sans aucune hésitation. Voici donc un extrait du 1er article publié cette semaine...

Qu'il est doux ce bruit là !

"Aubervilliers est aujourd’hui plongé sous une pluie glacée. Je m’engouffre dans une salle immense et exclusivement militante. Sur ce fauteuil trop rouge, j’attends qu’on m’appelle, que soit validé mon statut inattendu de candidate aux prochaines élections. Ma présence dans ce lieu théâtral est exceptionnelle. Mais elle est le fruit d’une avide curiosité. Je ne connais pas le programme du jour, je viens docilement me prêter au jeu de ce parcours initiatique."

Pour lire la suite sur Terra Eco.

lundi 7 décembre 2009

L'élu doit avant tout arbitrer

La salle est comble.

Les premiers rangs sont prisés : ils sont opposants. La gestuelle est guerrière.

Bordeaux Bastide : le quartier que je ne faisais que traverser étudiante, en m’étonnant chaque dimanche, du nombre de feux….verts, après ce grand virage de la côte des quatre pavillons, tellement vertigineux quand on y voyait la grande roue foraine.

Depuis et avec le tramway, la Bastide est un quartier de la ville ou l’on choisit enfin d’aller, en y entendant leur musique particulière, un certain avant gardisme, puisant au fond de l’histoire bordelaise une étincelle rugissante.

Etre Bastidien, c’est être plus que Bordelais.

Ce soir, nous sommes face à une centaine d’entre eux qui exigeront qu’on leur réponde sur le champ. Les questions sont précises, les arrières pensées tout autant, mais elles sont vécues, débattues et tout simplement conquérantes.

Le ton est donné, il est haut en couleurs.

Surtout ne nous y trompons pas : c’est exaltant pour un élu de savoir qu’on peut débattre dans la contradiction et l’émotion.

Les débats sont multiples et urgents ….les bras se sont tendus vaillamment en moyenne 15 minutes pour les soumettre. Tous partagent la conviction de défendre leurs intérêts que nous élus et fonctionnaires de la ville ne prendrions pas suffisamment en compte voir pour certains que nous délaisserions intentionnellement . Aucun en revanche ne s’étonnera jamais que les questions appellent à quelques minutes d’intervalle des réponses publiques littéralement contradictoires. C’est notre job ….nous avons été élus pour entendre ces contradictions , les dépasser, les solutionner dans l’intérêt général. C’est plus que notre job, c’est notre responsabilité, l’essence même de notre engagement.

Quelques exemples de ce casse tête démocratique :

Cette citoyenne déplore le manque d’équipements sportifs de proximité …elle est appuyée par ceux qui trouvent anormales les 45 minutes de transport des petits bastidiens pour aller à Bordeaux Lac s’adonner aux mouvements salvateurs du corps . Plus tard, dans cette salle applaudie des mêmes mains, une femme dira que le regroupement des jeunes au « city stade » ( équipement sportif de très grande proximité !!!) la tracasse !!!!

Cette dame déplore la mise en place d’un périmètre visant à contrôler l’urbanisme pour qu’aucune construction ne balafre l’ensemble de vie …ce périmètre dévalue mais plus tard on regrette avec révolte que des mesures conservatoires quasi identiques n’aient pas été prises assez tôt pour éviter qu’on ne construise en hauteur et ou sans âme…..tout en insistant bien sûr sur le manque de logements sociaux qui passe aussi pourtant, qui peut le nier ? par de la construction en hauteur.

Enfin un homme finit par prendre la parole …sauf que lui s’agite vraiment ….marchant dans un va et vient inquiétant…il parle de la mosquée …il ne la veut pas….sa sensibilité politique affleure, sa colère titanesque et froide aussi.

Une dame ayant levé la main sans discontinuer, au fond de la salle parlera elle de ces familles de l’est qui squattent sans ressources alors qu’en plus d’être nos frères humains ils sont nos amis européens. Une autre déjà avait évoqué les gens du voyage dont l’espace de vie est trop restreint. Ils n’ont pas confronté leurs points de vue diamétralement opposés…non, non ils se sont adressés exclusivement au maire de la ville.

Le maire a répondu à tout, n’esquivant aucune question, assumant leur ton et l’esprit qui les conditionne, mettant en exergue les contradictions des réponses attendues voir exigées. Le maire est au centre du groupe que nous formons …ce groupe qui a été choisi sur un programme pour mettre en œuvre une politique pendant 6 ans, ce groupe qui doit entendre, arbitrer et assumer.

Je suis là tapie , voyant le temps qui passe trop vite dans une ambiance profondément libre et passionnée. Nous parlons du vivre ensemble tout simplement, de l’attachement à son territoire à son identité, à l’humanisme qui les fait vivre.

Evidemment le développement durable qui nous chuchote l’exigence d’inventer un monde différent prend toute sa place dans ce conseil de quartier : construire ensemble, en dépassant ses intérêts et angoisses propres pour préparer l’avenir compromis de nos individualismes dangereux ……. Le développement durable ce soir là occupait toute sa place mais à aucun moment il n’a pas pu être exprimé comme tel.

L’élu devait arbitrer l’urgence du quotidien à l’échelle d’un mandat … point de place pour l’urgence écolo prospective révolutionnaire.

jeudi 12 novembre 2009

La réforme des collectivités est une nécessité absolue et une opportunité historique

Bac +5 en droit, fonctionnaire depuis 10 ans, élue depuis 2, il m'arrive encore trop souvent d'être perdue dans les méandres administratifs.


Les fonctionnaires et les élus sont pourtant animés d'un profond sens du service public, malgré tout ce qu'on en dit. Mais le compromis démocratique, l'intérêt général qui doit prendre le pas sur les intérêts particuliers, désorientent et irritent.

Le constat est simple et partagé : morcellement des structures administratives, enchevêtrement des compétences, financements croisés, manque de lisibilité pour le citoyen, lassitude des élus locaux de terrain dont je suis.

Le logement par exemple, relève de la compétence croisée de l'Etat, du Conseil Général, du Conseil Régional, de la Cub, de la Mairie...selon que l'on parle du terrain, de votre situation en tant qu'individu ou en tant que membre de l'unité familiale ou encore de votre besoin ( type de logement, surface.....).
Depuis deux ans, je m'évertue à comprendre, à tisser des liens, à répondre aux habitants autrement qu'avec ses premiers mots " je vais me renseigner". Chaque demande exige du temps, pour identifier de quel programme, de quel dispositif, de quel interlocuteur dépend le dossier du demandeur!!!!

Pour le développement durable.....c'est un constat plus désarmant encore...le CG, le CR, la Cub, la Mairie, chacun fait son agenda 21 et ou son plan climat générant ses propres communications et concertations...tous parlent d'une autre manière de se déplacer, de vivre, de consommer, d'habiter,
tous mais rarement ensemble.....

Et pourtant....

Nous tous, sans exception, partageons l'angoisse d'une certaine mondialisation et l'exigence d'une politique de grande proximité.

 Nous tous, courons après vous, après une meilleure participation citoyenne pour retrouver le bonheur du "vivre ensemble"....l'indispensable recours à la responsabilité individuelle au profit du collectif.....la fameuse COCONSTRUCTION d'une nouvelle société.

 Nous tous, savons que l'organisation administrative conçue, il y a des décennies, n'est plus adaptées aux nouvelles exigences sociétales : Près de 80% des 64 millions de français vivent en ville en 2008 contre un sur deux seulement en 1936.

Alors forts de tous ces constats, est ce qu'il n'est pas essentiel d'affirmer que cette réforme est tout simplement incontournable ? J'en ai la conviction.

Gardons en tête deux éléments écrits dans l'exposé des motifs qui précédent le projet de loi :

- C'est un chantier difficile qui ne peut aboutir qu'avec la fixation d'un délai, d'une méthode et de principes clairs. C'est évidemment schizophrénique pour un élu de militer pour une réforme qui scie la branche sur laquelle il est assis !


- La clarification des compétences des collectivités se fera autour du principe de SPECIALISATION mais en GARANTISSANT le respect des INITIATIVES LOCALES. Ces mots là ont un sens tout de même !!!! dans notre démocratie reconnue universellement.

Je suis résolument POUR débattre de cette question librement, ouvertement mais honnêtement.

Les élus n'aideront pas les citoyens à révolutionner leurs modes de consommer, de produire, de vivre pour sauver la planète et l'humanité......s'ils n'acceptent pas eux même de révolutionner le système politique dont ils font partie et que les électeurs désertent.

dimanche 8 novembre 2009

Les Solidarités dans le développement durable : Débat ouvert à Bordeaux

6 novembre, Bordeaux sous une pluie tenace.

Pourtant, des centaines de personnes ont convergé vers les quais au Hangar 14 pour parler des solidarités.

Cinq espaces d’évidence vitale, accueillent le tout à chacun : logement, lien social, précarité, enfance/famille, vieillissement. Cinq univers partagés, qui depuis des mois sont ouverts aux débats libres. Un débat avec les citoyens au cœur des quartiers, avec les fonctionnaires quel que soit leur poste, avec les partenaires de la ville.

La place des pères dans l’éducation, les nouvelles formes d’habiter dans les écoquartiers,  notre regard sur l‘allongement de la durée de la vie, la culture pour lutter contre la précarité….

Autant de sujets pour débattre, libérer la parole. Il ne s’agit pas  de se laisser aller à un discours hégémonique faussement compatissant. NON, il s’agit d’écouter et surtout  d’entendre tout ce qui se délite, s’abîme, oppresse et tout ce qui se construit, s’innove et se crée dans notre ville.

17H, Corine Lepage, Alain Juppé, P Saglio et J L  Sanchez concluent la journée en ouvrant le spectre des questionnements comme des possibles. Leurs mots tambourinent encore aux portes de mes émotions et exaltent mon engagement pour notre cité.

A Juppé rappelle quelques définitions oubliées, celle de l’économie « gestion des ressources rares » détournée au profit de la démesure, celle de la nation de Renan  autour de l’idée d’un « plébiscite de chaque instant ».  Les mots que je retiens : « Retrouvons le bonheur de vivre ensemble »

C Lepage nous confirme nos craintes : le développement durable est vu depuis l’Europe sous l’angle quasi exclusif de l’environnement . Elle nous exhorte doucement à nous nourrir de ce qu’il y a de plus moderne ( croissance verte) et de plus traditionnel ( le rapport originel à la terre et à l’humanité ) partout dans le monde. Elle dit encore « Associons les plus modestes à la construction de notre nouvelle société »

Ces politiques là débattent…débattant ils choisissent de facto, d’assumer que les solidarités ont une part incontestable dans le DD.

P Saglio président d’ATD quart monde ( « que tous accèdent aux droits de tous ») martèle trois idées : multiplions  le nombre de bénévoles engagés dans la citoyenneté, Mettons tout en œuvre pour éradiquer la très grande pauvreté , retrouvons l’envie de l’autre…. . « Nous ne survivrons que dans la fraternité !!! »

JL Sanchez, délégué général de l’observatoire national de l’action sociale décentralisée se révolte que la France soit considérée à l’étranger, riche de droits mais pauvre de liens,…. la France doit assumer sa responsabilité universelle pour nous projeter dans le monde de l’espérance .  « La crise doit offrir l’opportunité de  tous nous repositionner par rapport au lien social »

Prenez vos plumes et ou tapez sur les touches de votre clavier, venez rejoindre ceux qui nous interpellent dans les réunions de quartiers,….venez nous bousculer avec vos idées, vos colères, vos projets……Faisons vivre notre projet social ensemble.


Solidarités Bordeaux - Alexandra Siarri

mercredi 4 novembre 2009

La ville basse consommation, un défi

Gérard Magnin, 58 ans, délégué général d'Energie-Cités depuis 1994, est à l'origine de ce réseau réunissant 1 000 villes de trente pays européens. Il a été représentant de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie en Franche-Comté. Il a écrit de nombreux articles et il est coauteur, avec Denis Clerc, Claude Chalon et Hervé Vouillot, de Pour un nouvel urbanisme (Edition Yves Michel, 2008).

Les objectifs européens et français d'économies d'énergie vous semblent-ils suffisants ?
Non. La conscience des changements nécessaires est sous-estimée, ce qui conduit à un grand écart entre les objectifs et les mesures proposées. L'éco-conditionnalité des politiques publiques reste d'ailleurs l'exception.

Economies d'énergie ou renouvelables, quelle politique le gouvernement doit-il privilégier ?
La rationalité commanderait de privilégier les économies d'énergie, car la rentabilité est meilleure. Mais cessons de séparer les deux. Pensons les économies et les renouvelables ensemble, de façon intégrée. Viser un haut pourcentage d'énergies renouvelables agit comme un levier pour consommer peu.

Sentez-vous une prise de conscience réelle des élus, dans les villes et au-delà ?
L'association Energie-Cités a été créée en 1990 - afin de renforcer le rôle et les compétences des communes en matière énergétique - , avec six villes, en pleine dépression pétrolière. Nous sommes maintenant un millier d'une trentaine de pays. C'est en soi un indicateur. La Convention des maires, lancée début 2009, a déjà donné l'occasion à plus de 700 maires européens de s'engager volontairement, au-delà des objectifs de l'Union.

On pense souvent que la France est en retard... La France a un retard sur les plus avancés : son système centralisé n'a pas permis aux initiatives locales de s'épanouir autant que nécessaire. Mais si les dispositions relatives à l'urbanisme prévues dans le projet de loi Grenelle 2 sont confirmées, on aura franchi un grand pas : pour l'instant, - mêler - l'énergie ou les émissions de CO2 à l'urbanisme est interdit. Cela devrait devenir obligatoire !

Y a-t-il, en France, quelques villes modèles ?
Il y a de bons exemples d'actions souvent menées dès la fin des années 1970 : Rennes, Grenoble, Besançon, Montpellier... Aujourd'hui, on va plus loin : le nombre de villes engagées dans des plans climat-énergie, des tramways, des plans vélo, témoigne de cette dynamique. On passe à des politiques globales, portées par les maires eux-mêmes. Cela devient stratégique !

Quelles sont les priorités d'une politique d'économies d'énergie : l'habitat, les transports... ?
L'objectif et le défi, c'est une ville " basse consommation " approvisionnée de façon significative en énergies renouvelables. Il faut donc améliorer l'habitat, le tertiaire, les transports. Mais c'est le système urbain et périurbain dans son ensemble qui doit être efficace. Les villes s'y engageant seront gagnantes. Une tâche immense et enthousiasmante : loin d'une frustration, la ville basse consommation doit être celle du bonheur d'y vivre. C'est la raison d'être du think tank " Imagine, le futur énergétique de ta cité ", initié par Energie-Cités.

N'est-on pas condamnés à un retour aux concentrations urbaines, pourtant rejetées par des citadins en mal d'espace ?

Tout citadin ne rêve pas d'un pavillon périurbain. Et celui qui s'exile d'autant plus loin qu'il est moins fortuné devient vite la victime de l'inéluctable augmentation des prix énergétiques. On doit privilégier une organisation de type " groseille " plutôt que " pastèque ". La ville pastèque s'étend de façon concentrique, se dédensifie à mesure qu'on s'éloigne du centre. La ville groseille s'organise en réseau, de façon multipolaire ; la densité de chacun des grains est suffisante pour permettre l'existence de services publics et privés, les transports publics et les modes doux.

Croyez-vous à l'émergence de cités " zéro carbone ", comme Masdar City à Abou Dhabi ?
Si c'est un laboratoire in situ, pourquoi pas ? Si c'est le modèle d'une ville supposée reproductible, non ! C'est tout le débat sur l'influence et les limites de la technologie. Sans un nouvel art de vivre en ville, un changement culturel profond de nos rapports avec notre environnement naturel, il n'y a pas d'espoir de changement ! La technologie peut y aider, pas le remplacer.

Comment financer le surcoût entraîné par les nouvelles normes énergétiques ?

La question est complexe, mais prenez les transports. Une partie du financement des infrastructures de tramways devrait provenir des plus-values foncières engendrées par l'infrastructure elle-même. Le foncier prend de la valeur s'il est desservi par le tram. Une telle disposition figurait dans la loi Grenelle, mais les sénateurs l'ont détricotée ! Espérons que les députés vont la réintroduire.

Propos recueillis par Jean-Michel Bezat - Source Le Monde

dimanche 18 octobre 2009

Quand l'élu monte sur le ring !!!!

La salle est longue, elle abrite un miroir vertigineux. 150 citoyens sont assis.Ce soir, le conseil de quartier se tient où je crois que l'on danse d'habitude. 

Le visage rond, animé d'une moustache souriante, il se tient face à moi. Je l'observe de tous mes sens, tant je veux voir l'effet de nos mots sur les siens. Souvent quand je dois m'exprimer en public, je choisis instinctivement pour maîtriser mon rythme cardiaque le représentant secret de mes auditeurs. 

Ce soir, c'est cet homme appliqué.

Nous sommes ( élus et fonctionnaires) en rang d'oignons, à moitié blottis tant la tâche de rendre des comptes est exaltante mais éprouvante aussi. Il nous faudra résumer notre action en deux heures quand nous sommes des milliers à travailler des jours durant, pour une ville plus solidaire ( devoir de proximité) et plus compétitive ( exigence de la mondialisation), deux heures pendant lesquelles il faut parler de la ville, du quartier, de la rue, "de l'intime et du collectif". La parole est libre, les bonnes réponses elles sont obligatoires. La pression prend les tripes !

Ce soir là, dans cette salle de danse, je viens débattre en place publique avec des citoyens avertis et vigilants ( au regard de la population effective, une poignée donc) de notre politique de développement durable. Je m'inquiète que 90 % des bordelais ( interrogés en sondage) se disent sensibilisés au DD mais que plus de 50% d'entre eux pensent que cela ne concerne pas Bordeaux !!! Je suis convaincue que la puissance publique ne gagnera pas le défi écologique en tendant vers un dressage comportementaliste des citoyens....la bataille est ailleurs : elle est dans notre capacité à susciter et accélerer la révolution écolo de chacun, à susciter une nouvelle forme de liberté, de responsabilité individuelle.

Ce soir là, devant ce miroir, nous avons parlé de sens unique, de vélos, de bruit, de culture, de poubelles, de chicanes, de prostitution..... Une intervention particulière mérite que je la couche sur cet article. Une femme a dit son émoi que les poubelles débordent ( l'opposition tapie s'en est trouvé rassénerée..elle qui aime à rappeler qu'il y a des rats en ville). Je partage son émoi comme des centaines d'autres .Nous voudrions tous une ville propre mais j'aimerais que cette propreté ne s'évalue pas uniquement dans la rue mais aussi dans notre air. Cette dame voudrait que nous demandions un ramassage plus fréquent....c'est possible en payant plus d'impôt mais en réalité ça ne règle rien....rien de rien !!!

Je dis que les élus ont la responsabilité d'interroger les consciences de tous, de réveiller les consomm'acteurs. Leur rugissement doit pousser à la sobriété des emballages donc à la réduction des déchets à la source...à la disparition du rat autant que des particules au dessus des incinérateurs dans notre ciel saturé. J'ai donc rejoint tous ceux qui montent sur le ring pour des débats difficiles, anxiogènes, ceux ou la bonne réponse publique n'est pas celle que l'on attend mais celle qui interroge.


Jacques Higelin - Géant Jones

lundi 21 septembre 2009

De la difficulté d'être soi en politique

- Être écolo sans être vert.

- Faire de la politique sans avoir défini son plan de carrière.

- Être élue au logement en restant affamée de tous les autres sujets de nos vies.

- Travailler avec A Juppé (UMP) en tant qu'élue, et avec V Feltesse (PS) en tant que fonctionnaire.

C'est la voie étroite que j'ai choisie d'emprunter et de revendiquer.


Je n'ai jamais beaucoup aimé tout ce qui relève du corporatisme, des réseaux fermés, du militantisme définitif car ils portent en eux les germes de la consanguinité. Rester entre soi, convaincus de détenir la vérité, endort la réflexion, génère des "arrangements entre amis", exclut trop souvent le débat.

J'anime pour le compte de la Communauté Urbaine de Bordeaux les "juniors du développement durable". Depuis 10 ans, tous les élus à l'unanimité soutiennent ce programme unique en France et Vincent Feltesse lui a donné une nouvelle dynamique. L'éducation au DD est un chantier énorme.

Je suis élue au logement, à l'écohabitat, à l'énergie à la ville de Bordeaux et j'attache une importance capitale au logement pour tous et notamment à celui des plus démunis d'entre nous. Il n'y a pas assez de logements sociaux et très sociaux  dans notre ville. Nous travaillons pour que ça change. Je suis pour que le squat André Meunier devienne un lieu alternatif  ( et complémentaire) d'accueil des hommes et des femmes de la rue.

A Juppé me confie une nouvelle mission pour que la politique de DD de la ville s' exprime plus facilement, plus rapidement, plus simplement encore dans la vie des bordelais. Je suis contre l'écofascisme . Je suis pour des écoquartiers qui permettent d'organiser la préservation de nos ressources et l'intégration de tous. Je ne pense pas qu'il faille pousser les citoyens à copier à l'identique les bonnes pratiques de leurs voisins. Je crois à l'impérieuse responsabilité des collectivités à : 

- mettre en service des équipements pour que les citoyens adoptent des comportements vertueux ( tramway, pistes cyclables, bâtiments publics basse consommation....)

- accompagner le plus grand nombre à trouver les modalités de leur propre révolution écologique , éveiller les esprits critiques face à nos modes de consommer, de nous déplacer, de vivre ensemble, partout diffuser demander organiser des formations....

- mener des actions symboliques et cohérentes ( plus de sacs plastiques sur nos marchés, des dimanches sans voitures le plus souvent possible, des annuaires distribués seulement à ceux qui le demandent, plus aucuns grands magasins allumés la nuit....)

Je ne veux par réfléchir en termes de stratégie personnelle, de mise en scène, de logique territoriale, d'audience.

Je veux être libre et audacieuse pour être utile. Je veux faire de la politique qui sert, qui combat les idées toutes faites, qui partage des doutes, qui rencontre des espoirs et des désespoirs.

Ce petit article de quelques lignes, très égo centré me permet de répondre à tous ceux "contempteurs, thuriféraires et agresseurs" qui depuis deux ans m'invitent à plus de discipline au service de leur cohésion, me soupçonne  d'être "non respectueuse" de mon statut ou de mon engagement et à définir plus clairement mon projet politique personnel.

Ce qui m'intéresse, c'est de participer avec beaucoup d'autres à la création d'une nouvelle société humaniste et républicaine et d'y participer aussi vite et aussi loin que je le pourrais....

En ce moment ce qui me taraude c'est cette notion dont parle de plus en plus par exemple bettina Laville : l'usage remplacerait la propriété...et pourquoi pas?????

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