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Balise - logements

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mercredi 10 novembre 2010

L'hébergement d'urgence à Bordeaux

Pour en savoir plus sur l'hébergement d'urgence à Bordeaux, cliquez ci-dessous.

Invitée: Alexandra Siarri, conseillère municipale mairie de Bordeaux - mytv7
Invitée: Alexandra Siarri, conseillère municipale mairie de Bordeaux
Mots-clés : cvqld tv7Video de mytv7bordeaux

mardi 13 avril 2010

Le système IGLOO : habitat d'insertion et d'épargne solidaire

Tout commence par la sélection des futurs locataires dans les familles dont un membre se montre déterminé à suivre une démarche d'insertion professionnelle dans le bâtiment.

Puis les futurs habitants choisissent le bailleur qui répond le mieux à leurs attentes... et les entreprises jouent le jeu de l'insertion.

Rien de possible sans l'effort exceptionnel de la ville et de l'agglomération mulhousienne qui ont financé les logements et le soutien à Espoir Mulhouse chargé du suivi des locataires.

Pour en savoir plus sur le projet d’Insertion Globale par le LOgement et par l’EmplOi IGLOO France qui fédère des initiatives associant l'insertion professionelle et l'accès au logement. 

lundi 12 avril 2010

Les vertus de la paille selon Gekobat Ecoconstruction

La paille comme isolant thermique et phonique... C'est le pari de Gekobat Econconstruction.

Dans cette SAS à participation ouvrière, les salariés ont une participation ouvrière dans le capital et prennent part aux décisions stratégiques.

Ils ont inventé le principe de la préfabrication de murs dans lesquels est insérée la paille.

Soucieuse de son environnement la TPE ne se déplace pas au delà de 600 km et favorise le développement de sociétés soeurs selon une certaine éthique.

Le coût : elle propose aux particuliers une offre globale avec l'objectif de tout vendre en dessous de 1 300 euros le m² de coût de construction. 

jeudi 25 février 2010

Libre d'espérer

4 à 4, j’avale les escaliers de cette résidence universitaire délabrée. Je croise ce jeune couple immigré avec leur petit garçon. Plus tard, les étudiants qui nous accueillent nous diront que cette famille était venue se laver dans les douches collectives.

Notre jeunesse précaire côtoie ici celle des errants d’Europe de l’Est qu’on ne gère pas.

Nous venions parler du manque de logement étudiant en Aquitaine : une place pour cinq demandes. Je découvre des chambres de 9 m2 aux portes soufflées, aux espaces collectifs minables.

J’ai honte de savoir que si près de mon échoppe douillette, ces courageux là sont oubliés.
6000 logements pour les jeunes, 180 millions d’euros : c’est un des points de notre programme, c’est une priorité.

Le mal logement et les solitudes errantes me révoltent depuis toujours.
Il est fini le temps du SDF quinquagénaire forcément alcoolique .Travailleurs pauvres, mamans isolées, étudiants précaires subissent désormais aussi le mal logement !
Aucune institution n’échappe à cette responsabilité : la Région a celle du logement étudiant.
Définitivement, je suis pour la réforme des collectivités locales. Sa principale vertu réside pour moi dans l’ équation simplifiée qu’elle doit garantir aux citoyens. Fini le temps des redoutables « C’est pas moi, c’est l’autre ».

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mardi 16 février 2010

Le BBC n'est pas une solution miracle

92% des dirigeants et 84% des salariés considèrent la qualité environnementale des bureaux comme un critère déterminant selon la dernière enquête foncière des régions TNS Sofres.

Plus aucun bâtiment ne se construit s'il n'est pas "vert". La HQE et le BBC sont devenus le B A ba. Mais attention, associer les utilisateurs à cette démarche durable est incontournable.

Au pied de la gare RER du Bourget, le Mermoz est un bel exemple de cette double condition de réussite au défi écologique. C'est le premier immeuble doublement certifié HQE et Breeam (label anglo-saxon).

Ce bâtiment de 21 000 m² se distingue notamment par son "guide vert" et ses fiches thématiques destinées à sensibiliser chaque utilisateur, devenu partie prenante de la démarche écocitoyenne.

Le hall du Mermoz affiche avec fierté l'empreinte énergétique du bâtiment en temps réel !

Source Express

mercredi 10 février 2010

Le panneau photovoltaïque ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt

Lundi 8 février, régionale 2010 en Aquitaine, dans un Petit Basque.

Ils sont 10 et pour la plupart ne se connaissent pas. Le thème de l'échange avec Xavier Darcos : le développement durable et le logement, le fameux "habiter autrement".

Qui en France envisage une seule seconde de construire, réhabiliter, aménager sans vouloir être exemplaire en terme d'écologie ? Plus personne.

En revanche, l'interprétation et la traduction que font les décideurs de cette exemplarité sont diverses et les différences sont vertigineuses.

Autour de la table, des architectes, des bailleurs, des associations, des promoteurs, des décideurs dans les filières de construction.

Très vite on évoque les écoquartiers, la difficulté à les faire émerger, leur surcoût, leurs caractéristiques. Très vite l'auditoire se rassure : on parle tous le même langage OUF l'écoquartier ne se définit pas uniquement par l'organisation de son autonomie énergétique ou par son accessibilité en modes de transports doux...non, non ! !

Il se définit également par la mixité fonctionnelle et sociale qu'il engendre. Construire un écoquartier oblige à entendre les futurs habitants, les associations... se soucier de la vie qu'ils veulent et non plus imposer un modèle de vie standardisé, aspetisé, désincarné...Rendre la vie choisie possible et non plus construire des rêves à partir de vie subie.

Un homme parle de cette association qu'il préside et de leur expérience reproductible à l'envie : des jeunes adultes handicapés ne pouvant ni bouger ni parler ont voulu vivre en ville et plus en centre spécialisé... Ils s'en sont donné les moyens en mutualisant dans des appartements classiques une pièce à vivre et leurs services médicalisés...

Plusieurs architectes parlent des coopératives d'accession, de cette nouvelle donne... Les citoyens choisissent leur vie, achètent le terrain ensemble, participent à la conception du projet... Pour ceux que ça intéresse, j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet.  

Je crois profondément en la justesse de ces nouvelles solutions qui garantissent plus de solidarité et qui répondent aux défis de la lutte contre l'étalement urbain d'une part et l'isolement d'autre part.

Il nous faut densifier les villes et villages, construire en hauteur, mutualiser les pièces à vivre, les pièces de convivialité, partager autant que possible pour apaiser les solitudes, rendre possible le maintien à domicile...

On parle bien sûr de panneaux photovoltaïques trop souvent considérés comme la solution miracle exclusive. Dans la salle, on préfère les panneaux solaires et toutes les solutions économes en énergies. On dit que la norme peut s'avérer dangeureuse.. que les solutions d'aujourd'hui ne sont que le retour du bon sens d'hier...

On parle du bois utilisé essentiellement en Aquitaine dans 3 filières dont celle de la papèterie... pourtant il y a un marché énorme pour la construction et pour le bois de chauffage. Nous parlons de cette belle société EO2.

Le débat est intense, convivial, républicain. Le débat dissipe définitivement la peur de la récupération politique ou au contraire du désaveu de l'autre candidat s'il était réélu.

Bref, un débat normal, celui que nous devions avoir d'urgence mais à découvert et bien plus nombreux.

Il est temps de faire un Grenelle régional de l'environnement, d'échanger avec les associations et les professionnels de l'aménagement de nos territoires pour limiter l'émission des gaz à effet de serre, pour densifier nos coeurs de villes et nos  villages, pour penser aujourd'hui à ces 650 000 Aquitains qui auront plus de 60 ans demain matin... et auxquels on ne pense pas assez.  

L'écologie pose question, fait débat....évidemment les panneaux photovoltaiques sont une des mille réponses possibles .....mais une réponse seulement, technique, environnementale....surtout pas exclusive.

samedi 6 février 2010

Des rendez-vous individualisés à Pessac pour diminuer sa consommation d'énergie !

Dans le cadre de son Agenda 21, la ville de Pessac, en partenariat avec l'ADEME et la CUB, met en place une permanence-conseil de l'Espace Info Energie pour les habitants.
 
Depuis décembre et jusqu'en juin 2010, des conseillers spécialisés tiendront des rendez-vous gratuits et individualisés pour vous renseigner sur les différentes solutions pour économiser l'énergie à moindre coût.
 
Lors de ces rendez-vous, les habitants pourront :
  • visualiser la photographie aérienne des déperditions énergétiques de votre domicile (thermographie CUB des toitures, visible sur www.thermographie.lacub.fr )
  • bénéficier d'appui individualisé à la réalisation de bilan de vos consommations énergétiques
  • obtenir des conseils sur les matériaux et les démarches à suivre pour réaliser des travaux d'isolation ou de rénovation
  • être accompagnés dans la préparation des dossiers de demandes de subventions auprès des partenaires (ANAH, CAF, crédits d'impôts...).

Tous les rendez-vous se font sur inscription OBLIGATOIRE auprés de la mission Agenda21 : 05 57 02 20 50 ou  agenda21@mairie-pessac.fr  

mardi 5 janvier 2010

Ateliers du développement durable : les bandes audio sont prêtes à entendre !

Les 20 et 21 octobre 2009 se tenaient à Bordeaux les ateliers du développement durable.

Nous vous en avions parlé. Les bandes audio sont disponibles.

Allez y une fois relu le programme.

 

 http://www.ateliers-developpementdurable.com/developpement_durable/co/Enregistrement.html

lundi 4 janvier 2010

GINKO dès 2010 l'écoquartier de Bordeaux

Le Ginkgo est la plus ancienne famille d'arbres connue, puisqu'elle serait apparue il y a plus de 270 millions d'année. Ce sera aussi le nom du futur écoquartier de Bordeaux.

Pour en savoir plus : http://www.ecoquartier-ginko.fr/

dimanche 8 novembre 2009

Les Solidarités dans le développement durable : Débat ouvert à Bordeaux

6 novembre, Bordeaux sous une pluie tenace.

Pourtant, des centaines de personnes ont convergé vers les quais au Hangar 14 pour parler des solidarités.

Cinq espaces d’évidence vitale, accueillent le tout à chacun : logement, lien social, précarité, enfance/famille, vieillissement. Cinq univers partagés, qui depuis des mois sont ouverts aux débats libres. Un débat avec les citoyens au cœur des quartiers, avec les fonctionnaires quel que soit leur poste, avec les partenaires de la ville.

La place des pères dans l’éducation, les nouvelles formes d’habiter dans les écoquartiers,  notre regard sur l‘allongement de la durée de la vie, la culture pour lutter contre la précarité….

Autant de sujets pour débattre, libérer la parole. Il ne s’agit pas  de se laisser aller à un discours hégémonique faussement compatissant. NON, il s’agit d’écouter et surtout  d’entendre tout ce qui se délite, s’abîme, oppresse et tout ce qui se construit, s’innove et se crée dans notre ville.

17H, Corine Lepage, Alain Juppé, P Saglio et J L  Sanchez concluent la journée en ouvrant le spectre des questionnements comme des possibles. Leurs mots tambourinent encore aux portes de mes émotions et exaltent mon engagement pour notre cité.

A Juppé rappelle quelques définitions oubliées, celle de l’économie « gestion des ressources rares » détournée au profit de la démesure, celle de la nation de Renan  autour de l’idée d’un « plébiscite de chaque instant ».  Les mots que je retiens : « Retrouvons le bonheur de vivre ensemble »

C Lepage nous confirme nos craintes : le développement durable est vu depuis l’Europe sous l’angle quasi exclusif de l’environnement . Elle nous exhorte doucement à nous nourrir de ce qu’il y a de plus moderne ( croissance verte) et de plus traditionnel ( le rapport originel à la terre et à l’humanité ) partout dans le monde. Elle dit encore « Associons les plus modestes à la construction de notre nouvelle société »

Ces politiques là débattent…débattant ils choisissent de facto, d’assumer que les solidarités ont une part incontestable dans le DD.

P Saglio président d’ATD quart monde ( « que tous accèdent aux droits de tous ») martèle trois idées : multiplions  le nombre de bénévoles engagés dans la citoyenneté, Mettons tout en œuvre pour éradiquer la très grande pauvreté , retrouvons l’envie de l’autre…. . « Nous ne survivrons que dans la fraternité !!! »

JL Sanchez, délégué général de l’observatoire national de l’action sociale décentralisée se révolte que la France soit considérée à l’étranger, riche de droits mais pauvre de liens,…. la France doit assumer sa responsabilité universelle pour nous projeter dans le monde de l’espérance .  « La crise doit offrir l’opportunité de  tous nous repositionner par rapport au lien social »

Prenez vos plumes et ou tapez sur les touches de votre clavier, venez rejoindre ceux qui nous interpellent dans les réunions de quartiers,….venez nous bousculer avec vos idées, vos colères, vos projets……Faisons vivre notre projet social ensemble.


Solidarités Bordeaux - Alexandra Siarri

samedi 17 octobre 2009

Soirée débat à l'Utopia de Bordeaux sur les actions éco-urbaines

Le mardi 20 octobre, SOIRÉE-DÉBAT à l'Utopia sur les actions éco-urbaines. Projection unique de 3 petits films : le cohabitat en Scandinavie, en Europe du Nord, à Bordeaux.

Soirée organisée et animée par les membres de l'association H Nord et des habitants de la Rue Paul Camelle, à Bordeaux -Bastide.

De l'humain dans l'urbain

Les actions éco-urbaines, mix d'initiatives citoyennes et de volonté politique...*

Projection/débat coorganisés avec le cinéma Utopia, H Nord, projet d'éco-quartier coopératif de la rive gauche et la Rue-jardin, association de la rive droite... Politiques, collectivités, bailleurs sociaux, associations, initiatives et projets en cours ou à venir sont les bienvenus pour témoigner et s'exprimer lors du débat.

Au cas où vous préfèreriez venir sans vous annoncer, prendre ses places à l'avance est vivement recommandé si vous voulez pouvoir assister à la projection. L'expérience a prouvé que les séances se déroulaient toujours à guichets fermés.

http://hnord.org/doku.php 

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?mode=soirees

Prix unique 4 euros. Achetez vos places à l'avance, à partir du Samedi 10 Octobre.

lundi 28 septembre 2009

Tours agricole : demain commence aujourd'hui

Dragonfly est une tour de 132 étages, haute de 600 mètres. Dragonfly est un champ hébergeant pas moins de 28 cultures agricoles.

Vincent Callebaut y a réfléchi pour New York pour que les plus citadins puissent se nourrir de produits frais qu'ils pourraient produire en bas de chez eux.

Plus de problèmes de transports, pas de pesticides, pas de problèmes de places... un axe de progression illimité.

SOA architectes y a pensé aussi avec sa tour vivante mêlant bureaux, logements et champ de culture.

A voir aussi, "la ferme pyramide" d'Eric Ellingsen et Dickson Despommier et les "fermes verticales" par Blake Kurasek.

mardi 25 août 2009

Innovation sociale au service de l'écologie et des hommes

Le Réseau Relais emploie des hommes et des femmes en situation de précarité (principe Emmaüs). www.lerelais.org. Il lutte contre l'exclusion mais pas seulement...

Avoir un emploi ne suffit pas toujours à trouver et à assumer un logement. Le Réseau Relais a mis sur pied une opération exemplaire et innovante : les toits de l'espoir.

Ils trouvent des logements insalubres, proposent aux propriétaires de bonne foi de l'aider à trouver des financements et des artisans pour éradiquer cette insalubrité.. en échange de quoi, le logement devra être loué à bas voire très bas prix pendant plusieurs années.

Et puis, le Relais c'est aussi un nouveau débouché pour les vêtements d'occase qu'il collecte pour l'isolation des maisons !

Chaque Français jette en moyenne 7 kg de vêtements, de chaussures et de linge de maison par an. Mais 45% de ces vêtements ne seront plus portés, ils deviennent alors des chiffons d'essuyage pour l'industrie. Alors le Relais a trouvé la solution :  un nouvel isolant, cet écomatériau appelé Métisse est efficace pour isoler les combles derrière  les cloisons et sous les parquets... et parce que tout est cohérent, les ventes de Métisse sont réinvesties dans la création d'emplois pour les plus en difficultés.

C'est un exemple parfait du concept "développement durable" et de ses fameux trois piliers.

lundi 10 août 2009

Gratte ciel Ecolo selon le WWF

En ce moment, plus que jamais, l’urbanisme souffre de « tourellite » aigue. Après s’être fait bouder, le temps d’une courte décennie, le gratte-ciel revient en force. Cette course folle à la hauteur n’épargne aucune métropole. Dans l’esprit collectif, la tour est le moyen d’économiser l’espace et d’optimiser ainsi l’occupation des sols. En limitant l’étalement urbain , elle contribuerait à un aménagement durable de la cité. Et si c’était tout le contraire ?

Les premiers gratte-ciel sont apparus aux Etats-Unis vers la fin du 19ème siècle. C’est le grand incendie de Chicago qui, ayant détruit une grande partie du centre ville, a permis l’essor de cette nouvelle approche architecturale. Des constructions fonctionnelles pour faire face au prix élevé du terrain que le développement des pompes à eau et l’apparition des ascenseurs ont rendues possibles.
Peu à peu, la recherche d’esthétisme est venue se greffer sur la quête utilitaire et la tour est devenue un objet de prestige au travers duquel investisseurs et architectes cherchaient à briller.
La hauteur des buildings semblait ne plus connaître de limite, les villes rivalisant d’ingéniosité pour battre le record d’altitude.

C’est en Asie, dans les régions à forte croissance, que le développement des tours est le plus spectaculaire. Terminé en 2008, l’édifice du Shangai world financial center remporte la compétition avec ses 492 mètres. La France n’est pas épargnée par l’effet de mode. La Dame de fer et ses 300 m sont concurrencés par un déluge de projets de construction . Après le concours international, remporté par Jean Nouvel, pour l’ouvrage de la tour Signal à la Défense (Hauts-de-Seine), Bertrand Delanoë annonce son intention de relancer la construction des tours à la périphérie de la ville. Entre temps, la polémique sur l’impact environnemental de ce type de construction a passablement enflé. Certains pro-tours mettent en avant le fait que les tours permettent une certaine densité et finalement s’avère économe, donc écologique… Pourtant, cet argumentaire ne tient pas la route.

Aujourd’hui, construire en hauteur revient plus cher que bâtir des immeubles compacts de quelques étages seulement. Outre les matériaux de construction (vitrages sophistiqués, bétons et aciers spéciaux…) dont la fabrication est déjà un gouffre énergétique, la gestion des fluides, le transport vertical, le chauffage et l’aération entraînent une débauche d’énergie… Le bilan énergétique d’un gratte-ciel est bien au dessus des recommandations du Grenelle avec 300 à 400kWh/m2 quand la réglementation thermique est de 150 kWh/m2 et que le plan Climat conseille 50 kWh/m2. Et ce ne sont pas les panneaux photovoltaiques et les éoliennes perchées au sommet qui suffiront à réduire la facture. Les projets de tours soit disant vertes se multiplient. Des systèmes de ventilation naturelle et des collecteurs d’eaux pluviales sont imaginés tandis que des prototypes « Hypergreen » censés autoproduire 70% de leurs besoins en énergie sont proposés. Malgré tous ces efforts, la problématique demeure entière.

En effet, ces chiffres prometteurs ne tiennent pas compte des coûts énergétiques de la construction et restent, par ailleurs, des estimations. Autrement dit, même si elles réduisent de moitié leurs besoins énergétiques, les tours resteront excessivement énergivores, au minimum 90 à 100 Kwh/m2/an même en ayant recours aux technologies les plus avancées. Quant à la thèse selon laquelle les tours limiteraient l’étalement urbain en concentrant un nombre important d’habitants à l’hectare, elle est plus que discutable…

En effet, la surdensité permet-elle réellement d’optimiser l’espace tout en garantissant performance environnementale et qualité de vie pour les habitants ? Rien n’est moins sûr. Ainsi, la densité d’habitants à l’échelle d’un quartier constitué de tours n’est pas plus grande que celle d’un quartier composé de petits immeubles collectifs de quelques étages puisque pour assurer une certaine qualité de vie à leurs hôtes, les tours ne doivent pas être construites trop près les unes des autres. Si les chanceux peuvent habiter en haut de la tour et bénéficier de la vue, ceux qui habitent en bas doivent pouvoir jouir d’un autre panorama que celui du mur de la tour du côté qui leur cache la lumière.

Selon Julie Delcroix, chargée de programme Urbanisme et Habitat au sein du WWF France, «les tours ne sont pas une réponse valide aux besoins des quartiers de demain qui s’efforcent de concilier confort de vie, bien vivre ensemble et performance environnementale. Loin d’être une utopie, ces espaces d’habitat durable existent déjà un peu partout en Europe et se développent en France. Vivants, grâce à des activités économiques et des commerces de proximité, et parfaitement desservis par les transports en commun, ils privilégient le cheminement à pied et laissent une grande place à la nature et aux loisirs des habitants ». Et cette transformation de la morphologie urbaine, propice à la convivialité et laissant la nature reprendre quelques uns de ses droits, chamboule non seulement notre rapport à l’environnement mais également notre relation aux autres !

 

mardi 16 juin 2009

Eviter à tout prix que le ciel ne nous tombe sur la tête

Tous les lieux recevant du public, c'est à dire potentiellement vous et moi, reçoivent la visite d'une commission de sécurité...présidée systématiquement par un élu. Les cinémas, les restaurants, les hôtels, les musées, les grandes surfaces.....sont visités, contrôlés. L'ensemble des réglementations doivent être appliquées. Et ces réglementations, au fur et à mesure des accidents mortels recensés, se durcissent.

J'ai présidé une de ces commissions cette semaine : dans un hôtel meublé / restaurant. 10 chambres individuels louées au mois ou à la nuit. 10 chambres avec un aménagement spartiate, sans télévision, ni décoration. Un sommier approximatif, une salle de bain morose, des rideaux propres mais sinistres, des meubles sans âme, une porte qui n'est plus qu'un battant pour cacher l'intimité tant elle est déformée. Des chambres anonymes, qui n'offrent ni réconfort ni chaleur donc, des chambres qui coûtent chacune 360 euros par mois. Et pourtant des chambres prisées car elles sont le dernier rempart avant le centre d'hébergement d'urgence ou les bosquets qui longent la ville et qui accueillent des hommes et des femmes squattant les espaces verts .

Les propriétaires de cet hôtel sont un jeune couple usé par le travail 24H sur 24H et 7 jours sur 7 qui gagne à peine sa vie, inquiet toujours de cette clientèle au bord du gouffre émotif et social. Ils veulent vendre, mais" qui voudrait acheter pour mener cette vie hasardeuse?"", c'est ce qu'ils disent.

Bref, l'homme nous accueille avec l'air désabusé de ceux qui veulent se protéger des regards inquisiteurs, de ceux qui savent qu'on leur annoncera une nouvelle de plus, une mauvaise nouvelle, malgré l'effort . Il ne peut pas payer les organismes agrées, pas acheter les portes blindées pour isoler les cuisines, foyer à risques...cuisines qui jouxtent les sas d'évacuation!!!!!!!!, pas acheter non plus une alarme qui marcherait malgré une coupure d'électricité.... Il ne peut pas, il nous le dira sans détours. Nous, nous lui dirons qu'il doit mettre toutes ses installations en conformité avec les nouvelles réglementations. J'ai voulu lui dire aussi que la vie de sa famille, comme celle de ses clients étaient en danger et que cette réglementation n'était pas faite par des technocrates inconscients, ( parce que j'ai lu qu'il pensait ça dans ses yeux en colère) mais par des responsables qui ne veulent plus que des hôtels brûlent, tuant leurs occupants comme ce fut le cas à Paris il y a peu.

La commission que j'ai présidée a émis un avis défavorable, il recevra un document lui spécifiant ce qu'il doit faire et dans quels délais.... sinon cet hôtel meublé sera fermé. Fermé pour protéger les occupants du risque de mort. Cette fermeture, parce que la République exige que les élus garantissent à leurs concitoyens que le ciel ne leur tombera pas sur la tête, posera d'innombrables questions. Où logeront ces hommes et ces femmes qui occupent ces petites chambres sommaires mais protectrices pour ceux qui s'y calfeutrent ?

C'est un dossier que nous traitons en ce moment à la ville : combien d'hôtels ?, combien d'habitants dans ces hôtels ? combien d'accompagnateurs pour ces occupants ? combien de propriétaires démunis pour payer la mise en conformité aux normes et sauver d'un feu mortel ?..... C'est un dossier qui montre toute la difficulté que l'élu local doit résoudre : appliquer la réglementation nationale évidemment, et organiser ses conséquences humaines immenses. Eviter que le ciel ne tombe sur nos têtes est bien un travail herculéen, il n'y a pas de doutes.

mercredi 27 mai 2009

Logements sociaux verts : c'est possible

Les nouveaux quartiers verts qui poussent partout en France ne sont-ils accessibles que par des Bobos ? Cela peut être un risque...

Mais la règlementation thermique pour le bâti existant s'impose aux bailleurs sociaux et pour les nouvelles constructions, tout le monde y met de la bonne volonté ! !

Coup de projecteur par exemple sur François Marty, dirigeant de l'entreprise Scierie et palettes du littoral (SPL) et des chantiers de l'insertion de l'association Chênelet, basés dans le pas-de-calais.

Ces écoconstructions ont été primées par ASHOKA association qui promeut l'entrepreunariat social.

Consultez tous ces sites, vous verrez c'est très bien fait.

lundi 25 mai 2009

Le regard noir braqué sur l'élu

J'arrive en retard.

20 personnes autour d'une table ovale immense.

Le sujet : le lieu qui abrite cette table immense, un lieu réquisitionné qui appartient à une administration.

Réquisitionner par trois hommes qui ont refusé la rue, qui ont investi un espace couvert vide.

Ils l'ont peint, aménagé de manière sommaire mais chaleureuse.

Trois hommes connus et appréciés  des commerçants et associations environnantes.

Trois hommes dont le courage transperce nos yeux, ce matin là.

 

Autour d'eux ,des personnages tous mobilisés contre l'exclusion parce qu'ils l'ont connu, vécu, subi et qu'ils ont brisé toutes les règles qui voulaient le leur imposer pour toujours.

Corinne, Patrick, Pierre.... autour d'un café, qui nous parlent de ce qu'ils font dans ce lieu courageux : ils accueillent des gens perdus, avant qu'ils ne se perdent davantage et qu'ils ne puissent plus jamais se retrouver.

Ils disent qu'ils anticipent les mots de leurs visiteurs fatigués parce qu'ils ont vécu un jour  les mêmes peurs assourdissantes.

Bref ce lieu pris d'assaut illégalement accueille trois messieurs qui se seraient retrouvés dans la rue à même le sol ou dans des lieux d'accueil impossibles pour eux et puis cet immeuble est devenu un endroit d'écoute, de réconfort....

 

Entre dans la salle un grand garçon, la chevelure épaisse noire comme ses yeux, ses paupières....noire aussi la peau qui entoure le regard...

Il prendra la parole très vite parlant de son histoire : il est à la rue ne veut pas partager son errance avec d'autres errants dans des centres pour errants

Ce lieu résout cette impossible équation.

Plus tard, il s'énervera de voir qu'on évoque le simple droit de lui retirer les siens en le privant de cette alcôve douce... enfin!

Il parle du risque de sa mort sans ce lieu, nous lui parlons de propriété et de  droits, de justice, d'expulsions

 

Bref décalage violent, inaudible, ingérable dans l'instant.

 

Il s'était calé entre deux jeunes couples presque à la dérive : une très petite maman à qui on a du retirer les enfants qui veut garder le droit de se maquiller,  d'être une femme dans la rue aussi et peut être surtout dans la rue !

Et puis un couple avec un monsieur aux joues creusées qui dit que l'alcool l'appelle pour oublier la rue

 

Je suis au milieu de ces vies de combat, nous sommes trois dans la salle à ne l'avoir jamais vécu cette satanée vie.

Et trois qui représentent aussi tous les citoyens pour lesquels la propriété est un droit fondamental inviolable.

 

Je suis contre la réquisition d'office des bâtiments, mais je suis pour les conventions d'occupation précaire sous conditions partagées et respectées, quand les projets sont solides comme l'est celui là.

 

Nous étions trois à le penser et à le traduire devant ceux qui ont le pouvoir de faire se rencontrer le besoin de l'homme au regard noir et le respect des droits de ceux qui n'ont pas besoin de regarder la rue qui brûle.

lundi 4 mai 2009

L'élu, les plus démunis et le préfet

Nous l'attendons aux portes de l'hôtel de ville. D'un cortège de voitures blindées, noires étincelantes, le voilà qui arrive.

L'homme de l'Etat, en charge du chantier prioritaire des sans abris et mal logés. Le "super" préfet détaché de Matignon s'avance d'un pas décidé.

J'ai travaillé une bonne partie de la nuit à potasser les rapports : je suis curieuse d'entendre ses mots d'accroche, sa posture, le ton qu'il y mettra...

L'homme est atypique : aucun rictus quand je lui dis que je suis conseillère déléguée (ce n'est pas un adjoint qui l'accueille), un mine plutôt réjouie quand il apprend que le logement n'est pas un de mes domaines d'expertise professionnelle mais un des thèmes d'action publique qui a accéléré mon envie de m'engager.

Plus tard dans la journée, il me dira qu'il est docteur en biologie moléculaire et que cet atypisme (tous les autres préfets ont fait l'ENA) a modelé sa carrière. Très calme, il a l'oeil vif de ceux qui cotoîent les cours du pouvoir depuis longtemps.

Réunion de travail d'abord : il parle certes d'argent et de procédure mais surtout d'hommes et de femmes... La situation sociale est tendue, les effets de la crise se font sentir dans la rue qui accueille de nouveaux égarés : des jeunes retraités, des travailleurs pauvres. L'état des lieux qu'il adresse ne conteste aucune de nos impressions sur les nouveaux flux de la rue.

On échange sur les projets de la ville : là un accueil pour les jeunes en déshérence, là l'humanisation du foyer Leydet celui vers lequel on vous dirige quand le ciel vous est tombé sur la tête, là une pension de famille pour ceux qui connaissent la rue d'aussi loin qu'ils s'en souviennent... On parle d'unité mobile psychiatrique qui fait défaut sur notre territoire, de bagagerie pour que les SDF n'aient pas cette impression sans cesse renouvelée de n'avoir aucun bien puisqu'il n'existe rien pour laisser ces bagages en sécurité...On parle des chiens aussi, qui ne savent vivre chaque seconde qu'aux pieds de leurs maîtres...

Le préfet rythme ses interventions des mêmes mots : sobriété, détermination, fluidité, gouvernance, adaptabilité...

Il ne s'agit pas de faire des lieux 4 étoiles mais de se demander si nous, nous aimerions y passer un moment de notre vie. Nous devons nous entendre (CG, CAF, DDASS, mairie, préfecture...), croiser nos informations, nous devons nous adapter aux situations humaines inextricables.

Et puis nous devons être déterminés et pédagogues : les gens de la rue doivent vivre dans la cité quoiqu'en pense la population inquiète. L'élu doit être pédagogue et dire pourquoi nous construisons ici et là des lieux d'accueil et surtout que c'est bien chacun d'entre nous, par le regard que nous poserons sur eux que leur "estime de soi" peut renaître et se traduire en projets de vie...

Le préfet s'appelle Alain Régnier, il circule partout en France et visite tous les lieux d'accueil s'assurant qu'il est clair pour tous que la rue n'est ni une alternative possible, ni acceptable. Et pourtant, il nous pose cette question : " Faut-il sortir quelqu'un de la rue alors même qu'il vous a dit qu'il ne le souhaitait pas ? Et à partir de quand cette atteinte à la liberté d'aller et venir peut-elle s'imposer ?" 

samedi 18 avril 2009

Elu : lève toi et marche derrière eux

Ma journée fut riche et symbolique. L'élu local participe à une réussite collective, il ne doit jamais l'oublier.
Homme qui marche - Giacometti
 
J'ai été reçue par l'association "habitat et humanisme" : le nom évoque merveilleusement l'esprit. Des bénévoles trouvent des solutions à des familles qui vivent des difficultés dont l'insurmontabilité pourrait les conduire au pire. Ils les écoutent, leur trouvent un logement, leur offrent l'accés à une épicerie solidaire. Cet accompagnement dure en moyenne dix huit mois, ces accidentés de la vie reprennent ensuite leur autonomie et le cours de leur vie. Ils n'auront pas glissé dans l'abandon d'eux même, auront été sauvés in extremis .
 
Deux des bénévoles me reçoivent sur une petite table dans un local qui ne se voit pas, sans ostentation : dans mon champ de vision les aliments de l'épicerie solidaire, une machine à café qui tourne à plein...je devine que ma place est celle de dizaines de personnes qui posent leur sac d'emmerdes en buvant un petit café devant les deux sourires vertigineux qu'arborent ces bénévoles.
Ils ne me parlent surtout pas d'eux mais de ces hommes et de ces femmes qu'ils reçoivent. Il n'y a dans le discours  ni compassion ni tricherie d'aucune sorte. J'ai devant moi des hommes responsables qui agissent en mettant à disposition des plus démunis leur expertise.  Ils sont rationnels, déterminés, sains, solides. Ils me parlent de ce que la ville pourrait faire pour eux ... ce qui me semble assez peu au regard des montagnes qu'ils déplacent avec une (apparente) facilité déconcertante.
Je repars regonflée, avec ma fiche de route, la certirtude que cette association comme des centaines d'autres est la preuve que l'engagement cityoyen n'est pas une "boutade", qu'il maille nos villes et nos campagnes partout. L'élu se doit d'accompagner ces structures en marchant dans leur pas et en corrigeant les âffres des dérives technocratiques.
 
Plus tard dans cette nouvelle vie qui ne s'arrête plus de me surprendre, je me retrouve à présider une commission de sécurité dans un nouveau bar/poker qu'un jeune couple vient de louer et exploite depuis quelques semaines à peine dans  une rue difficile. La salle sent l'odeur du punch et du tabac froid, les yeux du jeune couple sont fatigués et ne cachent pas leur peur du cortège à priori répressif que nous formons. Nous allons évaluer la dangerosité du site, sa conformité aux règles de sécurité ....comme souvent des travaux sont à prévoir, comme trop souvent ce bail a été repris sans que l'on informe ces jeunes des conclusions de la précédente commission de sécurité ...qui n'a rien dit ? le notaire ? le propriétaire ?ou qui n'a pas bien compris?
Bref je dois leur dire qu'après des mois de travaux et malgré tout leur courage il faudra fermer la salle du bas... que l'incendie pourrait prendre... tuer des gens ..qu'ils en seraient responsables. Je le leur dit, avec un pincement.
 
En sortant, j'échange avec les fonctionnaires : il manque une loi qui imposerait au propriétaire de donner les conclusions de la dernière commission de sécurité ...le public ne devrait  pas être accueilli dès lors que les prescriptions n'auraient pas été respéctées.
 
L'élu pourrait là encore marcher derrière eux et porter cette question devant l'assemblée nationale ...c'est probablement un combat plus long et plus hasardeux mais c'est un combat noble. Il reste à saisir qui de droit.
 
La journée fut riche. L'elu doit écouter, entendre, accompagner les forces vives. Il y en a partout. Sans elle, l'élu ne pourrait pas grand chose.
Reste que je dois rapppler cette petite dame à la voix frêle qui m'a écrit dans un français incertain pour une demande de logement ...ils n'ont pas d'emplois, pas de ressources, un titre de séjour limité .
Ce sera l'urgence absolue de la journée.

mercredi 15 avril 2009

10 astuces pour rénover durable

  1. Faites établir un diagnostic de performance énergétique (DPE).
  2. Renseignez vous sur les aides et dispositifs auprès de l'ADEME, sur le site du ministère de l'industrie ou auprès de l'agence nationale de l'habitat.
  3. Préférez les chaudières basse température et à condensation qui permettent de réaliser des gains de consommation de 12 à 20% par rapport aux chaudières standard. Faites installer un thermostat, qui assure une température constante.
  4. Isolez par l'intérieur !
  5. Pensez énergie solaire pour les chauffe-eau (solaire et thermique) et les systèmes solaires de production d'électricité (solaire, photovoltaïque).
  6. Limitez votre consommation d'eau en utilisant des embouts limiteurs de débit sur les robinets, des mitigeurs, des stops douche ou encore des chasses d'eau à double capacité.
  7. Traquez les fuites : un robinet qui goutte, c'est 100 litres d'eau perdue par an.
  8. Récupérez l'eau de pluie pour arroser les jardins ou laver les voitures.
  9. Choisissez des lampes basse consommation.
  10. Pensez aux gestes simples : laissez entrer la lumière du jour, privilégiez les murs de couleur claire, installez des zones de travail sous les fenêtres, éteignez la lumière chaque fois qu'elle n'est pas utile.

Sources : FFB et Ademe

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