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Balise - le Grenelle

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mercredi 10 février 2010

Le panneau photovoltaïque ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt

Lundi 8 février, régionale 2010 en Aquitaine, dans un Petit Basque.

Ils sont 10 et pour la plupart ne se connaissent pas. Le thème de l'échange avec Xavier Darcos : le développement durable et le logement, le fameux "habiter autrement".

Qui en France envisage une seule seconde de construire, réhabiliter, aménager sans vouloir être exemplaire en terme d'écologie ? Plus personne.

En revanche, l'interprétation et la traduction que font les décideurs de cette exemplarité sont diverses et les différences sont vertigineuses.

Autour de la table, des architectes, des bailleurs, des associations, des promoteurs, des décideurs dans les filières de construction.

Très vite on évoque les écoquartiers, la difficulté à les faire émerger, leur surcoût, leurs caractéristiques. Très vite l'auditoire se rassure : on parle tous le même langage OUF l'écoquartier ne se définit pas uniquement par l'organisation de son autonomie énergétique ou par son accessibilité en modes de transports doux...non, non ! !

Il se définit également par la mixité fonctionnelle et sociale qu'il engendre. Construire un écoquartier oblige à entendre les futurs habitants, les associations... se soucier de la vie qu'ils veulent et non plus imposer un modèle de vie standardisé, aspetisé, désincarné...Rendre la vie choisie possible et non plus construire des rêves à partir de vie subie.

Un homme parle de cette association qu'il préside et de leur expérience reproductible à l'envie : des jeunes adultes handicapés ne pouvant ni bouger ni parler ont voulu vivre en ville et plus en centre spécialisé... Ils s'en sont donné les moyens en mutualisant dans des appartements classiques une pièce à vivre et leurs services médicalisés...

Plusieurs architectes parlent des coopératives d'accession, de cette nouvelle donne... Les citoyens choisissent leur vie, achètent le terrain ensemble, participent à la conception du projet... Pour ceux que ça intéresse, j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet.  

Je crois profondément en la justesse de ces nouvelles solutions qui garantissent plus de solidarité et qui répondent aux défis de la lutte contre l'étalement urbain d'une part et l'isolement d'autre part.

Il nous faut densifier les villes et villages, construire en hauteur, mutualiser les pièces à vivre, les pièces de convivialité, partager autant que possible pour apaiser les solitudes, rendre possible le maintien à domicile...

On parle bien sûr de panneaux photovoltaïques trop souvent considérés comme la solution miracle exclusive. Dans la salle, on préfère les panneaux solaires et toutes les solutions économes en énergies. On dit que la norme peut s'avérer dangeureuse.. que les solutions d'aujourd'hui ne sont que le retour du bon sens d'hier...

On parle du bois utilisé essentiellement en Aquitaine dans 3 filières dont celle de la papèterie... pourtant il y a un marché énorme pour la construction et pour le bois de chauffage. Nous parlons de cette belle société EO2.

Le débat est intense, convivial, républicain. Le débat dissipe définitivement la peur de la récupération politique ou au contraire du désaveu de l'autre candidat s'il était réélu.

Bref, un débat normal, celui que nous devions avoir d'urgence mais à découvert et bien plus nombreux.

Il est temps de faire un Grenelle régional de l'environnement, d'échanger avec les associations et les professionnels de l'aménagement de nos territoires pour limiter l'émission des gaz à effet de serre, pour densifier nos coeurs de villes et nos  villages, pour penser aujourd'hui à ces 650 000 Aquitains qui auront plus de 60 ans demain matin... et auxquels on ne pense pas assez.  

L'écologie pose question, fait débat....évidemment les panneaux photovoltaiques sont une des mille réponses possibles .....mais une réponse seulement, technique, environnementale....surtout pas exclusive.

vendredi 4 septembre 2009

Le tour de France du Grenelle à Bordeaux

Après Strasbourg et le Puy-en-Velay, le Tour de France du Grenelle Environnement s’arrête à Bordeaux, le vendredi 4 septembre prochain. Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie animera une réunion publique pour faire le point sur les mesures concrètes issues du Grenelle de l’Environnement et leur impact sur notre vie quotidienne. En grands témoins pour l’Aquitaine : la ville de Bordeaux et le Conseil Général de la Gironde.

Vendredi 4 septembre de 18h30 à 20h30 à l’Athénée municipal, en partenariat avec France Bleu Gironde et Sud Ouest.

mercredi 5 août 2009

Copenhague-L'ultimatum climatique Objectif : 1 000 000 de signatures pour le climat

 

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OBJECTIF : 1 000 000 DE SIGNATURES POUR LE CLIMAT !

Depuis le lancement de l'opération le 27 mai dernier, vous êtes déjà plus de 100 000 internautes à avoir rejoint les 11 ONG à l'initiative de l'Ultimatum Climatique.


Rallié chaque jour par plusieurs autres associations ou collectivités locales mais aussi par de nombreuses personnalités, notre collectif tient à vous remercier pour votre soutien et vos actions, notamment sur la toile, qui participent au succès grandissant de cet appel.
Parce qu'on ne négocie pas avec le climat et qu'à l'approche de la conférence de Copenhague, il semble que les dirigeants des pays les plus riches n'aient pas encore pris totalement la mesure de la responsabilité qui leur incombe, votre soutien et votre capacité à diffuser cet appel est notre force la plus précieuse pour les en convaincre.

« Continuez à soutenir l'appel "Ultimatum Climatique" en le diffusant auprès de vos proches »

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Merci à toutes et tous pour votre engagement !

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Antoine Bernard, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

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"L'ultimatum climatique est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Pour plus d'information sur la mobilisation internationale cliquez ici"

Si vous voulez vous désinscrire, cliquez ici

mardi 30 juin 2009

José Bové, ce que les écologistes veulent faire à Copenhague

Que veulent faire les écologistes à Copenhague en décembre ?

C'est la question qui a été posée à José Bové, élu au parlement européen le 07 juin dernier, sur le site Reporterre.

Pour écouter sa réponse : cliquez ici

J'ai envie d'aller à Copenhague, d'assister aux débats. 

J'aimerais que nous y soyons nombreux, que la pression populaire soit si forte que les élus ne pourront pas ne pas prendre les bonnes décisions.

mardi 14 avril 2009

Le développement durable est " un oxymore paralysant"

C'est la thèse que défend Bertrand Méheust, professeur de philosophie, historien de la psychologie ( auteur de "la politique de l'oxymore"). Selon lui "le développement durable serait une fausse bonne idée ou le dernier chemin praticable...en tout cas le moyen pour le marché de perséverer dans son être en dégageant de nouveaux profits...c'est l'illusion de la croissance verte!!!"

C'est le profond malaise que lui a inspiré le Grenelle de l'Environnement en 2007 qui l'a conduit à écrire son livre. "Il y a eu récupération des prévisions très pessimistes des écologistes sur le réchauffement climatique ou la perte de biodiversité...mais sous une forme recalibrée pour être compatible avec le mode de vie de notre société."

Ces pensées sont proches de celles d'Hervé kempf - KO en 3 actes : acte 1acte 2 et acte 3.

Elle ne peuvent pas nous empêcher de continuer à agir au quotidien dans la sensibilisation au développement durable mais elles doivent ancrer en nous la certitude que c'est d'une révolution sociétale dont nous avons besoin et que nous devons conduire urgemment.

samedi 4 avril 2009

La mer morte en danger de mort

Source Le Figaro Jean-Luc Nothias

La mer morte a perdu 1/3 de sa surface en 50 ans et depuis 1978 son niveau baisse de 70 cm par an.

A la fin du siècle, la mer morte ne sera plus qu'une mare salée. Les études ont montré que cette mer reliée il y a 40 000 ans à la méditérannée est en train de mourir du fait des activités humaines (irrigation, consommation).

La mer morte n'est pas le seul lac à avoir des ennuis à cause de l'homme : la mer d'Aral, certains lacs chinois sont aussi condamnés.

 

vendredi 27 mars 2009

Vidéo : Développement durable et internet - Gilles Bérhault

Aujourd'hui pour notre nouveau rendez-vous durable, on donne la parole au président de l'association ACIDD.

Gilles Bérhault était présent hier soir à Bordeaux pour animer une conférence suite à la parution de son livre développement durable 2.0. Il nous parle de développement durable et de TIC. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les actions de l'association, suivez le lien.

 


Développement durable et internet
 

vendredi 16 janvier 2009

Vidéo : développement durable et Grenelle local - Laurent Drajkowski

Le directeur de la communication de Chalons en champagne nous parle de la politique DD mise en place dans sa municipalité : Le Grenelle local de l'environnement.


Le Grenelle local de l'environnement -Chalons en Champagne

mercredi 14 janvier 2009

Enfin des bonnes nouvelles du secteur économique français

eco_construction.jpgA l’heure où nombre d’entreprises licencient ou mettent leurs salariés au chômage technique, Suez Environnement et Véolia embauchent. Suez a prévu pour sa part, 1 800 recrutements en 2009. Le secteur de l’économie verte se porte bien, il représentait en 2008, 400 000 emplois – soit bien plus que le secteur automobile- pour un chiffre d’affaires avoisinant les 60 milliards d’euros. Et ce n’est que le début. En 2020, ce secteur pourrait représenter 700 000 emplois !



Les domaines concernés sont nombreux.

Les transports via notamment le ferroviaire et le tramway pourraient à eux seuls créer 14 000 emplois directs en France d’ici à 2012. Le secteur automobile et les projets de véhicules électriques pourraient dans une moindre mesure être pourvoyeur d’emplois.

Le traitement de l’eau et des déchets, dont les deux leaders mondiaux sont français, fournit une grande majorité des emplois aujourd’hui. La demande s’accentuant, il est à parier que les créations d’emplois suivront.

Mais le secteur qui devrait connaître la plus grosse croissance est l’artisanat du bâtiment et les entreprises qui proposent de la rénovation thermique et des nouveaux équipements de chauffage. En adoptant le « triple 20 » : réduction de 20% des émissions à gaz à effet de serre, porter à 20% la part des énergies renouvelables et réaliser 20% d’économies d’énergie, le tout d’ici à 2020, l’Europe s’est doté d’un vrai plan de relance de l’économie. 800 000 logements privés à rénover et au moins 100 000 logements sociaux, auxquels il faudra ajouter tous les bâtiments publics.

L’économie verte représente un formidable gisement d’emplois, il faut le répéter, le faire savoir afin que les filières continuent de se structurer, que les matériaux soient plus accessibles, les salariés mieux formés et les acheteurs plus nombreux encore

dimanche 4 janvier 2009

Quelques vérités sur l'eau

eau2.jpgL'eau douce ne représente que 2,5% du stock total d'eau sur la planète (les 97,5% restants étant salés) et elle est utilisée à 70% pour l'irrigation liée à l'agriculture. La France, comme certains pays de l'Est et du Nord de l'Europe, a connu une baisse sensible de sa consommation domestique. Aujourd'hui, elle se situe au même niveau que l'Irlande, l'Allemagne et les Pays-Bas. Les trois pays d'Europe ayant les plus fortes consommations d'eau sont la Suisse, la Finlande et l'Italie. À l'inverse, la plus faible consommation d'Europe est en Belgique.

En moyenne sur les 150 litres d'eau utilisés chaque jour par chaque français, seul 1,5 litres est bu. Tout le reste concerne nos usages domestiques, qui se répartissent comme suit : - 7% pour l’alimentation : 1% pour la boisson, 6% pour la cuisine - 93% pour l’hygiène et le nettoyage : 39% pour la douche et le bain, 20% pour les sanitaires, 12% pour la lavage du linge, 10% pour le lavage de la vaisselle, 6% pour la voiture et le jardin et 6% pour les divers (source Ademe). En France, un logement (soit environ 2.5 personnes) consomme en moyenne 120 m3 d’eau (120 000 litres) par an. Ce volume varie selon le nombre de personnes habitant le logement, et le secteur géographique : on consomme un peu plus d’eau au nord qu’au sud de la Loire, en région parisienne qu’en province, en ville qu’à la campagne.

À ces chiffres s’ajoutent les consommations collectives auxquelles chacun participe (communes, écoles, hôpitaux,….), et les consommations des entreprises. Au total, hors industries et agriculture, on obtient une moyenne d’environ 210 litres par jour et par personne.

A titre d’exemple, il faut environ : - 3 litres d'eau pour produire 1 litre de vin, et 1.5 litres d’eau pour l’embouteiller ; - 150 litres d’eau pour laver une voiture ; - 400 litres d’eau d'eau pour produire 1 m3 de béton prêt à l’emploi.

De nombreux ratios comme ceux qui précèdent sont disponibles, mais ne permettent pas toujours une représentation claire de la situation. En se plaçant à l’échelle de branches d’activité ou d’ensemble d’acteurs, la représentation est plus accessible.

Ainsi par exemple en Gironde : - les supermarchés consomment presque autant d’eau potable que l’activité viticole ; - les coiffeurs consomment autant que les centrales de lavage de voitures ; - le plus important consommateur d’eau du département est le CHU ; - et surtout, les habitants dans leurs logements consomment 75% de l’eau du robinet distribuée. Les entreprises n’en consomment que 10% et les établissements publics 15%. Par conséquent, il en va de même pour l’eau potable, que pour l’énergie et les transports : les habitants en cumulé sont les premiers consommateurs-acteurs du défi de préservation de nos ressources naturelles.

Pour apprécier l’état des ressources en eau il faut aussi connaître le fonctionnement des systèmes aquifères naturels, or il est parfois complexe. Ainsi, les derniers printemps et étés ont été assez pluvieux dans certaines régions de France, et peuvent laisser penser qu’en matière de ressource en eau, la situation est actuellement plutôt favorable. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas, notamment quand l’eau potable est produite à partir de nappes souterraines. En effet, le cycle de renouvellement de l’eau est beaucoup plus long dans les nappes que dans les rivières (quelques années, voire quelques milliers d’années, à comparer à quelques semaines voire quelques mois), et les nappes ne se rechargent qu’à certaines périodes (généralement d’octobre à mars ; en été l’évapo-transpiration est importante et peu d’eau s’infiltre) et dans certaines conditions (les pluies trop intenses ne s’infiltrent pas mais ruissellent). Par exemple, toujours dans le département de la Gironde, 99% de l’eau du robinet est produite à partir de nappes souterraines profondes. Et elles sont localement trop exploitées (on y prélève 150 millions de m3/an alors que la capacité naturelle est de l’ordre de 120). Elles se renouvellent très lentement (l’eau de pluie s’infiltre plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres en amont et percole sous terre à une vitesse de l’ordre de 1mètre/jour jusqu’à rejoindre l’océan) et l’eau y est âgée d’environ 20 000 ans et est d’excellente qualité. Ces nappes sont isolées de la surface, et sous pression, sous des couches géologiques imperméables. Les pluies ne rechargent donc pas directement ces nappes profondes, mais seulement les rivières et les nappes superficielles. Par conséquent, dans ce département de la Gironde, même si l’été est pluvieux, paradoxalement il faut économiser l’eau potable. Et pour la même raison, il est aussi important d’y économiser l’eau l’hiver que l’été.

Enfin, au-delà de l’eau elle-même, il faut aussi penser :

- A son contenant : quand on achète une bouteille d'eau : 80% du coût concerne l'emballage. L'eau de robinet coûte 100 à 300 fois moins cher que l'eau en bouteilles. Si nous buvions tous de l'eau du robinet cela nous permettrait d'économiser jusqu'à 240 000 tonnes de plastique par an ; - A son éventuel chauffage : dans les logements plus de 30% de l’eau du robinet est chauffée. L’eau chaude sanitaire représente environ 20% de la facture énergétique des logements. Consommer moins d’eau permet de réduire sa facture énergétique, et de réduire celle de la collectivité : l’eau non consommée ni pompée, ni potabilisée, ni traitée après usage. Et avec des gestes simples (douche plutôt que bain, relevé régulier du compteur, pas d’eau qui coule inutilement, arroser à la fraiche,…) et de petits équipements adaptables (douchette éco et flexible renforcé, aérateurs éco pour l’évier et le lavabo et sac WC pour réduire le volume de chasse d’eau), on peut réduire sa consommation de 30% pour un investissement d’au plus 100€, rentabilisé en moins d’un an. Sources : centre d'information de l'eau et www.jeconomiseleau.org 2007. Merci au SMEGREG également pour les informations contenues dans cet article.

jeudi 1 janvier 2009

Ce que nous espérons pour 2009

Depuis 9 mois nous écrivons quasi quotidiennement des articles autour du développement durable. Notre métier nous permet de mettre en pratique nos convictions profondes : il y a dans le monde associatif local des hommes et des femmes qui sensibilisent nos écoliers aux pratiques écoresponsables autant qu'aux dangers qui les menacent et les mécanismes qui en sont à l'origine.

Nous avons ce grand bonheur d'entendre des enfants développer des raisonnements pertinents démontrant l'absurdité de nombreux comportements. Nous avons aussi la certitude que le temps presse car la plupart de ces enfants sont inquiets , conscients des menaces qui planent sur leur future vie de grands.

Je suis élue au logement depuis mars dernier et je prends conscience que le défi de la rénovation énergétique du bâtiment existant est un défi immense.

Aussi, ensemble toutes les deux nous avons décidé de vous faire part de nos voeux pour l'année qui vient.

1) Que tous les enseignants puissent bénéficier de formation autour du DD avec des idées de séances pédagogiques et que le DD soit enseigné à leurs élèves de manière transdisciplinaire et continue.

2) Que les manuels d'apprentissage de nos enfants comme de nos étudiants soient conçus et rédigés à travers le prisme écologique.

3) Que les managers, directeurs et tous les cadres comprennent que le DD ne se résume pas qu'au film d'Al Gore et ne se limite pas au tri des déchets.

4) Que tous les élus se parlent, échangent sans prendre en compte leur idéologie politique, ni les limites du territoire sur lequel ils exercent leur pouvoir.

5) Que tout ce qui nous semble invraisemblable soit stoppé : distribution papier systématique des annuaires, éclairage de nuit des bâtiments publics et centres commerciaux, emballage des produits manufacturés...

6) Que la gouvernance ne soit ni une mode, ni un placement électoral mais une nouvelle manière de prendre des décisions et des responsabilités collectives.

Vous avez sûrement d'autres voeux. Oui, mais lesquels ? Faites les nous partager.

mercredi 24 décembre 2008

La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas

energie.jpegL'électricité est al forme d'énergie dont la demande croit le plus depuis 30 ans. De 1973 à 2005, la consommation d'énergie a doublé dans le monde, celle de l'électricité a triplé. Plus de ménages habitent des logements plus grands. Les équipements électroménagers se banalisent (y compris les climatiseurs), le stock de télévisions par foyer est en plein essor.

Or, il faut deux ou trois unités d'énergies primaires pour obtenir une unité d'électricité, le solde est perdu s'il n'est pas récupéré sous forme de chaleur. Les centrales à charbon fournissent 40% du courant consommé dans le monde : donc l'électricité est la principale source de gaz à effet de serre (GES).

D'éminents climatologues comme James Hansen, affirment que la seule façon réaliste de fortement baisser les émissions de GES, est d'abandonner le charbon tans que le CO2 n'est pas capturé et séquestré. Mais la capture et la séquestration du carbone est une option, elle ne sera vraisemblablement opérationnelle que dans une décennie.

En attendant, le seul scénario très ambitieux, qui vaille est la baisse de la consommation d'énergie. - Découpler la vente d'electricité des revenus des entreprises électriques, - Ne plus rétribuer la vente d'énergie mais les services énergétiques. Exemple des services industriels de Genève qui sont en passe de créer la 1ère centrale qui se rémunèrera sur les watts épargnés.

De quoi donner aux énergies renouvelables le temps de mûrir pour gagner en efficacité avec une baisse de leurs coûts à la clef.

mardi 23 décembre 2008

Un conseil municipal très développement durable

Hier, nous avons délibéré au conseil municipal de Bordeaux sur notre agenda 21. L'opposition s'est abstenue. J'ai souhaité intervenir, je vous livre telle que mon intervention. Beaucoup se sont exprimés pour rappeler l'urgence écologique. Mais il n'y a pas eu d'unanimité autour de ce chantier tellement particulier. J'ai eu le sentiment que nous ne débattions pas sur le fond. Comment les Bordelais peuvent s'approprier cette démarche, la nourrir de leurs visions. Je suis restée perplexe, mais je serai plus que jamais attentive à la mise en place d'une gouvernance écologique indispensable à la réalisation de notre projet de ville durable.

"L’agenda 21, vous le savez tous, c’est ce qui doit être fait au 21ème siècle pour protéger la planète et toutes les formes de vie, pour améliorer sans relâche le lien social.

Aujourd’hui, nous prenons nos responsabilités avec force et détermination. L’agenda 21 est trop souvent conçu et présenté comme un document technocratique, symbole d’une écologie politique soudaine qui dans les faits n’est incarnée par personne et ne produit que des discours incantatoires et du green washing.

Je veux saluer le travail formidable qui a été produit par les agents municipaux et par tous les élus. Qui rédige, encore le moindre écrit et anime la moindre réunion sans parler de développement durable ? Plus personne, du moins je l'espère. Ce 1er travail indispensable de sensibilisation et d’éducation au développement durable est aujourd’hui réussi. C’est incontestable.

Nous avons maintenant un chantier énorme qui nous attend : celui de la gouvernance écologique. Il nous faut intensifier les débats avec les Bordelais, leur parler de leurs préoccupations (pouvoir d’achat, crise de l’énergie, crise du logement, chômage…). Il faut leur montrer en quoi notre action y répond concrètement.

Le développemnet durable est universel : les enjeux écologiques ne peuvent plus être l’objet de débats idéologiques politiciens ni de combats de personne. L’opposition ne s’y sont pas trompée, elle nous a fait profiter de ses connaissances et de sa précieuse vigilance. En tant que jeune élue, et dans cette période propice aux vœux, je ne peux que souhaiter que le vote de notre agenda 21 soit une étape irréversible, les murs porteurs d'une ville durable.

Je sais, monsieur le maire, votre capacité à transcender notre agenda 21 en mobililsant l'ensemble des forces vives du territoire. Je sais, monsieur le maire, votre capacité à faire de Bordeaux le modèle d’une ville durable exportable bien au-delà de nos frontières et pourquoi pas d'une nouvelle société durable."

vendredi 5 décembre 2008

Mais enfin, pourquoi le DD dans l'école n'est il toujours pas une priorité ?

Chaque jour des enseignants volontaires, conscients et courageux sensibilisent leurs écoliers aux enjeux écologiques.

Et pourtant, la réforme de Darcos a profondément modifié les conditions de travail, a limité le temps d'échanges entre les enseignants. L'apprentissage de la lecture et de l'écriture comme priorité absolue, produit dans de nombreux établissements des conséquences trop peu médiatisées à ce jour : tout autre projet culturel, environnemental et artistique peut apparaître secondaire ... au point de ne plus être impulsé, ni conduit.

En outre, le DD ne fait pas l'objet de formation obligatoire, de sorte que beaucoup d'enseignants n'ont pas les outils pédagogiques leur permettant d'enseigner le DD comme un enseignement à part entière mais comme un des enseignements à diffuser à travers l'ensemble des disciplines et plus globalement des comportements dans l'école. Les enseignants doivent ouvrir leur champs d'actions dans l'univers des comportements de leurs élèves donc à la famille et autres professionnels de l'enfance.

Les municipalités doivent s'habituer à accompagner les enseignants, non plus uniquement sous l'angle logistique (gestion des bâtiments, fournitures scolaires) mais en offrant aux parents d'élèves une sensibilisation parallèle et cohérente aux enjeux du DD.

Collectivités, enseignants et parents d'élèves doivent pouvoir resserrer leur liens, avancer ensemble dans la compréhension du DD et dans la mutualisation des moyens pour faire que les enjeux écologiques ne soient pas un champ d'étude mais un moyen d'offrir plus de démocratie participative et un levier de changements comportementaux quantifiables.

Le DD à l'école n'a pas eu sa part belle dans le Grenelle, très peu de voix s'en sont émues, et pourtant.... Je fais partie de ceux qui considèrent que ce chantier est absolument prioritaire.

jeudi 9 octobre 2008

Qui sont ces 10 000 compacteurs ?

Plus pragmatiques que les altermondialistes, il ne leur suffit plus d'acheter bio et d'organiser des Grenelle de l'environnement, ils veulent agir ! !

Ce sont les "no conso". Selon l'édtieur, Yves Michel dans Les créatifs culturels en France "ces no conso sont des expérimentateurs qui font partie des créatifs culturels, cette frange avancée de la société. 17% de la population qui crée les valeurs et les modes de vie de demain."

Chez les no conso, il y a la catégorie des compacteurs. Ils sont 10 000. Ils ont fait voeu de ne plus acheter de produits neufs pendant 1 an au moins. Il y a plus extrême encore ! ! Les "survivalistes" qui s'équipent et constituent des stocks (au cas où???)

Pour approfondir le sujet : www.ecocircus.org

www.monotarcie.blogspot.com

jeudi 25 septembre 2008

Grenelle, enfin du concret

Réduire les distances entre son domicile et son lieu de travail permet naturellement une moins grande utilisation de son véhicule.

Par conséquent, lutter contre l'étalement urbain en densifiant la ville semble être une solution durable qui favorisera l'utilisation de déplacements doux, revivifiera les centres villes et naturellement réduira les GES.

Nous avons publié cet été un article où l'on apprenait que les élus de notre capitale réfléchissaient à la construction en hauteur... Nous y voyons là un projet intéressant et courageux parce que probablement impopulaire.

Les possibilités de densifier la ville sont multiples.

En attendant, je souhaite revenir aujourd'hui sur un article du Canard enchainé publié cet été. Je vous en livre quelques extraits.

"... aujourd'hui, une bonne trentaine de projets entre 120 et 300 mètres de haut sortent des cartons. Signés par les plus célèbres architectes, ils représentent une surcharge de près de 3 millions de m². C'est l'état qui a donné en 2004, le signal de départ de cette course vers les sommets. (le gouvernement avait lancé un programme de 12 nouveaux gratte-ciel dans le quartier de la Défense). Avec cette démarche, les élus ne cherchent pas seulement à laisser une trace durable dans le paysage, ils espèrent d'abord ramasser de l'argent frais, la vente des droits à construire représente un pactole ! !" Etonnant comme info, d'autant plus que dans ce même article on apprend que La Tribune dans un numéro de juillet 2007 indiquait que l'investissement dans l'immobilier d'entreprise avait baissé de 60% et que certains administratifs de l'EPAD (Etablissement public d'aménagement de la défense) estimaient que les prix et les droits à construire allaient chuter d'au moins 20% en 2008.

On vous livre ces arguments parce tous les avis comptent, que chacun porte une partie de la vérité. Je suis sûre que la lutte contre l'étalement urbain notamment par les constructions en hauteur mais pas seulement, sont une solution à mettre en pratique.Il y aura toujours des gens, des groupes, des entreprises qui feront du profit mais l'essentiel est de faire comprendre au plus grand nombre que l'on ne peut plus habiter loin de son travail .Tous les élus doivent raisonner autrement. Beaucoup d'ailleurs ont commencé à le faire...

mardi 16 septembre 2008

Les règles ne règleront pas tout

Pendant Agora à Bordeaux, rencontre sur l'architecture, l'urbanisme et le design les 11, 12 et 13 avril derniers, Nicolas Michelin architecte de renom, nous a relaté cette anecdote.

Dans le cadre d'un de ses projets urbanistiques, il a proposé que le système de ventilation se fasse par la voie naturelle du vent. Cela semble évident, et pourtant ...de nombreux obstacles se sont dressés face à ce projet, parmi lesquels des problèmes d'autorisation et d'assurance.

Ces deux obstacles fondamentaux ont été levés grâce à la détermination de l'architecte et l'appui de quelques décideurs convaincus, OUF !

Pour autant ce projet de bon sens ne se fera pas... Car, ... il n'est pas conforme à la réglementation RT 2005. Réglementation qui est pourtant censée concourir à la mise en oeuvre de deux objectifs : - réduire la consommation énergétique, - faciliter l'exploitation des énergies renouvelables.

L'issue du Grenelle de l'environnement s'est voulue normative pour inciter toute la chaîne du bâtiment à concevoir et produire autrement. L'issue du Grenelle de l'environnement est vraiment trop normative risquant de couper cet élan de bon sens et de créativité qui s'est emparé de nos bâtisseurs.

Pour protéger la planète... il faut des normes bien sûr. Des normes qui permettront de guider les professionnels et les particuliers, d'imposer quand il le faut, de réglementer les pratiques. Mais la norme ne peut pas tout ! Alors une solution, tout au moins pour l'architecture et les bâtiments, consiste peut être dans la création de zones franches où l'expérimentation, où la création, où l'ambition seraient possibles ?

lundi 8 septembre 2008

Les énergies de l'ile de la Réunion

L’île de la réunion est la mieux placée pour atteindre les objectifs du Grenelle c'est-à-dire 50% d’énergies renouvelables en 2020.

Elle en est aujourd’hui à 37%.

Elle ne s’interdit pas d’atteindre l’autonomie énergétique complète d’ici 2030.

Il y a sur cette île modèle :

- une soixantaine d’éoliennes, - la centrale thermique de Bois-rouge qui utilise des résidus de canne à sucre , - le lancement de forages d’exploration sur le volcan, - un logement sur 5 est équipé d’un chauffe eau solaire, - la ZAC 2000 au port de Saint Denis est la plus grande ferme photovoltaïque.

On vous avait déjà parlé d'une île pour laquelle aussi lé défi écologique était une question de survie.

Les îles peuvent prétendre plus facilement à l'autonomie énergétique que nos territoires, elles sont également plus directement concernées par les conséquences du réchauffement climatique au premier rang desquels on trouve la montée des eaux qui les expose au risque mortel de disparition.

Nous devons être très attentifs à ce qui sera organisé dans ces îles, il nous faudrait les soutenir avec force et détermination : leur combat d'aujourd'hui est celui qui nous attend demain matin.

vendredi 1 août 2008

Toi, moi, eux, nous ... ensemble

Nous les administrés, les citoyens, les contribuables, les électeurs savons que l'enjeu écologique est immense, que trop de spéculateurs font du green washing, que ce sont de nos petits gestes écocitoyens ajoutés à ceux des autres que l'issue de ce combat écolo peut être gagnante.

Mais quand même, on ne peut s'empêcher d'espérer que grâce au Grenelle de l'environnement et au travail d'élus obsédés par le DD, aidés de leurs administrations expertes et lucides, les solutions vont nous être apportées, au minimum facilitées.

Mais, chers amis, entre l'intégrisme écologique et la mauvaise fois à toute épreuve, il y a un boulevard inouï d'attitudes à adopter et à exiger ....

- que tous les élus et chefs d'entreprises, ceux qui ont des pouvoirs de décision se forment, s'informent au delà de leurs champs de compétence, au delà des fractures idéologiques, au delà des limites territoriales de leurs mandats. Qu'ils comprennent que leur implication personnelle est fondamentale : le directeur d'une école, le maire d'une commune rurale, l'élu de la région siégeant dans la commission culture, l'élu du département siégeant dans la commission espaces sensibles, l'artisan charpentier, le banquier.....seront tous confrontés aux mêmes constats et aux mêmes axes de progression : économie de papier, réduction des consommations énergétiques, tri des déchets, chasse des fuites d'eau ...A ceci près que leurs métiers spécifiques génèreront des questions particulières et offriront des réponses particulières ... toujours valorisables, toujours dupliquables.

- que tous ces décideurs réunissent autour d'eux régulièrement l'ensemble des acteurs, des structures qu'ils dirigent, animent, accompagnent pour faire des diagnostics, des états des lieux, pour lancer ensemble des pistes de progression dont la réussite dépendra de l'implication et de l'action de chacun.

Il est urgent et vital de ne laisser à personne le soin de nous dicter ce qu'est le DD, quels écogestes mettre en place, quels grands projets ambitieux financer.

Il faut chercher à comprendre, se faire expliquer, demander comment les décisions ont été prises...

Il est essentiel que de grands projets ambitieux sortent de terre : il s'agit souvent d'expérimentations dont les résultats nous feront progresser et libèreront créativité et ingéniosité.

Mais il est fondamental que chacun porte la responsabilité d'actions conçues et mises en oeuvre sous l'angle du DD autant que sous n'importe quel autre angle.

Les sujets communs doivent faire l'objet de décisions comme d'investissements en temps, en compétences et en argent communs (état, région, département, communes...)

Les projets ambitieux ne doivent jamais cacher un quotidien délaissé de toute réflexion écologique.