Accueil | Les Rendez-vous durables | Le petit journal d'une élue de la République | Les acteurs du DD | Bibliographie

Balise - ecoquartier

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 16 février 2010

Le BBC n'est pas une solution miracle

92% des dirigeants et 84% des salariés considèrent la qualité environnementale des bureaux comme un critère déterminant selon la dernière enquête foncière des régions TNS Sofres.

Plus aucun bâtiment ne se construit s'il n'est pas "vert". La HQE et le BBC sont devenus le B A ba. Mais attention, associer les utilisateurs à cette démarche durable est incontournable.

Au pied de la gare RER du Bourget, le Mermoz est un bel exemple de cette double condition de réussite au défi écologique. C'est le premier immeuble doublement certifié HQE et Breeam (label anglo-saxon).

Ce bâtiment de 21 000 m² se distingue notamment par son "guide vert" et ses fiches thématiques destinées à sensibiliser chaque utilisateur, devenu partie prenante de la démarche écocitoyenne.

Le hall du Mermoz affiche avec fierté l'empreinte énergétique du bâtiment en temps réel !

Source Express

mercredi 10 février 2010

Le panneau photovoltaïque ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt

Lundi 8 février, régionale 2010 en Aquitaine, dans un Petit Basque.

Ils sont 10 et pour la plupart ne se connaissent pas. Le thème de l'échange avec Xavier Darcos : le développement durable et le logement, le fameux "habiter autrement".

Qui en France envisage une seule seconde de construire, réhabiliter, aménager sans vouloir être exemplaire en terme d'écologie ? Plus personne.

En revanche, l'interprétation et la traduction que font les décideurs de cette exemplarité sont diverses et les différences sont vertigineuses.

Autour de la table, des architectes, des bailleurs, des associations, des promoteurs, des décideurs dans les filières de construction.

Très vite on évoque les écoquartiers, la difficulté à les faire émerger, leur surcoût, leurs caractéristiques. Très vite l'auditoire se rassure : on parle tous le même langage OUF l'écoquartier ne se définit pas uniquement par l'organisation de son autonomie énergétique ou par son accessibilité en modes de transports doux...non, non ! !

Il se définit également par la mixité fonctionnelle et sociale qu'il engendre. Construire un écoquartier oblige à entendre les futurs habitants, les associations... se soucier de la vie qu'ils veulent et non plus imposer un modèle de vie standardisé, aspetisé, désincarné...Rendre la vie choisie possible et non plus construire des rêves à partir de vie subie.

Un homme parle de cette association qu'il préside et de leur expérience reproductible à l'envie : des jeunes adultes handicapés ne pouvant ni bouger ni parler ont voulu vivre en ville et plus en centre spécialisé... Ils s'en sont donné les moyens en mutualisant dans des appartements classiques une pièce à vivre et leurs services médicalisés...

Plusieurs architectes parlent des coopératives d'accession, de cette nouvelle donne... Les citoyens choisissent leur vie, achètent le terrain ensemble, participent à la conception du projet... Pour ceux que ça intéresse, j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet.  

Je crois profondément en la justesse de ces nouvelles solutions qui garantissent plus de solidarité et qui répondent aux défis de la lutte contre l'étalement urbain d'une part et l'isolement d'autre part.

Il nous faut densifier les villes et villages, construire en hauteur, mutualiser les pièces à vivre, les pièces de convivialité, partager autant que possible pour apaiser les solitudes, rendre possible le maintien à domicile...

On parle bien sûr de panneaux photovoltaïques trop souvent considérés comme la solution miracle exclusive. Dans la salle, on préfère les panneaux solaires et toutes les solutions économes en énergies. On dit que la norme peut s'avérer dangeureuse.. que les solutions d'aujourd'hui ne sont que le retour du bon sens d'hier...

On parle du bois utilisé essentiellement en Aquitaine dans 3 filières dont celle de la papèterie... pourtant il y a un marché énorme pour la construction et pour le bois de chauffage. Nous parlons de cette belle société EO2.

Le débat est intense, convivial, républicain. Le débat dissipe définitivement la peur de la récupération politique ou au contraire du désaveu de l'autre candidat s'il était réélu.

Bref, un débat normal, celui que nous devions avoir d'urgence mais à découvert et bien plus nombreux.

Il est temps de faire un Grenelle régional de l'environnement, d'échanger avec les associations et les professionnels de l'aménagement de nos territoires pour limiter l'émission des gaz à effet de serre, pour densifier nos coeurs de villes et nos  villages, pour penser aujourd'hui à ces 650 000 Aquitains qui auront plus de 60 ans demain matin... et auxquels on ne pense pas assez.  

L'écologie pose question, fait débat....évidemment les panneaux photovoltaiques sont une des mille réponses possibles .....mais une réponse seulement, technique, environnementale....surtout pas exclusive.

mardi 2 février 2010

Juppé : l'écologie en action

Pour tous ceux qui ne l'ont pas encore vu !

lundi 4 janvier 2010

GINKO dès 2010 l'écoquartier de Bordeaux

Le Ginkgo est la plus ancienne famille d'arbres connue, puisqu'elle serait apparue il y a plus de 270 millions d'année. Ce sera aussi le nom du futur écoquartier de Bordeaux.

Pour en savoir plus : http://www.ecoquartier-ginko.fr/

dimanche 8 novembre 2009

Les Solidarités dans le développement durable : Débat ouvert à Bordeaux

6 novembre, Bordeaux sous une pluie tenace.

Pourtant, des centaines de personnes ont convergé vers les quais au Hangar 14 pour parler des solidarités.

Cinq espaces d’évidence vitale, accueillent le tout à chacun : logement, lien social, précarité, enfance/famille, vieillissement. Cinq univers partagés, qui depuis des mois sont ouverts aux débats libres. Un débat avec les citoyens au cœur des quartiers, avec les fonctionnaires quel que soit leur poste, avec les partenaires de la ville.

La place des pères dans l’éducation, les nouvelles formes d’habiter dans les écoquartiers,  notre regard sur l‘allongement de la durée de la vie, la culture pour lutter contre la précarité….

Autant de sujets pour débattre, libérer la parole. Il ne s’agit pas  de se laisser aller à un discours hégémonique faussement compatissant. NON, il s’agit d’écouter et surtout  d’entendre tout ce qui se délite, s’abîme, oppresse et tout ce qui se construit, s’innove et se crée dans notre ville.

17H, Corine Lepage, Alain Juppé, P Saglio et J L  Sanchez concluent la journée en ouvrant le spectre des questionnements comme des possibles. Leurs mots tambourinent encore aux portes de mes émotions et exaltent mon engagement pour notre cité.

A Juppé rappelle quelques définitions oubliées, celle de l’économie « gestion des ressources rares » détournée au profit de la démesure, celle de la nation de Renan  autour de l’idée d’un « plébiscite de chaque instant ».  Les mots que je retiens : « Retrouvons le bonheur de vivre ensemble »

C Lepage nous confirme nos craintes : le développement durable est vu depuis l’Europe sous l’angle quasi exclusif de l’environnement . Elle nous exhorte doucement à nous nourrir de ce qu’il y a de plus moderne ( croissance verte) et de plus traditionnel ( le rapport originel à la terre et à l’humanité ) partout dans le monde. Elle dit encore « Associons les plus modestes à la construction de notre nouvelle société »

Ces politiques là débattent…débattant ils choisissent de facto, d’assumer que les solidarités ont une part incontestable dans le DD.

P Saglio président d’ATD quart monde ( « que tous accèdent aux droits de tous ») martèle trois idées : multiplions  le nombre de bénévoles engagés dans la citoyenneté, Mettons tout en œuvre pour éradiquer la très grande pauvreté , retrouvons l’envie de l’autre…. . « Nous ne survivrons que dans la fraternité !!! »

JL Sanchez, délégué général de l’observatoire national de l’action sociale décentralisée se révolte que la France soit considérée à l’étranger, riche de droits mais pauvre de liens,…. la France doit assumer sa responsabilité universelle pour nous projeter dans le monde de l’espérance .  « La crise doit offrir l’opportunité de  tous nous repositionner par rapport au lien social »

Prenez vos plumes et ou tapez sur les touches de votre clavier, venez rejoindre ceux qui nous interpellent dans les réunions de quartiers,….venez nous bousculer avec vos idées, vos colères, vos projets……Faisons vivre notre projet social ensemble.


Solidarités Bordeaux - Alexandra Siarri

samedi 17 octobre 2009

Soirée débat à l'Utopia de Bordeaux sur les actions éco-urbaines

Le mardi 20 octobre, SOIRÉE-DÉBAT à l'Utopia sur les actions éco-urbaines. Projection unique de 3 petits films : le cohabitat en Scandinavie, en Europe du Nord, à Bordeaux.

Soirée organisée et animée par les membres de l'association H Nord et des habitants de la Rue Paul Camelle, à Bordeaux -Bastide.

De l'humain dans l'urbain

Les actions éco-urbaines, mix d'initiatives citoyennes et de volonté politique...*

Projection/débat coorganisés avec le cinéma Utopia, H Nord, projet d'éco-quartier coopératif de la rive gauche et la Rue-jardin, association de la rive droite... Politiques, collectivités, bailleurs sociaux, associations, initiatives et projets en cours ou à venir sont les bienvenus pour témoigner et s'exprimer lors du débat.

Au cas où vous préfèreriez venir sans vous annoncer, prendre ses places à l'avance est vivement recommandé si vous voulez pouvoir assister à la projection. L'expérience a prouvé que les séances se déroulaient toujours à guichets fermés.

http://hnord.org/doku.php 

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?mode=soirees

Prix unique 4 euros. Achetez vos places à l'avance, à partir du Samedi 10 Octobre.

vendredi 2 octobre 2009

Vidéo : développement durable et Think Tank : l'institut des 2 rives

Aujourd'hui, nous donnons la parole à George Viala, Président du Think Tank l'institut des 2 rives qui nous parle d'économie créative, de transversalité et d'innovation.


développement durable et Think Tank: Institut des 2 rives

lundi 28 septembre 2009

Tours agricole : demain commence aujourd'hui

Dragonfly est une tour de 132 étages, haute de 600 mètres. Dragonfly est un champ hébergeant pas moins de 28 cultures agricoles.

Vincent Callebaut y a réfléchi pour New York pour que les plus citadins puissent se nourrir de produits frais qu'ils pourraient produire en bas de chez eux.

Plus de problèmes de transports, pas de pesticides, pas de problèmes de places... un axe de progression illimité.

SOA architectes y a pensé aussi avec sa tour vivante mêlant bureaux, logements et champ de culture.

A voir aussi, "la ferme pyramide" d'Eric Ellingsen et Dickson Despommier et les "fermes verticales" par Blake Kurasek.

samedi 26 septembre 2009

Copenhague est elle la ville la plus écolo d'Europe ?

On y achète équitable au Sungifu ou au Greenskin.

On y mange 100% bio au Biom et chez Soupanatural.

On y dort dans un hôtel écoresponsable : l'Axel hotel.

On visite écolo à l'Experimentarium...

Pour autant est ellle la ville la plus écolo ? Faut voir sur le site http://www.visitcopenhagen.com/green

lundi 10 août 2009

Gratte ciel Ecolo selon le WWF

En ce moment, plus que jamais, l’urbanisme souffre de « tourellite » aigue. Après s’être fait bouder, le temps d’une courte décennie, le gratte-ciel revient en force. Cette course folle à la hauteur n’épargne aucune métropole. Dans l’esprit collectif, la tour est le moyen d’économiser l’espace et d’optimiser ainsi l’occupation des sols. En limitant l’étalement urbain , elle contribuerait à un aménagement durable de la cité. Et si c’était tout le contraire ?

Les premiers gratte-ciel sont apparus aux Etats-Unis vers la fin du 19ème siècle. C’est le grand incendie de Chicago qui, ayant détruit une grande partie du centre ville, a permis l’essor de cette nouvelle approche architecturale. Des constructions fonctionnelles pour faire face au prix élevé du terrain que le développement des pompes à eau et l’apparition des ascenseurs ont rendues possibles.
Peu à peu, la recherche d’esthétisme est venue se greffer sur la quête utilitaire et la tour est devenue un objet de prestige au travers duquel investisseurs et architectes cherchaient à briller.
La hauteur des buildings semblait ne plus connaître de limite, les villes rivalisant d’ingéniosité pour battre le record d’altitude.

C’est en Asie, dans les régions à forte croissance, que le développement des tours est le plus spectaculaire. Terminé en 2008, l’édifice du Shangai world financial center remporte la compétition avec ses 492 mètres. La France n’est pas épargnée par l’effet de mode. La Dame de fer et ses 300 m sont concurrencés par un déluge de projets de construction . Après le concours international, remporté par Jean Nouvel, pour l’ouvrage de la tour Signal à la Défense (Hauts-de-Seine), Bertrand Delanoë annonce son intention de relancer la construction des tours à la périphérie de la ville. Entre temps, la polémique sur l’impact environnemental de ce type de construction a passablement enflé. Certains pro-tours mettent en avant le fait que les tours permettent une certaine densité et finalement s’avère économe, donc écologique… Pourtant, cet argumentaire ne tient pas la route.

Aujourd’hui, construire en hauteur revient plus cher que bâtir des immeubles compacts de quelques étages seulement. Outre les matériaux de construction (vitrages sophistiqués, bétons et aciers spéciaux…) dont la fabrication est déjà un gouffre énergétique, la gestion des fluides, le transport vertical, le chauffage et l’aération entraînent une débauche d’énergie… Le bilan énergétique d’un gratte-ciel est bien au dessus des recommandations du Grenelle avec 300 à 400kWh/m2 quand la réglementation thermique est de 150 kWh/m2 et que le plan Climat conseille 50 kWh/m2. Et ce ne sont pas les panneaux photovoltaiques et les éoliennes perchées au sommet qui suffiront à réduire la facture. Les projets de tours soit disant vertes se multiplient. Des systèmes de ventilation naturelle et des collecteurs d’eaux pluviales sont imaginés tandis que des prototypes « Hypergreen » censés autoproduire 70% de leurs besoins en énergie sont proposés. Malgré tous ces efforts, la problématique demeure entière.

En effet, ces chiffres prometteurs ne tiennent pas compte des coûts énergétiques de la construction et restent, par ailleurs, des estimations. Autrement dit, même si elles réduisent de moitié leurs besoins énergétiques, les tours resteront excessivement énergivores, au minimum 90 à 100 Kwh/m2/an même en ayant recours aux technologies les plus avancées. Quant à la thèse selon laquelle les tours limiteraient l’étalement urbain en concentrant un nombre important d’habitants à l’hectare, elle est plus que discutable…

En effet, la surdensité permet-elle réellement d’optimiser l’espace tout en garantissant performance environnementale et qualité de vie pour les habitants ? Rien n’est moins sûr. Ainsi, la densité d’habitants à l’échelle d’un quartier constitué de tours n’est pas plus grande que celle d’un quartier composé de petits immeubles collectifs de quelques étages puisque pour assurer une certaine qualité de vie à leurs hôtes, les tours ne doivent pas être construites trop près les unes des autres. Si les chanceux peuvent habiter en haut de la tour et bénéficier de la vue, ceux qui habitent en bas doivent pouvoir jouir d’un autre panorama que celui du mur de la tour du côté qui leur cache la lumière.

Selon Julie Delcroix, chargée de programme Urbanisme et Habitat au sein du WWF France, «les tours ne sont pas une réponse valide aux besoins des quartiers de demain qui s’efforcent de concilier confort de vie, bien vivre ensemble et performance environnementale. Loin d’être une utopie, ces espaces d’habitat durable existent déjà un peu partout en Europe et se développent en France. Vivants, grâce à des activités économiques et des commerces de proximité, et parfaitement desservis par les transports en commun, ils privilégient le cheminement à pied et laissent une grande place à la nature et aux loisirs des habitants ». Et cette transformation de la morphologie urbaine, propice à la convivialité et laissant la nature reprendre quelques uns de ses droits, chamboule non seulement notre rapport à l’environnement mais également notre relation aux autres !

 

jeudi 30 juillet 2009

Les valeurs de l'élu ne dépendent pas du nombre des années...

Soleil de juillet !

Nous sommes au pied d'une barre d'immeubles vétustes, au milieu de salles de séjour vertes inédites. Nous avons rendez-vous avec SaluTerre ( www.jardinons.com) qui a conçu l'opération " jardins pour tous", des jardins partagés comme des équipements socioculturels à CIEL OUVERT.

 

photo du site : http://jardins.wordpress.com/

 

Dans une commune excentrée, nous sommes venus conforter nos convictions : que toute action publique mérite que l'on s'attarde d'abord à ceux qui en bénéficient, qu'une bonne idée technique est sans effet si elle est désincarnée..... 

Nous vagabonderons deux heures durant, dans ces jardins évidents. Leur principe : des parcelles de 100 M 2 avec une cabane en mélèze (bois durables de chez nous) qui se jouxtent. Des jardins potagers, des jardins fleuris, approximatifs ou magnifiés, alimentaires ou aquatiques, pour se délasser ou pour réapprendre.... En tout cas des jardins à ciel ouvert qui font que la convivialité s'arroge tous les droits, que les vilaines solitudes s'évaporent. 

Les mamans partagent la garde des petits, détendues, nous dit on, l'échange entre générations et cultures peut se cristalliser sur les lopins de terre et les tâches communes (compost et arrosage) puis s'inviter doucement sur mille autres sujets. La bienveillance des regards et des gestes se répand par capillarité verte. 

Des espaces communs ont été astucieusement construits au milieu de cette nature réorganisée.... On nous montre ensuite le centre social et son étonnante cuisine qui accueille pour des cours partagés nos valeureux jardiniers mais pas seulement, aussi des habitants du quartier d'à côté jusque là autistes aux vies de la barre d'immeubles. 

Cet élan de mixité s'accélérera avec la construction d'un gymnase en cours .... Finalement, d'un lieu en hauteur stigmatisant, on ne retiendrait plus que les jardins rieurs et facilitateurs ? et pourquoi pas ? 

Mais attention, les jardins ne se sont pas plantés comme ça sans y avoir été admis ! Le représentant de l'association , mi Merlin mi Hercule a frappé à toutes les portes, concerté au sens le plus noble , présenté ce projet aux vertus collectives, animé des ateliers de paroles...  

Toute cette évidence de terres et d’envies, qui nous sautent aux yeux cet après midi là, s'est construite avec l'aide réfléchie d'une homme de concertation et le professionnalisme de centre social.

Le jardin comme une opportunité de lien social retrouvé n'est pas une hypothèse de doux rêveur. Le jardin comme un moyen de retrouver une envie et une sérénité de voisinage solidaire est une réalité brute. 

Sous ce soleil de juillet, entre framboises et coloquintes, je me suis sentie en harmonie avec tous ceux qui pensent que le jardin, le travail de la terre pour le rapprochement des hommes est une merveilleuse piste de progression sociale.....à la redoutable condition de ne pas y voir une solution standardisée à développer sans frapper aux portes pour libérer la parole et l'envie....l'envie de cet "ailleurs vert commun". 

De cette flânerie consciencieuse je suis revenue aussi, avec la certitude que les valeurs de l'élu ne dépendent pas du nombre des années....

 

mercredi 27 mai 2009

Logements sociaux verts : c'est possible

Les nouveaux quartiers verts qui poussent partout en France ne sont-ils accessibles que par des Bobos ? Cela peut être un risque...

Mais la règlementation thermique pour le bâti existant s'impose aux bailleurs sociaux et pour les nouvelles constructions, tout le monde y met de la bonne volonté ! !

Coup de projecteur par exemple sur François Marty, dirigeant de l'entreprise Scierie et palettes du littoral (SPL) et des chantiers de l'insertion de l'association Chênelet, basés dans le pas-de-calais.

Ces écoconstructions ont été primées par ASHOKA association qui promeut l'entrepreunariat social.

Consultez tous ces sites, vous verrez c'est très bien fait.

mercredi 15 avril 2009

10 astuces pour rénover durable

  1. Faites établir un diagnostic de performance énergétique (DPE).
  2. Renseignez vous sur les aides et dispositifs auprès de l'ADEME, sur le site du ministère de l'industrie ou auprès de l'agence nationale de l'habitat.
  3. Préférez les chaudières basse température et à condensation qui permettent de réaliser des gains de consommation de 12 à 20% par rapport aux chaudières standard. Faites installer un thermostat, qui assure une température constante.
  4. Isolez par l'intérieur !
  5. Pensez énergie solaire pour les chauffe-eau (solaire et thermique) et les systèmes solaires de production d'électricité (solaire, photovoltaïque).
  6. Limitez votre consommation d'eau en utilisant des embouts limiteurs de débit sur les robinets, des mitigeurs, des stops douche ou encore des chasses d'eau à double capacité.
  7. Traquez les fuites : un robinet qui goutte, c'est 100 litres d'eau perdue par an.
  8. Récupérez l'eau de pluie pour arroser les jardins ou laver les voitures.
  9. Choisissez des lampes basse consommation.
  10. Pensez aux gestes simples : laissez entrer la lumière du jour, privilégiez les murs de couleur claire, installez des zones de travail sous les fenêtres, éteignez la lumière chaque fois qu'elle n'est pas utile.

Sources : FFB et Ademe

lundi 6 avril 2009

L'élu, le choix et le renoncement

Mieux vivre ensemble tel est l'enjeu principal du développement durable et l'objectif auquel doit contribuer tout élu.

 

 

Est-il acceptable que des gens soient mal logés ou pas logés du tout dans notre pays? NON, bien sûr.Et pourtant, selon un rapport  de la fondation Abbé Pierre, trois millions et demi de français souffrent de mal logement. 

Est-il souhaitable que dans nos villes, on continue à construire des logements dans des cités dortoirs dont les habitants auraient le même faible niveau de vie? NON, bien sûr.

En France, les discours sur la nécessaire mixité sociale (les pauvres avec les riches), fonctionnelle (dormir, se rencontrer, se cultiver, se reposer, être heureux dans son quartier) se multiplient. Et c'est tant mieux. 

SAUF QUE...

Ces deux objectifs complémentaires sur le fond peuvent s'opposer dans leur mise en oeuvre pratique. 

Loger tout le monde et en priorité les personnes en grandes difficultés, c'est un des objectifs de la loi DALO. L'abaissement du niveau de ressources donnant droit à un logement social contribuera à loger les plus démunis.

Beaucoup considèrent que ce n'est pas assez et qu'il faut réquisitionner tout immeuble vacant : "quand nous serons trop nombreux à avoir faim, c'est avec des pieds de biche que nous irons trouver nos lits!!!!"  

Loger les gens en se disant que l'indispensable mélange des cultures, des histoires, des revenus, des âges est la seule garantie de l'amélioration du lien social...On le revendique dans tous les nouveaux projets d'urbanisme conscients des situations dramatiques dans lesquelles des centaines de familles ont été plongées dans des quartiers ou cette réflexion de base n'avait pas été conduite. Beaucoup considèrent que ça ne va pas assez vite. Beaucoup d'autres pensent aussi que ce n'est pas souhaitable " Comment ça.dans le quartier on va construire du logement social, mais pourquoi? c'est obligatoire ???" 

Le vrai problème structurel : c'est que pendant des années, on n'a pas construit assez...assez pour faire face à une demande accrue de logements (plus de divorce, plus de garde alternée, plus de personnes âgées...)

Et en attendant que l'on rattrape ce retard dans un contexte de crise....des hommes et des femmes dorment dehors. 

L'élu doit se positionner, faire des choix, vouloir loger à tout prix tout ceux qui en ont besoin et renoncer pendant un temps à la mixité sociale salvatrice...ou faire le choix de la mixité  et retarder le temps du logement pour tous ...

Faire un choix entre l'urgence et la projection d'une ville "bonne à vivre "pour tous.

Faire le choix entre sa révolte et sa conscience de l'intérêt collectif global à long terme....

Bref renoncer un peu et temporairement ....mais renoncer quand même.   

L'élu doit toujours trouver l'impossible équilibre entre les urgences individuelles à court terme  et les intérêts collectifs à long terme et sans cesse parler de ces décisions et de leur inévitable contradiction.

mardi 3 février 2009

Une nouvelle voie pour se loger autrement?

logement_2.jpgLa propriété partagée est un concept appliqué de longue date dans les pays du Nord (Canada, Norvège) où les coopératives d'habitation représentent 15% du parc immobilier ou encore en Suisse où cette forme d'habitation représente 8% du parc immobilier et 130 000 logements.
La coopérative d'habitation c'est un mode alternatif d'accession à la propriété qui repose sur l'engagement des habitants qui sont à la fois locataires de leur logement et collectivement propriétaires du bâtiment en tant que sociétaires. Les coopérateurs déterminent les espaces qu'ils souhaitent partager autour de valeurs communes souvent écologiques (autogestion, mutualisation des espaces communs pour contribuer à la convivialité, sortie du système spéculatif).
Évidemment, la mutualisation des capacités d'endettement associée au soutien de financements du logement social doivent encourager la mixité sociale. En France, on connaît et utilise peu ce système. On peut citer Habicoop association de préfiguration d'une coopérative d'habitants créée en décembre 2005 dans l'agglomération lyonnaise.
Je trouve cette piste intéressante à creuser, d'autant que la semaine dernière les échanges auxquels j'ai eu la chance de participer m'ont amené à penser que ce type de solutions méritent toute notre attention. Un ami urbaniste m'a rappelé la différence entre le logement et l'habitat et à quel point la question de la mixité fonctionnelle (envisager l'endroit où l'on vit en prenant en compte la vie économique, la vie culturelle....) était fondamentale pour éviter les erreurs du passé. Il m'a parlé des immeubles de le Corbusier conçus pour recevoir logements, commerces, espaces collectifs et puis surtout des personnes de tous âges et de toutes ressources. Il a éclairé ma lanterne alerté par mes articles sur l'habitat vertical.
Il est en effet fondamental d'échanger sur l'intérêt que nous devons accorder à l'habitat vertical dont la principale vertu consiste à lutter contre l'étalement urbain, mais il faut raisonner autour d'un habitat vertical dans lequel la vie économique, sociale, culturelle est possible et la convivialité et l'échange recherchés prioritairement.

Et puis, mardi, j'ai vécu un moment passionnant dans une vraie radio alternative, libre, " la clé des ondes"qui dans le cadre de son rendez vous hebdomadaire " l'atelier" m'avait invitée à échanger avec l'association clé de départ qui a monté un projet autour de la réhabilitation par ses futurs locataires d'un immeuble ( qui apprendraient un métier tout en bénéficiant d'un logement).

Bref, une semaine particulière pendant laquelle le mal logement m'est apparue plus clairement encore comme une plaie béante, et les interactions entre le développement durable (amélioration du lien social) et le logement me sont apparues plus profondes encore. Comment faire ensuite pour qu'après ce constat de plus, on puisse apporter des réponses alternatives à la hauteur des enjeux ? Ensemble, un point c'est tout nous devrions être intraitables sur ces enjeux majeurs.

lundi 19 janvier 2009

S'inspirer de l'ordre

architecture_responsable.jpgL'ordre des architectes a publié "Développement durable et architecture responsable", un document qui concerne des opérations de construction nouvelles, des pratiques urbaines innovantes.

La préface de ce document précise que le développement durable n'est pas une science exacte, ni un recueil de recettes mais bien une démarche de progrès continue faite de projets pilotes, de remise en cause et de recherches permanentes....magnifique définition s'il en est .

Je suis souvent interloquée par cette habitude trop répandue qui consiste à réinventer sur son territoire ce qui existe ailleurs ...cette habitude de repli, ou d'égo surdimensionné est assez fréquente... Et pourtant, partout dans notre beau pays pour ne citer que lui, les élus, les promoteurs, les bailleurs, les fournisseurs d'énergie se posent les mêmes questions : comment construire et réhabiliter des bâtiments moins énergivores, offrant du confort, s'adaptant aux différents âges de la vie ? Comment construire, aménager des quartiers, la ville? pour que les habitants se déplacent facilement dans un environnement sain, le moins souvent et le moins longtemps possible?

Chacun conduit sa reflexion, monte ses groupes de travail, rédige son propre agenda 21, son plan climat.....

Mais pour autant ont-ils tous décidé de suivre des formations? Ont ils tous décidé de faire appel aux structures rassemblant les experiences? Ont ils tous le reflexe de voir ailleurs leurs homologues ? Non, mais alors vraiment non ! !

Et pourtant il existe des trésors d'expériences partout à commencer par ce petit livret très bien fait ... je vous donne quelques exemples et surtout leurs liens

Au grand Lyon, ils ont élaboré dès 2004 un "référentiel pour la qualité environnementale dans les constructions de logements neufs". A Rennes, la ville a réussi à maîtriser le foncier de près de 90% de son territoire : les prix au mètre carré de terrain ont été disponibles à moins d'un euro. A Londres dans le quartier de Coin Street, l'association Community Builders créee dans un premier temps pour protéger et promouvoir leur quartier en préservant un habitat social est devenue aujourd'hui un vértitable acteur de l'immobilier avec déjà la gestion de plusieurs immeubles comprenant plus de 220 logements. A Barcelone, ils ont repensé la ville en se basant sur l'échelle des quartiers. Ils ont notamment créé des superîlots qui permettent de faciliter le dialogue social et le développement de projets environnementaux...ces ilôts ont été repensés sur trois niveaux, le sol, le sous sol et les toits . En Autriche, ils ont crée l'écopass qui a pour objectif d'évaluer les qualités écologiques globales d'un bâtiment en le passant au crible de 50 cibles par une approche multicritère .

Bref ce document est une mine et je ne suis pas sûre que tous les services urbanisme, habitat de nos collectivités s'en inspirent...d'autant que l'ordre des architectes n'est pas la seule formation à avoir rédigé ce type de documents... J'aimerais que dans chaque ville des journées soient consacrées à cette échange de réflexions et d'expériences. Ces journées devraient être financées par toutes les collectivités à part égales sans problème d'affichage politique....sans craintes juste dans l'intérêt collectif. Il existe à Bordeaux les rencontres Agora, j'imagine que celles-ci pourraient se décliner en ateliers de travail opérationnels mélangeant des grands noms et des professionnels du bâtiment qui chaque jour réparent construisent aménagent, dessinent....

samedi 10 janvier 2009

Abracarambar durable

A vous de jouer !


Question 1 : Qui est Lonesome George ?

  • A- un explorateur
  • B- une tortue géante des Galapagos
  • C- un militant écologiste



Réponse : une tortue géante galapagos. Agée de 80 ans, George est le seul représentant d'une des 11 espèces de tortues géantes existantes. Sa disparition coïncidera donc avec celle de l'espèce.

Question 2 : Ou se trouve 80% de la masse totale d'êtres vivants ?

  • A- dans le sol
  • B- sur la canopée de la forêt amazonienne
  • C- dans les mers et océans



Réponse : dans le sol, on y trouve près de 25 tonnes d'êtres vivants par hectare, sur une épaisseur de 30cm.

Question 3 : Que désigne le terme BedZED ?

  • A- un écoquartier
  • B- une nouvelle diode électrique
  • C- un repère du niveau des mers



Réponse : un écoquartier situé au sud de Londres.

Question 4 : En France, quel est le montant annuel d'achat de produits équitables par habitant ?

  • A- 2 euros
  • B- 20 euros
  • C-200 euros



Réponse : 2 euros !!!!!!!!

Question 5 : Au Japon, quelle ressource insoupçonnée pourrait fournir le pays en biocarburants ?

  • A-les baguettes traditionnelles
  • B-la mousse de jardins zen
  • C-le saké



Réponse : les baguettes : le ministère de l'Agriculture a décidé d'équiper les restaurants et boutiques de boîtes destinées à leur collecte, entièrement composées de bois elles pourront être transformées en bioéthanol.

Question 6 : Au Congo, qui a récemment porté plainte contre la banque Mondiale ?

  • A- des pygmées
  • B- des industriels forestiers
  • C- des ONG humanitaires



Réponse : des pygmées ils exigent une étude d'impact environnemental et social du bois.Ils s'opposent à l'institution qui milite pour une reprise de l'exploitation industrielle de la forêt délaissée pendant la guerre civile.

Question 7 : Dans le monde quelle est la proportion d'êtres humains vivant dans des bidonvilles ?

  • A- 1 personne sur 7
  • B- 1 personne sur 17
  • C-1 personne sur 27



Réponse : 1 personne sur 7 et cette proportion ne cesse de croître.

Question 8 : Dans le monde, quel pourcentage d'eaux usées non traitées est rejetée directement dans le milieu naturel ?

  • A- 9%
  • B- 19%
  • C- 90%



Réponse : 90%!!!!!!!!!!

jeudi 1 janvier 2009

Ce que nous espérons pour 2009

Depuis 9 mois nous écrivons quasi quotidiennement des articles autour du développement durable. Notre métier nous permet de mettre en pratique nos convictions profondes : il y a dans le monde associatif local des hommes et des femmes qui sensibilisent nos écoliers aux pratiques écoresponsables autant qu'aux dangers qui les menacent et les mécanismes qui en sont à l'origine.

Nous avons ce grand bonheur d'entendre des enfants développer des raisonnements pertinents démontrant l'absurdité de nombreux comportements. Nous avons aussi la certitude que le temps presse car la plupart de ces enfants sont inquiets , conscients des menaces qui planent sur leur future vie de grands.

Je suis élue au logement depuis mars dernier et je prends conscience que le défi de la rénovation énergétique du bâtiment existant est un défi immense.

Aussi, ensemble toutes les deux nous avons décidé de vous faire part de nos voeux pour l'année qui vient.

1) Que tous les enseignants puissent bénéficier de formation autour du DD avec des idées de séances pédagogiques et que le DD soit enseigné à leurs élèves de manière transdisciplinaire et continue.

2) Que les manuels d'apprentissage de nos enfants comme de nos étudiants soient conçus et rédigés à travers le prisme écologique.

3) Que les managers, directeurs et tous les cadres comprennent que le DD ne se résume pas qu'au film d'Al Gore et ne se limite pas au tri des déchets.

4) Que tous les élus se parlent, échangent sans prendre en compte leur idéologie politique, ni les limites du territoire sur lequel ils exercent leur pouvoir.

5) Que tout ce qui nous semble invraisemblable soit stoppé : distribution papier systématique des annuaires, éclairage de nuit des bâtiments publics et centres commerciaux, emballage des produits manufacturés...

6) Que la gouvernance ne soit ni une mode, ni un placement électoral mais une nouvelle manière de prendre des décisions et des responsabilités collectives.

Vous avez sûrement d'autres voeux. Oui, mais lesquels ? Faites les nous partager.

mercredi 24 septembre 2008

Hnord exemplaire

L'écoquartier est une réponse à la dimension collective du défi écologique. Il permet d'associer un mieux être immédiat à la prise en compte à long terme de l'environnement (tout ce qui fait que l'on peut vivre en ville à l'abri des agressions du bruit dans un air respirable et un espace public accueillant).

A la fois vitrine et symbole d'une évolution en profondeur de notre société, l'écoquartier est l'expression tangible d'une politique de la ville prospective et responsable.

Tout le monde parle d'écoquartier, les pouvoirs publics organisent les économies d'énergie et la mobilité douce qui sont les deux préalables à la qualification même d'un éco quartier.

Mais le vértitable challenge réside dans la volonté et la capacité des habitants de ces quartiers à réinventer leur style de vie.

Dans la plupart des cas, c'est la ville qui prend l'initiative de créer un écoquartier... Rares sont les exemples d'écoquartier dont les habitants sont à l'origine.

Nous avons la chance à Bordeaux de connaître cette situation. Les membres de l'association H Nord ont décidé de choisir COMMENT vivre avec leur voisinage et leur environnement, au niveau de l'îlot Dupaty actuellement en friche. Ils veulent y créer des logements collectifs et des services....pour en savoir plus

Les écoquartiers d'aujourd'hui sont les quartiers ordinaires de l'avenir.

Allez voir aussi ce que font les association coquelicot (genève) ecoattitude, écozac de la place de Rungis.... Elles forment les élus et informent les habitants sur l'efficacité enérgétiques des bâtiments et des énergies renouvelables.... www.coquelicot.ch www.ecoattitude.org www.ecoquartier.ch

www.ecoquartier-geneve.ch

mardi 23 septembre 2008

Le développement durable pénètre les bâtiments inexorablement

Le développement durable, c'est le nouveau défi du bâtiment !

Le 9 mars dernier les chefs d'états européens se sont dotés d'une politique énergétique commune autour de deux axes: - réduire de 20% d'ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre,

- élever à 20% la part des énergies renouvelables.

Le défi à relever pour les entreprises du bâtiment est énorme : 20 millions de logements existants construits avant le premier choc pétrolier de 1973 devront être rénovés, le marché est éstimé à 600 milliards d'euros, sans oublier le neuf où foisonnent les projets d'écoconstructions.

Sur le terrain, la démarche se diffuse. Trois moteurs poussent les entreprises à s'y mettre : les collectivités locales, les particuliers qui veulent réduire leur facture et la maîtrise d'oeuvre (architectes et bureaux d'études) qui milite pour une approche globale du bâti.

"Pour nous, la difficulté va consister à décloisonner nos entreprises , à les aider à sortir de leur métier pour devenir des ensembliers" analyse le président de la FFB (fédération française du bâtiment). Les entreprises devront repenser leur politique d'offre :

Un plombier ne vendra plus un raccordement mais de l'économie d'énergie, un carreleur ne se contentera plus de poser des matériaux mais il pilotera la réfection d'une salle de bains....Elles devront revoir aussi leur marketing faute de quoi d'autres acteurs- fournisseurs d'énergie et grands industriels- rafleront la mise.

C'est clair, le développement durable est un combat pour tous : le logement et notamment le bâti existant est le coeur de ce combat !

- page 1 de 2