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Balise - développement durable

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mardi 30 août 2011

Les Juniors du DD font leur rentrée

A quelques jours de la rentrée scolaire, les Juniors du DD font aussi leur rentrée.

Reprise du dispositif avec toujours plus d'actions proposées, de nouvelles associations, la formation à l'attention des enseignant et une nouvelle action : Les Juniors philosophent. 

Retrouver toutes les informations sur le site www.juniorsdudd.lacub.fr 

Bonne rentrée à tous ! 

dimanche 31 juillet 2011

12000 écoliers de la Cub agissent pour la planète

Et ils se réunissent pour présenter leurs travaux...

Jetez un oeil et faîtes tourner ! 

lundi 20 décembre 2010

Défi climat de la Région Aquitaine : Inquiétude et Questionnement

Monsieur le Président,

 

Nous avons clairement en tête l’une de vos  trois priorités de mandat très ambitieuses : la réduction de 30% de l’empreinte carbone du territoire régional d’ici 2020 . Une ambition donc supérieure de 10% à celle déjà élevée, édictée par l’Europe .

 

Cette délibération aujourd’hui est donc fondamentale : le sujet est grave, l’enjeu très sérieux

Je ne vous cache pas que sa lecture a soulevé de nombreuses interrogations et nous espérons donc être rassurés aujourd’hui.

 

1/ Nous sommes inquiets car nous n’avons pas en réalité d’état des lieux

 

Il n’y a pas de vraie évaluation du premier plan climat : Les petits visages tout sourire ou tout inquiets en face des 47 mesures auraient pu,  peut être nous rassurer . Mais il n’y a que deux pages d’évaluation. Nous n’y trouvons  aucun élément budgétaire  alors qu’il s‘agit de dizaines de millions d’euros. Je cite dans le texte le CESER qui précise que « le bilan qualitatif doit être approfondi et explicité »

Nous ne connaissons  même pas notre empreinte carbone ? Vous souhaitez la réduire de 30 %, c’est très louable. Mais c’est à dire ?  puisque nous ne savons pas d’ou l’on part.

 

 

2/ Nous sommes d’autant plus inquiets  que par ailleurs vous revendiquez le manque d’opérationnalité  du grenelle. Heureusement tout n’est pas noir, tout n’est pas perdu le grenelle nous oblige à mettre en place un  Schéma Régional Climat Air Energie piloté par l’Etat et la région : Mais ou en est on ?  car ce schéma va nous donner les orientations stratégiques à suivre . Parallèlement vous lancez le défi qui vise à définir les moyens opérationnels de concourir à ces objectifs stratégiques. Les mêmes personnes en même temps mais dans des réunions différentes devront définir des stratégies et avant que ces dernières ne soient  présentées dans cette assemblée,  définir des moyens opérationnels d’y contribuer.

 

3/ Enfin, je compte sur vous aujourd’hui, pour nous rassurer pleinement sur l’enjeu principal de ce défi :  celui de la mobilisation.

 

La mobilisation des acteurs institutionnels tout d’abord, ceux là même qui ne sont pas venus à l’hôtel de région durant la semaine défi climat, alors qu’ils ont voté des plans climats dans leur collectivités aidés en cela par le Conseil régional . Je me range évidemment à l’avis du CESER « sur  l’indispensable synergie des plans climats et la nécessaire gouvernance de la politique régionale climat air énergies à l’échelle aquitaine » ....ce qui implique par exemple de  mettre en place des indicateurs territoriaux et de les communiquer....

 

La mobilisation des aquitains ensuite . Je veux attirer votre attention sur la  limite de certaines formules qui sonnent bien mais qui au fond étonnent...Je veux parler de votre fameux défi du 1 pour 1000. 

Si je vous prends au pied de la lettre cela sous entend qu’entre 2010 et 2014, un aquitain sur 1000 devra être sensibilisé au défi climatique soit 3400 aquitains  sur quatre ans c’est à dire à peine  plus de 800 par an.....C’est très peu au regard de votre ambition.

 

Car enfin Monsieur le Président, votre ambition est supérieure à celle de  tous les pays de l’Europe...il faudra pour relever cet énorme challenge beaucoup plus que 800 aquitains sensibilisés par an .

Vous avez besoin des 84 conseillers régionaux que nous sommes car nous serons des émissaires précieux dans nos collectivités et auprès des citoyens que nous  rencontrons à condition évidemment d’être informés et associés à des démarches précises et réalistes. 

 

samedi 18 décembre 2010

Pas d’énergies renouvelables sans volonté politique de l’exécutif régional


Début décembre.....Le CESR présentait son rapport sur le développement des énergies marines renouvelables et notamment les conditions de son succès en Aquitaine.

 

J’y étais et je veux partager avec vous ce que j’ai entendu.

Mais avant tout, reprenons les fondamentaux.

 

La France doit produire 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020 et réduire d’autant (+3%) les gaz à effet de serre.

 

Les énergies marines représentent un formidable potentiel d’énergies renouvelables particulièrement chez nous en Aquitaine.


 

A très grand trait, les éminents membres du CESER, nous ont rappelé quels étaient les différents types d’énergies marines (houle, vent, courant, marée) dressé l’état des lieux en terme d’expérimentation, les facteurs clés de réussite, le contexte à prendre en compte .

 

Les facteurs clés de réussite :

-         développer la capacité de recherche et de développement,

-         réduire les coûts pour garantir les économies d’échelle,

-         prendre en compte la spécificité de l’off shore,

-         anticiper et organiser la possibilité de connexion du réseau électrique pour ces nouveaux débouchés.

 

Le contexte :

-         social : la mer et l’océan ne sont pas vierges de tous usages. Ces derniers doivent impérativement être pris en compte dans la réflexion sur le développement des énergies marines ; la FORMATION de toute nature et à tous les niveaux doit être anticiper pour accompagner cette révolution salvatrice.

-         Environnemental : il est urgent d’harmoniser les indicateurs de suivi à l’échelle européen, de modéliser en amont et d’observer en temps long.

-         Juridique : les Etats sont mal à l’aise avec ces technologies innovantes sur des espaces sur lesquels règne une incertitude juridique.

 

Enfin et surtout, je veux vous parler de leurs conseils conclusifs :

 

Il faut selon eux :

-         soutenir le développement technologique,

-         développer une coopération interrégionale dans le financement et la réalisation d’essais,

-         développer une concertation territoriale avec les usages de la mer,

-         faciliter juridiquement et administrativement les installations des sites d’essais en mer,

-         développer la formation pour créer des emplois durables autour de ces technologies industrielles.

 

Le 29 novembre, lors de notre dernière commission permanente au Conseil Régional, nous avons validé une subvention de 100 000 euros pour l’organisation de colloques et d’événements autour de la question des perspectives industrielles de l’éolien. J’ai demandé à ce que nous ayons un débat en plénière sur ces questions fondamentales pour notre avenir. Le Président a donné son accord, nous verrons bien. J’attends.

 

Une chose est sûre, le Royaume Uni d’ici 2020, ambitionne le développement de 4 fois plus de MW que la France. La Chine, le Portugal, l’Espagne… sont avec nous entrés dans une compétition énorme. La guerre des brevets est en cours.

 

L’Aquitaine est une pièce maîtresse dans ce défi tant au travers de ses compétences que grâce à la particularité littorale de son territoire. La concertation avec les usagers actuels de la mer, la coopération européenne et le développement de nouvelles formations sont tout simplement indispensables, et relèvent absolument des compétences de notre Région autant que de la volonté de son exécutif.

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, vous pouvez télécharger le rapport complet du CESR sur http://cesr-aquitaine.fr/

 

Une chose est désormais parfaitement claire à mon esprit : la bataille des énergies renouvelables se gagnera au local au niveau des régions, l’Aquitaine a une place de choix à prendre, la volonté politique est déterminante. Sans elle, pas de succès possible.

 

C’est donc un débat majeur, je continuerai à y être très attachée, à vous en parler et à agir concrètement sur ces questions dans les assemblées.



mercredi 17 novembre 2010

L'agenda 21 de Pessac s'attaque à l'Economie sociale et solidaire !

La Ville de Pessac et ses partenaires (Terre d'Adèles, SEL Gabare, Atelier de Mécanique Générale Contemporaine, Pessac animation, RADSI, Fabrique à initiatives, Lycée P Clément, ...) organisent du 25 novembre au 4 décembre prochain les 7èmes Rencontres de l'Economie Sociale et Solidaire, dans le cadre du mois de l'Economie Solidaire en Aquitaine coordonné par la CRESS et la CUB. 10 jours pour une nouvelle économie basée sur les échanges et la solidarité : téléchargez le programme complet sur  http://agenda21.mairie-pessac.fr/ !
 
Parmi les nombreuses animations proposées, à noter :
- le jeudi 25 novembre à 18h en mairie : Ouverture des Rencontres avec le Forum public de Bilan de l'A21 - inscrivez-vous vite par retour de mail à agenda21@mairie-pessac.fr pour partager ensemble le bilan des 64 actions de l'A21 de Pessac, connaître les résultats de l'enquête habitants (plus de 400 réponses), participer à la votation citoyenne sur les meilleures actions
 
- Le vendredi 26 novembre à 19h30 à Romainville : Soirée- lancement d'un réseau d'Echanges solidaires par Pessac animation et le BIJ suivi du concert afro-guinguette de Tubaab-X - réservations conseillées au 05 56 36 72 68
 
- Le samedi 27 novembre à partir de 15h à l'Espace social et d'animation A Coudert  : venez échanger vos objets lors de la Bourse Locale d'Echanges organisée par le SEL Gabare suivie d'un bal folk avec "Mascaret"
 
- Le 1er décembre de 16h à 20h à la Maison des Castors et le 3 décembre de 18h à 20h à l'Orangerie : dégustation de produits locaux et équitables et marché gastronomique du Sud Ouest par la Coopérative SEL de la Terre et Terre d'Adèles
 
- Le vendredi 3 décembre à 20h30 au Galet : représentation théâtrale gratuite de "Bimbeloterie ou comment la banque gère votre vie" par l'Atelier de Mécanique générale contemporaine suivie d'un débat sur les monnaies alternatives (réservations conseillées) 
 
- le Samedi 4 décembre à 9h30 à l'Espace Ellul du cinéma J Eustache : Clôture des Rencontres avec le Forum public "Pessac 2030 : rêvons ensemble la Ville solidaire et durable de demain" : venez en famille participer aux cafés futuristes de Pessac, des ateliers enfants sont prévus ainsi qu'une représentation en avant-première des Petites Misères de l'atelier de Mécanique générale - inscriptions par mail à agenda21@mairie-pessac.fr

lundi 6 septembre 2010

Lettre ouverte aux Pages Jaunes

C'est la rentrée et avec elle, arrive aussi la distribution massive et automatique des annuaires papier.

Je vous joins le courrier que j'ai adressé ces jours-ci au directeur régional du groupe des Pages Jaunes.

Je vous tiendrai bien évidemment au courant des suites de celui-ci.

En attendant, vous pouvez rejoindre sur Facebook le groupe Stop au scandale des Pages Jaunes, ou aller sur mon profil pour me laisser vos commentaires, photos, propositions sur ce dossier.


Bordeaux, le 03 septembre 2010

Bonjour Monsieur,

Nous n'avons pas eu l'occasion encore de nous rencontrer. Je suis élue à la Mairie de Bordeaux et récemment élue régionale. Très attentive comme beaucoup aux questions écologiques, je m'étais rapprochée de votre prédécesseur M X il y a déjà deux ans au sujet de la distribution papier systématique des annuaires.

La distribution a repris cette année et je viens par la présente, vous demander quelques précisions, car vous l'avez compris, la ville est attentive aux moyens mis en oeuvre pour que cette distribution se fasse au plus près des véritables besoins.

- Pouvez vous nous indiquer combien de Bordelais se sont inscrits sur votre site pour ne pas recevoir leurs annuaires papier ? Une comparaison avec les villes qui n'ont pas opté pour une campagne incitative telle que nous l'avons déployée serait intéressante.

- Pouvez vous nous indiquer comment votre process de distribution permet à vos distributeurs de ne pas livrer les annuaires à ceux qui ont manifesté le souhait de ne pas les recevoir cette année ou l'an dernier ? 

Lors de nos entretiens avec M X deux pistes d'amélioration au regard des enjeux écologiques qui nous préoccupent avaient été envisagées :

- Une réflexion sur un format plus petit

- Un travail sur les fichiers (notamment une mise à jour)

Qu'en est il finalement ?

Vos équipes ramassent, je crois, les annuaires restants dans les 24 heures sur la voie publique si leurs destinataires ne s'en saisissent pas : vos premiers retours montrent-ils un ramassage plus important ?

Enfin et plus globalement, il semble que les Pages Jaunes améliorent et c'est une très belle nouvelle ses résultats notamment sur le net ? Cette nouvelle tendance vous permet elle à terme d'envisager un arrêt  de cette distribution papier massive et systématique?

Il semble que vous ayez eu des difficultés à joindre nos équipes à la mairie au sujet de l'ensemble de ces questions, que nous sommes plusieurs à porter au sein de la municipalité, c'est pourquoi je me permets de vous en faire part par écrit.

Je vous informe en toute transparence que je posterai cette lettre sans indiquer vos noms naturellement, sur mon blog et mon profil Facebook à l'attention de tous ceux qui partagent avec moi cette préoccupation.

Je suis à votre entière disposition pour en parler avec vous.

Sincères salutations.

Alexandra Siarri

dimanche 8 août 2010

Selon JV Placé, numéro 2 des Verts, Juppé est un expert en DD

Je suis juppéiste et écolo.

Je suis juppésite depuis que je m'intéresse à la politique. L'écologie m'est apparue comme une évidence trés tôt, aidée en cela par une éducation sensée grâce au contact permament de la terre, en Charente.

Mon métier me permet d'être reliée en permanence aux petits de 6 à 11 ans et à leurs enseignants : je tente d'apporter des éclairages facilitateurs à leurs projets concrets de Développement durable dans leurs écoles....la Communauté Urbaine de Bordeaux a sur ce point une avance considérable grâce à une volonté politique jamais démentie depuis 10 ans 

Juppéiste et écolo donc !!!

et puis lectrice de l'express..... 

M Placé numéro 2 des verts un mouvement dont les membres sont plutôt reconnus pour leur indépendance, leur liberté de ton et leurs convictions alternatives a répondu récemment à une interview de l'express..


Chacun de ses mots semble soupesé et le ton est parfaitement maîtrisé.

Quelle joie alors de lire que cet éminent représentant de l'écologie considère qu' A Juppé est un expert du développement durable... (.http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-vincent-place-je-suis-un-homme-de-pouvoir_908930.html)

Joie d'autant plus grande que je reprochais à un ami aquitain vert de n'être avec le maire de Bordeaux qu'un comptable de ses manquements à leurs principes les plus aboutis.....et que je m'attristais qu'il n'arrive jamais à reconnaître la chance qu'un ténor de droite ait compris les enjeux écolos et en appliquent les nouvelles règles sur notre territoire.

Le numéro 2 de leur mouvement lui n'a pas besoin d'être convaincu !!!

Juppéiste et écolo je le suis donc..... et ravie que de plus en plus d'écolos aient envie si ce n'est de devenir juppéistes au moins d'en reconnaître l'intérêt d'y réflèchir !

mercredi 30 juin 2010

Biodiversité, l'avenir du vivant de Patrick Blandin

La région de l'Alto Mayo au Pérou "grande comme 2 ou 3 gros ilots boisés du Gâtinais contient une faune ornithologique au moins égale à celle de toute la France. 

C'est ce type d'information que vous apprendrez dans le livre de Patrick Blandin Biodiversité l'avenir du vivant. 

jeudi 29 avril 2010

Les entreprises responsables en Aquitaine à l'honneur : lancement des premiers trophées

Avant le 18 mai, inscrivez vous et déposez votre dossier auprès du conseil régional d'Aquitaine ....si vous êtes une entreprises responsable et si vous voulez que ça se sache ! 

Consulter vite le dossier et allez y

A très vite pour les résultats ! Reglement_CR.pdf

mardi 13 avril 2010

Le système IGLOO : habitat d'insertion et d'épargne solidaire

Tout commence par la sélection des futurs locataires dans les familles dont un membre se montre déterminé à suivre une démarche d'insertion professionnelle dans le bâtiment.

Puis les futurs habitants choisissent le bailleur qui répond le mieux à leurs attentes... et les entreprises jouent le jeu de l'insertion.

Rien de possible sans l'effort exceptionnel de la ville et de l'agglomération mulhousienne qui ont financé les logements et le soutien à Espoir Mulhouse chargé du suivi des locataires.

Pour en savoir plus sur le projet d’Insertion Globale par le LOgement et par l’EmplOi IGLOO France qui fédère des initiatives associant l'insertion professionelle et l'accès au logement. 

jeudi 1 avril 2010

Abandon de la taxe carbone

Interview de Jean Marc Jancovici - Le gouvernement renvoie la taxe carbone au panier. Raison invoquée ? Une dîme franco-française menacerait la compétitivité des entreprises et risquerait de plomber l'économie en ces temps de crise. Mais éviter de payer maintenant, c'est se condamner à payer davantage plus tard, soutient Jean-Marc Jancovici, ingénieur et spécialiste des questions d'énergie.

Jean-Marc Jancovici : Oui. Cette taxe - quel nom horrible ! - doit être vue comme une prime d’assurance. Or jamais personne n’a proposé de supprimer les primes d’assurance au nom de la défense du pouvoir d’achat. Après tout, quand on prend une assurance, on n’est pas sûr que sa maison va brûler. Mais c’est quand même mieux de payer un peu aujourd’hui pour éviter de payer trop plus tard. Pour la taxe carbone, c’est la même chose : elle doit nous aider à changer nos modes de production et de consommation à notre rythme avant que la nature n’impose cette évolution à marche forcée. Sans changement volontaire, nous serons confrontés à de difficiles récessions. Sans pour autant parvenir à préserver notre pouvoir d’achat.

La production mondiale de pétrole est désormais à son maximum historique. Pour les Européens, la quantité de pétrole disponible va donc très rapidement décliner. Or le prix du pétrole détermine l’économie bien plus fortement que ne le font les décisions de l’Elysée et Matignon. Nous “désintoxiquer” des hydrocarbures est donc une urgence absolue, et la seule manière d’y arriver est de jouer sur leur prix. Les élus, le Conseil constitutionnel, le Medef et les journalistes qui professent le contraire n’ont rien compris aux enjeux. L’abandon de la taxe carbone est une victoire de l’ignorance. Pour l’enseignant que je suis, c’est triste de voir que les cancres ont eu le dernier mot.

T.E. : Comment en sommes nous arrivés là ?

J.-M.J. : Depuis les deux chocs pétroliers de 74 et 79, nous avons créé la vie à crédit. L’objectif était de tenter de maintenir une croissance économique dans un contexte où les flux physiques ne pouvaient plus continuer comme avant. Or, en vendant aujourd’hui des produits qui ne seront fabriqués que demain, nous créons une croissance “artificielle” mais nous créons aussi de la dette. Pour expliquer la crise d’aujourd’hui, on dit que les banquiers se sont conduits comme des abrutis. Mais c’est surtout qu’ils font partie d’un système qui les dépassent et auquel nous avons tous participé. Nous avons construit une montagne de dettes parce que nous n’avons pas accepté la limite physique à la production quand il était temps.

Et, désormais, le plus dur est devant nous. La production mondiale de pétrole va commencer à baisser d’ici dix ans, et sans plan d’urgence nous allons enchaîner les récessions, à chaque fois dans un contexte où le chômage créé par la précédente crise n’aura pas encore eu le temps d’être absorbé. Je vous laisse imaginer la facilité à gérer la situation… Et que proposent le Conseil constitutionnel, le gouvernement et le Medef ? D’aller se cogner la tête encore plus vite contre le mur !

T.E. : Mais pourquoi le gouvernement préfère-t-il néanmoins rebouter la taxe carbone ?

J.-M.J. : Parce que, même si cette idée peut sembler monstrueusement prétentieuse, à quelques exceptions près nos élus, nos ministres, les magistrats du Conseil constitutionnel et la patronne du Medef sont des ignorants en matière d’énergie. Il est physiquement impossible de les asseoir quatre heures dans une salle de classe et de leur faire un condensé de ce qui est désormais appris par une fraction croissante de nos ingénieurs et compris par une fraction croissante des dirigeants d’entreprises industrielles. Ils n’ont aucune idée de la dépendance des indicateurs économiques classiques - dont le PIB - aux ressources naturelles, dont les hydrocarbures.

Ils croient qu’ils continuent d’évoluer dans le monde infini. Ils fonctionnent avec des réflexes acquis il y a 30 ans et qui sont devenus dangereux aujourd’hui. Je regrette que les médias comme les mouvements environnementalistes aient quasi-exclusivement insisté sur l’aspect climatique au détriment de l’aspect dépendance aux hydrocarbures importés. L’un n’exclut pas l’autre, au contraire : les échéances pour l’action et les mesures à prendre (augmenter le prix de l’énergie, se reposer de manière croissante sur le nucléaire et les renouvelables) sont essentiellement les mêmes. Mais la sanction en cas d’inaction ne se situe pas à la même échéance : pour la menace climatique on parle de décennies. Pour la dépendance aux hydrocarbures, cela nous a déjà coûté 500.000 chômeurs. Il serait temps de le comprendre.

Source : Terra Economica 

mercredi 31 mars 2010

Près de 400 élus en rangs serrés autour de l'abeille menacée

PARIS — Près de 400 élus, dont 186 parlementaires, ont signé mardi à l'Assemblée nationale une Charte de soutien aux abeilles et aux apiculteurs, par laquelle ils s'engagent à renoncer aux pesticides toxiques pour ces butineuses dans leurs collectivités.

"Après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l?environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement l'emploi abusif de produits phytosanitaires", écrivent ces députés et sénateurs, auxquels se sont joints 200 élus d'Ile-de-France.

Parmi eux, des Verts, tels le député Yves Cochet ou la sénatrice Marie-Christine Blandin, mais aussi des élus de toutes appartenances et régions comme Claude Bartolone de Seine-Saint-Denis, Aurélie Filipetti de Moselle, André Chassaigne du Puy-de-Dôme, François Grosdidier de Moselle et Martial Saddier, député de Haute-Savoie et auteur d'un rapport sur la filière apicole en 2008. Plusieurs députés de la majorité comme Patrick Balkany et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Hauts-de-Seine) font partie des signataires.

Alarmés par le constat selon lequel, "en France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d?abeilles disparaissent chaque année", ils s'engagent "à ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les espaces verts des collectivités", à "ne pas favoriser la mise en culture de plantes OGM" et à soutenir une "agriculture respectueuse de l'environnement"

Cette charte, symboliquement signée mardi à l'Assembée nationale, est une initiative de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avec le MDRGF (Mouvement pour la défense et le respect des générations futures), la Ligue pour protection des oiseaux et Agir pour l'Environnement notamment.

Avec l'appui des élus, en pleine année internationale de la Biodiversité, ces associations espèrent "remettre en question l'escalade chimique" qui menace, estiment-elles, l'ensemble des insectes pollinisateurs.

Or, rappelle la Charte, "plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles (et) près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l?action fécondatrice des abeilles".

Par ailleurs, l'apiculture française représente 117 millions d'euros de chiffre d'affaires, près de 100.000 emplois et 2 milliards d?euros engendrés par l'action pollinisatrice des abeilles.

vendredi 26 mars 2010

Vidéo : développement durable, vélo et santé

Jean-Luc Saladin, médecin généraliste au Havre, directeur de thèse, conseiller scientifique de la Fédération française des usagers de la bicyclette (Fubicy) et délégué modes doux de la Ville du Havre nous parle de politique de transports actifs, de vélo et de santé ! !


Développement durable, vélo et santé

mardi 16 mars 2010

Malgré tout allez voter !

Votre verdict est parfaitement clair. Sa sévérité est à la hauteur de la surdité politico-médiatique.

La moitié d’entre vous a abandonné son droit le plus précieux : celui de voter donc de participer à la construction collective de son avenir.

Les professionnels de quelque parti que ce soit, partagent deux analyses et s’en répartissent le ton paternaliste, dogmatique ou suffisant :
« Les régions sont une collectivité très jeune… et la vie politique est sinusoïdale t’obligeant à vivre des hauts et des bas ! »


Depuis 28 ans, vous êtes appelés à voter pour les conseillers régionaux, pour ceux qui délibèrent sur les formations, le développement économique, l’aménagement du territoire, les infrastructures…..bref pour ceux qui peuvent apaiser vos angoisses : emploi, sécurité alimentaire, santé, défi écologique…

28 ans, c’est le tiers d’une vie. Depuis 28 ans, le taux d’abstention ne cesse d’augmenter et avec lui, la crédibilité du politique de se déliter »


« L’embrouillamini orchestré est l’aliment essentiel de l’abstention ! ». On nous rabâche que voter à gauche pour les régions revient à sanctionner le Président et son gouvernement. Mais dîtes moi, n’avons nous pas dans notre pays une longue tradition républicaine ? Nous ne sommes pas un état fédéral, l’opposition Régions/Etat est inaudible pour beaucoup, repoussante pour 50% d’entre vous.

L’enjeu régional a été balayé, l’enjeu écologique sacrifié.

Tandis que j’écris ce nouvel épisode de mon carnet de campagne, Europe écologie et le PS négocient les projets et les places…dans une logique de front anti droite. Les négociations doivent être difficiles tant les projets étaient différents. La gouvernance le sera évidemment aussi !

Ce dimanche d’attente fut terrible : les personnalités se révèlent tandis qu’une pluie de chiffres s’abat au rythme frénétique des textos et sonneries de téléphone survoltés.
Je retiens l’élégance de Xavier qui dans la tourmente n’a cessé d’être un homme à l’écoute des fragilités voisines.

Je retiens aussi celle de mon voisin de gauche qui sur mon premier plateau

télévisé n’a pas pu s’empêcher de me faire la leçon de l’humilité ni su résister à la tentation facile de me faire passer pour « une petite marionnette de l’UMP ». Pauvre de lui !

L’abstention est à la hauteur de la machine à désespoir que l’aveuglement et la surdité idéologiques fabriquent depuis quelques années déjà.

A l’heure ou dans les salons, on conclut des unions fragiles et ou à l’abri des regards de part et d’autre on se laisse aller à son amertume, je veux plus que jamais faire de la politique, vous redonner l’envie de croire en elle.

L’abstention est un réservoir de voix qui veulent en entendre de nouvelles.

Mais nous ne devons jamais oublier que le droit de vote est avant tout une chance et une responsabilité.

lundi 15 mars 2010

Il faut aller voter aux élections régionales !

Alexandra Siarri nous dit pourquoi il est important d'aller voter aux élections régionales en Aquitaine.

vendredi 26 février 2010

Le Vcub est arrivé et avec lui le "blackone"

Il y a eu le Vélib puis le bicloo... et enfin ça y est ! le voilà notre Vcub, le vélo qui donne des ailes... Le "blackone", c'est encore une autre histoire...

Ce vécub a été aperçu

 

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jeudi 25 février 2010

Libre d'espérer

4 à 4, j’avale les escaliers de cette résidence universitaire délabrée. Je croise ce jeune couple immigré avec leur petit garçon. Plus tard, les étudiants qui nous accueillent nous diront que cette famille était venue se laver dans les douches collectives.

Notre jeunesse précaire côtoie ici celle des errants d’Europe de l’Est qu’on ne gère pas.

Nous venions parler du manque de logement étudiant en Aquitaine : une place pour cinq demandes. Je découvre des chambres de 9 m2 aux portes soufflées, aux espaces collectifs minables.

J’ai honte de savoir que si près de mon échoppe douillette, ces courageux là sont oubliés.
6000 logements pour les jeunes, 180 millions d’euros : c’est un des points de notre programme, c’est une priorité.

Le mal logement et les solitudes errantes me révoltent depuis toujours.
Il est fini le temps du SDF quinquagénaire forcément alcoolique .Travailleurs pauvres, mamans isolées, étudiants précaires subissent désormais aussi le mal logement !
Aucune institution n’échappe à cette responsabilité : la Région a celle du logement étudiant.
Définitivement, je suis pour la réforme des collectivités locales. Sa principale vertu réside pour moi dans l’ équation simplifiée qu’elle doit garantir aux citoyens. Fini le temps des redoutables « C’est pas moi, c’est l’autre ».

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vendredi 19 février 2010

Soutenir tous les talents économiques de l'Aquitaine...

Le développement économique est une des premières compétences de nos régions. Depuis des semaines et tous les jours, nous rencontrons tous les acteurs de terrain....

Focus sur le Vendredi 11 fèvrier avec Xavier Darcos :  débats d'idées avec le monde économique

D’abord l’état d’esprit : couvrir le champ économique sans préjugés, sans arrière pensée.

 

                       Ce que l’on a entendu :


- Qu’il faut former, orienter autrement les jeunes, valoriser et soutenir l’apprentissage, créer des nouvelles filières pour que les emplois verts annoncés soient concrets.
- Qu’il faut développer le micro crédit pour accompagner les initiatives d’une grande créativité et responsabilité sociale.
- Qu’il faut communiquer beaucoup plus et beaucoup mieux sur les SCOP, système vieux comme Hérode et qui se répand à tous les domaines AESIA ( jeux numériques),  H’Nord (logement), Autocool (transports) .
- Que les chantiers et clauses d’insertion permettent de donner un travail aux plus précaires d’entre nous.
- Que les grosses industries doivent s’adapter à une forte montée en charge de la concurrence mondiale, ne plus dépendre d’un seul client, gagner de nouveaux  marchés grâce à leur expertise sans cesse affûtée.
- Que la région donne à l’industrie et trop peu aux PME / TPE.
- Que la région ne doit pas arrêter de donner aux industries qui font travailler des sous traitants et les activités autour.
- Que l’innovation et le progrès ne sont pas la réponse exclusive à toutes les questions.

- Qu'il faut se tourner vers de l'économie servicielle et plus exclusivement autour de l'économie de produits......

Ce que l’on propose :

-Que toutes les aides économiques de la région soient remises à plat, simplifiées, évaluées au regard des résultats ( et des impacts sociétaux et écologiques).
- Que le plan de formation soit totalement revisité pour que les jeunes formés le soient au regard des besoins formulées des entreprises locales et en anticipation du nouveau monde qui s'impose à nous .
- Que les aides économiques soient conditionnées à des clauses écologiques et sociales ambitieuses : bilan carbone ,recours à des entreprises d'insertion dans la sous traitance....
- Que parce que  l’attractivité de notre territoire et son accessibilité sont la condition sine qua none de notre développement, la LGV doit se faire....
- Qu’il faut favoriser les clusters et susciter le déploiement de capital risques pour innover et exporter notre Aquitaine intelligente .

- Que les TPE et les PME ( 90% des entreprises en Aquitaine emploient moins ed 20 personnes et près de 80% des aides régionales vont à l'industrie)  seront plus et mieux aidées ( formation, soutien en cas de défaillance de trésorerie...)

- Que la transmission d'entreprise à ses enfants soit soutenue comme l'est la  reprise....

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mardi 16 février 2010

Le BBC n'est pas une solution miracle

92% des dirigeants et 84% des salariés considèrent la qualité environnementale des bureaux comme un critère déterminant selon la dernière enquête foncière des régions TNS Sofres.

Plus aucun bâtiment ne se construit s'il n'est pas "vert". La HQE et le BBC sont devenus le B A ba. Mais attention, associer les utilisateurs à cette démarche durable est incontournable.

Au pied de la gare RER du Bourget, le Mermoz est un bel exemple de cette double condition de réussite au défi écologique. C'est le premier immeuble doublement certifié HQE et Breeam (label anglo-saxon).

Ce bâtiment de 21 000 m² se distingue notamment par son "guide vert" et ses fiches thématiques destinées à sensibiliser chaque utilisateur, devenu partie prenante de la démarche écocitoyenne.

Le hall du Mermoz affiche avec fierté l'empreinte énergétique du bâtiment en temps réel !

Source Express

mercredi 10 février 2010

Le panneau photovoltaïque ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt

Lundi 8 février, régionale 2010 en Aquitaine, dans un Petit Basque.

Ils sont 10 et pour la plupart ne se connaissent pas. Le thème de l'échange avec Xavier Darcos : le développement durable et le logement, le fameux "habiter autrement".

Qui en France envisage une seule seconde de construire, réhabiliter, aménager sans vouloir être exemplaire en terme d'écologie ? Plus personne.

En revanche, l'interprétation et la traduction que font les décideurs de cette exemplarité sont diverses et les différences sont vertigineuses.

Autour de la table, des architectes, des bailleurs, des associations, des promoteurs, des décideurs dans les filières de construction.

Très vite on évoque les écoquartiers, la difficulté à les faire émerger, leur surcoût, leurs caractéristiques. Très vite l'auditoire se rassure : on parle tous le même langage OUF l'écoquartier ne se définit pas uniquement par l'organisation de son autonomie énergétique ou par son accessibilité en modes de transports doux...non, non ! !

Il se définit également par la mixité fonctionnelle et sociale qu'il engendre. Construire un écoquartier oblige à entendre les futurs habitants, les associations... se soucier de la vie qu'ils veulent et non plus imposer un modèle de vie standardisé, aspetisé, désincarné...Rendre la vie choisie possible et non plus construire des rêves à partir de vie subie.

Un homme parle de cette association qu'il préside et de leur expérience reproductible à l'envie : des jeunes adultes handicapés ne pouvant ni bouger ni parler ont voulu vivre en ville et plus en centre spécialisé... Ils s'en sont donné les moyens en mutualisant dans des appartements classiques une pièce à vivre et leurs services médicalisés...

Plusieurs architectes parlent des coopératives d'accession, de cette nouvelle donne... Les citoyens choisissent leur vie, achètent le terrain ensemble, participent à la conception du projet... Pour ceux que ça intéresse, j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet.  

Je crois profondément en la justesse de ces nouvelles solutions qui garantissent plus de solidarité et qui répondent aux défis de la lutte contre l'étalement urbain d'une part et l'isolement d'autre part.

Il nous faut densifier les villes et villages, construire en hauteur, mutualiser les pièces à vivre, les pièces de convivialité, partager autant que possible pour apaiser les solitudes, rendre possible le maintien à domicile...

On parle bien sûr de panneaux photovoltaïques trop souvent considérés comme la solution miracle exclusive. Dans la salle, on préfère les panneaux solaires et toutes les solutions économes en énergies. On dit que la norme peut s'avérer dangeureuse.. que les solutions d'aujourd'hui ne sont que le retour du bon sens d'hier...

On parle du bois utilisé essentiellement en Aquitaine dans 3 filières dont celle de la papèterie... pourtant il y a un marché énorme pour la construction et pour le bois de chauffage. Nous parlons de cette belle société EO2.

Le débat est intense, convivial, républicain. Le débat dissipe définitivement la peur de la récupération politique ou au contraire du désaveu de l'autre candidat s'il était réélu.

Bref, un débat normal, celui que nous devions avoir d'urgence mais à découvert et bien plus nombreux.

Il est temps de faire un Grenelle régional de l'environnement, d'échanger avec les associations et les professionnels de l'aménagement de nos territoires pour limiter l'émission des gaz à effet de serre, pour densifier nos coeurs de villes et nos  villages, pour penser aujourd'hui à ces 650 000 Aquitains qui auront plus de 60 ans demain matin... et auxquels on ne pense pas assez.  

L'écologie pose question, fait débat....évidemment les panneaux photovoltaiques sont une des mille réponses possibles .....mais une réponse seulement, technique, environnementale....surtout pas exclusive.

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