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Balise - Agenda 21

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mardi 30 août 2011

Les Juniors du DD font leur rentrée

A quelques jours de la rentrée scolaire, les Juniors du DD font aussi leur rentrée.

Reprise du dispositif avec toujours plus d'actions proposées, de nouvelles associations, la formation à l'attention des enseignant et une nouvelle action : Les Juniors philosophent. 

Retrouver toutes les informations sur le site www.juniorsdudd.lacub.fr 

Bonne rentrée à tous ! 

vendredi 21 janvier 2011

Le guide pratique sur l'agenda 21 scolaire de la Cub : A consommer sans modération

Fort de l'expérience des 19 écoles pilotes qui expérimentent l'agenda 21 scolaire depuis 2006, la Cub vient de publier un guide pratique de l'agenda 21 scolaire.

Ce guide s'adresse à tous ceux qui souhaitent mettre en place des agenda 21 auprès des jeunes enfants.

Bonne lecture ! !

Le guide est téléchargeable ici.

mardi 2 février 2010

Juppé : l'écologie en action

Pour tous ceux qui ne l'ont pas encore vu !

samedi 5 décembre 2009

Concertation et écologie : Bordeaux lance l'atelier 21

Hier, la ville de Bordeaux a lancé une plateforme internet participative qui permet aux bordelais de contribuer à la dynamique développement durable dans leur ville par leurs initiatives et leurs projets.

Allez poster vos idées, vos actions, jetez un coup d'oeil aux initiatives déjà en ligne et relayez l'info autour de vous !

http://atelier21.bordeaux.fr

 

samedi 11 juillet 2009

Les Juniors du Développement Durable de la Cub

La Communauté Urbaine de Bordeaux présidée par Vincent Feltesse soutient les "Juniors du Développement durable", un dispositif qu'elle a crée en partenariat avec l'inspection académique de la Gironde 
 
Tous les week ends de cet été, nous publierons un reportage sur ces Juniors ....
 
Aujourd'hui, écoutez le reportage passé sur RCF.
 
Allez surfer sur www.pedagogie.durable.lacub.fr et parlez en autour de vous

samedi 4 juillet 2009

les juniors du développement durable de la Cub

La Communauté Urbaine de Bordeaux présidée par Vincent Feltesse soutient les "Juniors du Développement durable", un dispositif qu'elle a crée en partenariat avec l'inspection académique de la Gironde.
 
Tous les week ends de cet été, nous publierons un reportage sur ces Juniors ....
 
1er reportage, l'école George Leygues à Pessac, qui expérimente l'utilisation d'une trousse écologique et qui suite à son travail sur l'écomobilité, a obtenu la réouverture d'une ligne de bus. Voir le reportage.
  
Allez surfer sur www.pedagogie.durable.lacub.fr et parlez en autour de vous

lundi 16 mars 2009

Quel est le regard de l'enfant sur l'élu ?

J'ai trois enfants : une fille aînée et deux fils....mes petits précieux sont aussi vigilants que flamboyants.

Agitateurs, justes, curieux, enthousiastes, pressés, étonnés......Voilà tout ce qui me vient à l'esprit quand je me mets à réfléchir à ce que leur inspire le fait que leur maman soit élue.

Dès les premiers jours de campagne, me voyant galvanisée, étrangement attirée par un monde nouveau chronophage et insolent...une pluie de questions se mit à tomber : qui sont ces gens qui ne partagent rien de notre quotidien? Pourquoi les découvre-t-on maintenant en bande? Comment peuvent ils être aussi proches de maman qui ne nous avait jamais parlé d'eux avant ?

Ils firent même la révolution : Sacha 2 ans sequestré avec du scotch marron marchant dans le couloir jouant admirablement bien la comédie du condamné, Abel 5 ans suivant avec une photo rayée de notre tête de liste avançant dans un mutisme déroutant et Mathilda 7 ans fermant le cortège très sérieux et d'une voix coléreuse " Arrêtons cette histoire....On en a marre de ton histoire politique"
J'ai pris le parti de parler du pourquoi ? qui ? avec qui? de n'éviter aucune réalité l'envie de faire pour les autres, les risques de dérapages....
Je dis à mes enfants ce que je fais et souvent finalement pourquoi je le fais.

Un soir, nous rentrons...devant la porte en tas comme dans toutes les rues des annuaires, des tas d'annuaires. Je les prends machinalement et sans les ouvrir m'apprête à les jeter consciencieusement dans la poubelle verte. Mathilda me regarde avec un vif étonnement et exige que je l'écoute : "A quoi ça sert ce que tu fais maman, tu travailles pour la planète dans ton vrai travail et dans celui de la mairie, tu nous dis qu'il faut écrire sur le verso noirçi des feuilles et tu jettes tout ce papier sans réfléchir!!!!!!!"
Silence de mort, vite, vite, vite.....prendre conscience de cette évidence et agir...Voilà comment est née cette pétition que j'ai lancée contre la distribution papier systématique des pages jaunes.

Déjà Abel plus jeune n'avait pas compris qu'on ait éteint les bougies de notre maison au bout d'une minute suite à l'appel de l'Alliance pour faire une coupure d'électricité générale. Nous avions expliqué le sens du geste : ils l'avaient compris, pas nous visiblement ....puisque les bougies n'allaient être allumées qu'une minute quand eux comprenaient qu'il fallait les laisser le plus souvent possible allumées.

Bref la conscience durable de mes enfants et leur bon sens sont des contributeurs sérieux à ma vie d'engagée....

Cette semaine, dans le cadre du dispositif de la Communauté Urbaine de Bordeaux présidée par V Feltesse, que je coanime, je me retrouve dans une école de Mérignac, dans un comité de pilotage dédié à l'agenda 21. Cette expérimentation est unique : autour de la table des enfants par classe et par niveau y compris de CP et de Clis et des adultes ( parents d'élèves, personnel de cuisine, du centre social, de la ville et de la Cub...) bref les habitants de l'école sont ensemble. Les enfants ont réflèchi à la biodiversité, ils ont diagnostiqué leur école et leurs comportements. Chacun y va de la présentation fine de ses observations..."les enfants ont besoin des arbres? Mais les arbres sont ils heureux de vivre dans l'école? Il n'y a plus d'herbe par ici donc plus d'animaux, moins de vie, pourquoi n'aurions nous pas une mare? Qui pourrez venir nous dire comment ça marche?"

Bref, le regard sur le vivant est autre, partagé, collectif : les enfants s'approprient leur école autrement et ont envie de plus d'harmonie entre eux et les vivants végétaux et animaux de l'école.
Je sors de cette école convaincue une fois de plus que le DD est quelque chose qui se vit collectivement grâce à la capacité de ce collectif à se réunir, regarder le quotidien autrement le diagnostiquer et s'approprier les réponses à trouver.

Les enfants sont capables de ce recul, de cette mise en perspective et de l'action/réaction : ils demandent ensuite non pas que l'adulte fasse mais qu'il leur donne les moyens de comprendre....et l'adulte ce sera souvent l'élu car il gère l'école : le bâti, les espaces verts, le mobilier...la cantine....

Enfin, j'ai clôturé une semaine intense par une réunion à laquelle m'avait invité l'association "les coucous" . Leur projet ? : permettre à des jeunes handicapés de vivre ensemble, de mutualiser les services et leurs auxiliaires, de vivre leur vie de jeune avant de vivre celle d'handicapé et donc comme tout jeune de se séparer de son papa et de sa maman.
Autour d'une table immense des parents, des enfants, des représentants d'associations, des bailleurs, des élus...bref un collectif autour d'un projet né de l'envie de ces jeunes.....une leçon tout simplement !!! la société, leur apporte des solutions désincarnées pour faire face à leur handicap. Eux, ils nous apportent une solution intelligente et construite pour répondre à leur envie fondamentale et parfaitement normale de jeune.

Alors, je crois que l'enfant quel que soit son âge comprend que l'élu est celui qui a été choisi par les autres adultes pour apporter des solutions concrètes à des situations claires et qu'il s'étonne souvent de la difficulté de ce même élu à comprendre leurs questionnements si simples et à prendre parfois des chemins étonnants.

mercredi 11 mars 2009

Petit journal d'une élue de la République : Comment l'élu local gère t il l'hyper dette ?

Plus aucun Français ne peut douter de l'énormité de la dette financière du pays. Peu en revanche évalue la réalité et l'ampleur de la dette écologique.

Nous savons tous que les dettes s'élèvent à plus de mille milliards d'euros auquel doivent s'ajouter le coût non traduit financièrement de nos comportements énergivores, "hydrovores" et destructeurs de la biodiversité.

Nous vivons au dessus de nos moyens. Que l'on soit d'accord ou pas avec le bouclier fiscal, quelle que soit l'intensité de la force avec laquelle on vomit les paradis fiscaux, on s'affole des subprimes et on s'insurge contre l'écart glissant entre les plus riches et les plus pauvres....nul ne peut ignorer que la formule de François Fillon "faillite"....était la bonne....formule taboue mais juste.

Il ne s'agit pas d'être décliniste, ni catastrophiste mais réaliste et déterminé à changer.

Y a t il pour autant (face à ces constats indubitables), autour de la résorption de cette dette colossale, du risque de son aggravation eu égard aux crises, un traitement de choc prescrit aux élus locaux? Non point de traitement ni même de rendez-vous.

Pourtant, la question de nos dettes ( origines, mécanismes, conséquences, modalités de traitement) est naturellement centrale .......d'autant plus que la notion de dette écologique impose un mode de calcul autre.

Notre Maire à Bordeaux est un ancien inspecteur des finances : sa maîtrise du sujet est absolue..peu d'élus se frottent à ses qualités d'expert d'autant qu'elles sont assorties d'une belle pédagogie....

Reste que l'élu a le droit (et non l'obligation) de suivre des formations liées aux finances publiques ( je ne suis pas sûre que ces formations d'ailleurs aident les stagiaires à prendre en compte les aspects écologiques).

On peut donc se procurer les moyens de comprendre les enjeux financiers du territoire sur lequel on est élu, on vote une fois par an le budget ...on participe lorsque l'on est adjoint à la coproduction du budget municipal.

Budget, développement durable mêmes combats : nous, les élus, tenons une partie des cordons de la bourse percée du pays.....et nous la tenons comme on tient celle de notre foyer.....sans être formée obligatoirement aux spécificités de la dette publique, ni à la réalité de la dette écologique.

La plupart de nos budgets locaux sont équilibrés, on s'en réjouit et c'est normal ...on nous élit sur un territoire précis, il est juste de rendre des compte dans les limites de ce territoire.

Mais ces budgets locaux ne prennent pas en compte le coût écologique de nos vies individualistes et dispendieuses...et l'état reste le principal partenaire des collectivités.
A force de décrets, l'état reprend du budget aux collectivités ou plus précisément, l'état transfère de plus en plus de compétences aux collectivités sans leur donner de moyens financiers supplémentaires. Le landernau politique s'emeut avec une plus ou moins grande honnêteté de cette réalité et pourtant l'argent de l'état est celui des français comme celui des collectivités...l'hyper dette est partagée par tous et coportée par tous les élus y compris les élus locaux .

Quand Nicolas Sarkozy propose de substituer à la taxe professionnelle, seul impôt dynamique des collectivités, la taxe écologique....il défraie la chronique.....une réforme de plus dans l'urgence sans concertation....

Il n'empêche réforme fondamentale...cette fameuse taxe écologique, celle qu'appelait des ses voeux Nicolas Hulot dans son pacte écologique et Lester Gordon dans son plan B, est la solution.

Taxe écologique autour de laquelle l'ensemble des élus de gauche et de droite devraient travailler dans chacune des collectivités et entre les collectivités parce que l'on a besoin d'un front de salut public , la synergie de toutes les compétences.

Les élus locaux sont assez peu associés au problème de LA dette publique, quand à la dette écologique elle n'est pas encore appréhendée au sens premier et opérationnel.

On fait tous notre agenda 21, notre plan climat, nos conférences citoyennes avec des experts de tous horizons..nos campagnes de sensibilisation jouant sur les registres de la culpabilisation, de la valorisation excessive ou de la peur se superposent.....alors même que l'on sait par exemple que les Français croient moins en 2008 à l'existence du réchauffement climatique qu'en 2007 ...bref que la défiance sur les enjeux écologiques est vive.

Je collabore à ma manière activement dans ma ville à ces travaux parce que je pense que cette étape transitoire d'hyper sensibilisation reste vertueuse. Rappelons nous d'où l'on vient ... moi je me souviens en tout cas dans quel état d'esprit j'étais... il n'y a a que quelques années que les élus parlent de la dette et de la révolution écologique.

Par conséquent je suis confiante : je sais qu'une fois cette première étape de sensibilisation achevée, chaque élu dépassera le registre de l'incantatoire, s'appropiera ces notions, transcendera les outils et les messages simplistes '"prendre une douche plutôt qu'un bain...." et s'appliquera autour d'une vraie gouvernance structurelle, à cultiver la fierté des citoyens aux comportements exemplaires et à déterminer des ambitions collectives chiffrées, autour desquelles les fièretés individuelles pourront s'agréger.

Et quand chacun vivra non plus pour soi uniquement, mais pour tous ( "contre l'individu roi... jouons collectif" dans "le moment de fraternité"chez Gallimard par Regis Debray) bref que le collectif retrouvera sa place, le temps de la compréhension de la dette écologique et de son véritable traitement viendra.

Dette financière et dette écologique : les deux s'alimentent dans une partie de boomerang accélérée.  Nous les élus, assumons une partie de notre dette mais ne sommes pas tous solidaires de la dette publique de l'état... et nous sommes encore trop timorés à décortiquer le concept de la dette écologique.

samedi 7 mars 2009

programme de la TLV21 en mars

Nous aimons sur ce blog valoriser les actions locales concrètes autour du développement durable.

Blanquefort a lancé cette année une initiative vraiment intéressante ...toute la ville s'est mise sur son 21. Vous trouverez le programme de "Toute la Ville se met sur son 21" de mars sur le site www.tlv21.net

Au menu :

- le film "nos enfants nous accuseront" de Jean-Paul GAUD au cinéma Les Colonnes, le mercredi 11 mars à 20h30,

- l'exposition des photographies de Yann Arthus Bertrand à partir de fin mars dans les parcs de Blanquefort,

- le nettoyage de printemps de plusieurs sites jonchés de déchets, le dimanche 29 mars, avec l'association Méduli Nature,

- un nouvel écolo-café, le mardi 31 mars, sur le développement durable en général, avec Eric Cazenave d'une autre association blanquefortaise, Info Planète- Et surtout l'occasion de recevoir ensuite cette conférence chez vous, dans votre salon, avec vos amis, voisins et famille !

- et une conférence avec Gilles Clément à la médiathèque le jeudi 2 avril à 20h30.

Un programme riche pour l'arrivée du printemps... Ils espèrent nous retrouver nombreux sur ces différents événements !

A bientôt,

mardi 10 février 2009

Bill Gates à Davos : "Que les engagements soient tenus".

LE MONDE Propos recueillis par Paul Benkimoun, Alain Frachon et Annie Kahn | 30.01.09 | 10:33

Le fondateur de Microsoft, qui participe au Forum de Davos, appelle les gouvernements à maintenir leur aide aux pays les plus pauvres : De passage à Paris mercredi 28 janvier, avant de rejoindre le Forum de Davos, Bill Gates, qui consacre désormais tout son temps à la Fondation, fait état de ses craintes et de ses espoirs quant à l'impact de la crise sur l'aide au développement pour les plus pauvres.

Le patrimoine de votre Fondation a été réduit de 20 % avec la crise. Mais vous vous apprêtez à augmenter le montant des aides, les faisant passer de 3,3 milliards de dollars à 3,8 milliards en 2009. Sa durée de vie va-t-elle s'en trouver raccourcie ? L'essentiel de ma fortune va aller à la Fondation. Sa taille va donc s'accroître dans les années à venir. Le but est d'éliminer le paludisme, d'améliorer les conditions de vie des pauvres, et non de se préoccuper du compte de résultats de la Fondation.

La crise, qui accroît aussi la pauvreté aux Etats-Unis, va-t-elle modifier la répartition de vos investissements ? Un million d'enfants meurent du paludisme chaque année. La crise ne provoquera rien de pire. Nous ne changerons pas nos priorités.

Vous avez dit, en 2008, qu'il était nécessaire que le capitalisme devienne plus créatif. Etait-ce une critique du capitalisme actuel ? Non ! Les innovations des grandes entreprises ont permis de doubler l'espérance de vie en cent ans. Grâce au développement des affaires en Chine, en Inde, au Brésil, au Mexique, en Thaïlande, en Malaisie, les populations très pauvres sont devenues minoritaires. Je ne critique donc pas du tout les grands groupes. Le capitalisme créatif vise à regarder comment les entreprises les plus florissantes peuvent adapter ce qu'elles savent très bien faire aux besoins des pauvres. Il faut surtout s'assurer que l'on ne revienne pas en arrière, que les engagements soient tenus. Car certains gouvernements se demandent s'ils ne vont pas couper les aides.

Qu'est-ce qui incite les laboratoires à faire de la recherche pour les maladies absentes des pays riches ? L'aide gouvernementale, les dons philanthropiques et le capitalisme créatif. Nous sommes presque venus à bout de la poliomyélite grâce aux avancées dans les pays riches. Pareil pour la tuberculose. Dans le cas du sida, les pays riches ont considéré qu'ils pourraient traiter les malades et n'ont pas massivement investi dans la recherche d'un vaccin, alors qu'il est indispensable dans le monde en développement.

Quelques firmes pharmaceutiques financent ces recherches. Notre fondation y contribue à hauteur de 300 millions de dollars (232 millions d'euros) par an. L'agence américaine de recherche Niaid est le plus gros financeur dans ce domaine.

Pensez-vous que le paludisme pourra bientôt être éradiqué ? Non, ce serait être trop optimiste. Les moustiquaires et les pulvérisations d'insecticide réduisent bien la transmission du parasite. Avec le vaccin en cours d'essai de phase 3 développé par GSK, nous espérons diminuer de moitié en 2025 le nombre de décès dus au paludisme.

Les organisations des Nations unies fixent des objectifs qui ne sont jamais atteints à la date prévue. L'échéance prévue pour les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), 2015, est-elle réaliste selon vous ?

Les OMD sont comme des bulletins scolaires, et nous n'aurons pas que des 20 sur 20. Mais ils sont très utiles pour voir ce qui avance bien – tout progresse en Chine –, mais aussi ce qui évolue peu – la mortalité maternelle en Afrique subsaharienne. Aux Etats-Unis, on apprend les OMD aux lycéens. Ils s'intéressent ainsi à la mortalité maternelle, à l'accès à l'eau potable, aux grandes maladies. Le public est incité à s'interroger sur ce que fait son gouvernement. Si les plus pauvres vivaient parmi nous, nous serions infiniment plus incités à les aider.

Quel sera votre principal message au Forum de Davos ?

Depuis le sommet de Gleneagles, le G8 ne s'occupe plus seulement des problèmes de gens riches et des politiques économiques. Il y a eu des engagements impressionnants pour augmenter l'aide à l'Afrique. Nous espérons que ces efforts seront maintenus. Mon message principal sera centré sur les réussites, et sur ceux qui tiennent leurs engagements, comme la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni.

Certains de vos investissements personnels et de ceux de la Fondation ont été critiqués. Comme celui dans Pacific Ethanol, qui produit du bioéthanol et contribuerait à la famine dans le monde. Que répondez-vous à cela ?

Est-ce bien ou mal d'investir dans le bioéthanol ? Est-ce bien ou mal de posséder des obligations de l'Etat américain? De cet Etat qui a fait la guerre à l'Irak… Nous préférons travailler sur les maladies plutôt que de faire des petits rapports sur ces sociétés pour juger de leurs actions.

Le site

lundi 12 janvier 2009

Si la Terre était un village de 100 personnes

terre.jpegIl y aurait :

60 asiatiques, 14 américains, 13 africains, 12 européens, 1 océanien. 52 femmes et 48 hommes. 70 seraient mal logés, 50 souffriraient de malnutrition, 70 seraient analphabètes, 25 de 5 à 14 ans travailleraient, 1 posséderait un diplôme universitaire, 6 détiendraient 60% des richesses, 50 vivraient avec deux dollars par jour, 11 possèderait une voiture, 1 un ordinateur, 17 un téléphone portable.

1/3 n'aurait pas accès à l'électricité, 26 n'auraient pas accès à l'eau potable, 15 produiraient plus de la moitié des rejets de CO2, 25 consommeraient les 3/4 de l'énergie totale, 20% des déchets du village seraient traités, le reste se retrouverait dans la nature.

17 n'auraient aucun service médical, 10 auraient la tuberculose, 2 auraient le paludisme et 40 risqueraient de l'attraper.La durée de vie varierait selon les maisons de 36 à 85 ans. Et en 2025, le village comprendrait 133 habitants.....

Nous, les européens et particulièrement les Français avons donc beaucoup de chance... et pourtant le nombre de mal logés, mal nourris, mal soignés....est très important. Il y aura en France trois millions d'allocataires du RSA dès juin prochain, allez jeter un coup d'oeil sur le site. Vous y trouverez des informations sur cette réforme d'une ampleur exceptionnelle pour que la pauvreté et les effets de cette dernière sur un grand nombre de nos compatriotes soit combattus.

J'ai assisté à l'une des rencontres territoriales que le cabinet de Martin Hirsch accompagné de représentants de la caisse d'allocations familiales, du pôle emploi, de la MSA....organisent dans tous les départements de France pour informer prévenir anticiper, adapter cette réforme de titans...
A côté de moi un homme d'une cinquantaine d'années, ancien architecte livreur chez Emmaus me souffle : "on verra bien ce que ça va donner mais en attendant je dors avec eux à la halte d'urgence ....ils sont seuls, affamés et alcooliques, ils souffrent et tout le monde s'en fout"
Les Centres d'actions municipales et les conseils généraux sont compétents pour recevoir ces publics précarisés et instruire leurs dossiers. Ils se sont pour la plupart lancés dans un agenda 21 dont une grande partie des actions concernent la réinsertion, la lutte contre la précarité, la discrimination.....(Conseil Général de la Gironde, mairie de Bordeaux, mairie de Mérignac, Mairie de Blanquefort...) évidemment l'idéal serait sûrement que toutes les actions de leurs agenda 21( plan d'actions pour un monde durable au 21 éme siècle) soient traitées avant tout par le prisme du social ou plus exactement ce serait formidablement logique que tous les acteurs territoriaux soient ensemble autour de la table pour toutes les actions des agendas 21 aussi logiquement que pour la mise en oeuvre du RSA.

samedi 3 janvier 2009

Vachement éclairant

normal_coloriage-vache-4.jpgChaque jour des enseignants volontaires, conscients et courageux sensibilisent leurs écoliers aux enjeux écologiques.

Et pourtant, la réforme de Darcos a profondément modifié les conditions de travail, a limité le temps d'échanges entre les enseignants. L'apprentissage de la lecture et de l'écriture comme priorité absolue, produit dans de nombreux établissements des conséquences trop peu médiatisées à ce jour : tout autre projet culturel, environnemental et artistique peut apparaître secondaire ... au point de ne plus être impulsé, ni conduit.

En outre, le développement durable ne fait pas l'objet de formation obligatoire, de sorte que beaucoup d'enseignants n'ont pas les outils pédagogiques leur permettant d'enseigner le DD comme un enseignement à part entière mais comme un des enseignements à diffuser à travers l'ensemble des disciplines et plus globalement des comportements dans l'école.

Les enseignants doivent ouvrir leur champs d'actions dans l'univers des comportements de leurs élèves donc à la famille et autres professionnels de l'enfance.

Les municipalités doivent s'habituer à accompagner les enseignants, non plus uniquement sous l'angle logistique (gestion des bâtiments, fournitures scolaires) mais en offrant aux parents d'élèves une sensibilisation parallèle et cohérente aux enjeux du développement durable.

Collectivités, enseignants et parents d'élèves doivent pouvoir resserrer leur liens, avancer ensemble dans la compréhension du développement durable et dans la mutualisation des moyens pour faire que les enjeux écologiques ne soient pas un champ d'étude mais un moyen d'offrir plus de démocratie participative et un levier de changements comportementaux quantifiables.

Le DD à l'école n'a pas eu sa part belle dans le Grenelle, très peu de voix s'en sont émues, et pourtant.... Je fais partie de ceux qui considèrent que ce chantier est absolument prioritaire.

mardi 23 décembre 2008

Un conseil municipal très développement durable

Hier, nous avons délibéré au conseil municipal de Bordeaux sur notre agenda 21. L'opposition s'est abstenue. J'ai souhaité intervenir, je vous livre telle que mon intervention. Beaucoup se sont exprimés pour rappeler l'urgence écologique. Mais il n'y a pas eu d'unanimité autour de ce chantier tellement particulier. J'ai eu le sentiment que nous ne débattions pas sur le fond. Comment les Bordelais peuvent s'approprier cette démarche, la nourrir de leurs visions. Je suis restée perplexe, mais je serai plus que jamais attentive à la mise en place d'une gouvernance écologique indispensable à la réalisation de notre projet de ville durable.

"L’agenda 21, vous le savez tous, c’est ce qui doit être fait au 21ème siècle pour protéger la planète et toutes les formes de vie, pour améliorer sans relâche le lien social.

Aujourd’hui, nous prenons nos responsabilités avec force et détermination. L’agenda 21 est trop souvent conçu et présenté comme un document technocratique, symbole d’une écologie politique soudaine qui dans les faits n’est incarnée par personne et ne produit que des discours incantatoires et du green washing.

Je veux saluer le travail formidable qui a été produit par les agents municipaux et par tous les élus. Qui rédige, encore le moindre écrit et anime la moindre réunion sans parler de développement durable ? Plus personne, du moins je l'espère. Ce 1er travail indispensable de sensibilisation et d’éducation au développement durable est aujourd’hui réussi. C’est incontestable.

Nous avons maintenant un chantier énorme qui nous attend : celui de la gouvernance écologique. Il nous faut intensifier les débats avec les Bordelais, leur parler de leurs préoccupations (pouvoir d’achat, crise de l’énergie, crise du logement, chômage…). Il faut leur montrer en quoi notre action y répond concrètement.

Le développemnet durable est universel : les enjeux écologiques ne peuvent plus être l’objet de débats idéologiques politiciens ni de combats de personne. L’opposition ne s’y sont pas trompée, elle nous a fait profiter de ses connaissances et de sa précieuse vigilance. En tant que jeune élue, et dans cette période propice aux vœux, je ne peux que souhaiter que le vote de notre agenda 21 soit une étape irréversible, les murs porteurs d'une ville durable.

Je sais, monsieur le maire, votre capacité à transcender notre agenda 21 en mobililsant l'ensemble des forces vives du territoire. Je sais, monsieur le maire, votre capacité à faire de Bordeaux le modèle d’une ville durable exportable bien au-delà de nos frontières et pourquoi pas d'une nouvelle société durable."

samedi 20 décembre 2008

Les agendas 21 des familles

Le département HSE IUT de Bordeaux 1 lance un formidable projet : celui des agendas 21 de famille.

Comment ça marche ? Il faut vous connecter, vous inscrire. Une mallette numérique gratuite sera alors à votre disposition pour vous aider dans la démarche.

Vosu pourrez alors réaliser votre audit écologique familial, le compléter, y réfléchir avec les membres de votre famille et envisager des améliorations que vous pourrez commencer à mettre en place : changements de comportements, améliorations écologiques de votre habitat...

L' agenda 21 des familles est avant tou un outil de convivialité et de solidarité entre les Bordelais !

Une communauté de blogs "Agenda 21 des familles" pourra ainsi voir le jour. Elle permettra aux citoyens bordelais de se faire aider par d'autres familles, des associations, et de partager des pratiques, des expériences...

Si vous ne pouvez pas utiliser la mallette virtuelle "en ligne", demandez la sous format papier à Michel Lesbats, projet Agenda 21 des familles - Dép HSE IUT Bordeaux 1 - 15 rue Naudet - CS 10207 - 33175 Gradignan.

N'hésitez pas à demander aux représentants de l'IUT en charge de ce dossier de venir vous présenter la démarche dans votre association, votre quartier, votre immeuble !


agenda 21 des familles

mardi 18 novembre 2008

De Tricatel à l'AMAP

Je viens d'une famille d'agriculteurs et de viticulteurs. J'ai grandi à la campagne et profité de tous ses bienfaits qui font que le bonheur est un état que je réclame en permanence.

J'ai en moi toutes ces odeurs, ces images, ces bruits, ceux de la cuisine de cochon, de la moissonneuse batteuse et des grains de blé qui remplissent les remorques, ceux des champs de pommes de terre pris d'assault par les doriphores, ceux des vendanges à l'ancienne les pieds dans le raisin, ceux des vaches à traire et du lait chaud qui mousse.....

Je vis désormais en ville, j'ai une vie trépidente où le multimédia résoud toutes les urgences qui s'amoncèlent. Il m'est trop souvent arrivé d'oublier que les bonnes tomates n'ont pas de formes identiques, que les oeufs ont des jaunes très jaunes , que le cou de poulet c'est bon, que devoir laver la salade et les radis de la terre qui les couvrent c'est bon signe...

J'ai presque failli m'habituer aux emballages qui n'en finissent plus, à ces aliments sans odeurs et sans saveur, bref à la nourriture du géant Tricatel (pour ceux qui se souviennent du film populaire "l'aile ou la cuisse" qui dénonçait déjà la malbouffe).

Puis mes enfants sont nés et avec eux l'urgence du combat écologique, les riques de maladie(35% des cancers viendraient de la nourriture dit-on), de l'obésité, de l'inquiétude de ma famille charentaise sur la baisse du nombre d'agriculteurs, la pression des quotas, l'obligation pour vivre de faire de l'agriculture intensive, la peine immense provoquée par l'opprobe jetée sur les paysans accusés de polluer les nappes phréatiques de cette terre qu'ils aiment et connaissent mieux que quiconque ....

Les produits bio ont eté une des solutions que j'ai souhaité appliquer en plus de la pédagogie auprès de mes enfants. Mais acheter des produits bio qui viennent du bout du monde et dont le prix déjà élevé ne prend pas en compte la vraie valeur écologique (transport, conditionnement...) n'est évidemment pas la seule solution... C'est là qu'on m' a parlé des AMAP *(association pour le maintien de l'agriculture paysanne) une solution magnifique grâce à laquelle les gens s'alimentent bien, créent du lien social, soutiennent l'agriculture paysanne, échappent à l'augmentation révoltante des prix... Quelques familles se réunissent, conviennent qu'une fois par semaine elles viendront chercher des fruits et légumes de saison et locaux à un maraîcher avec lequel elles se lient par un contrat.

Certaines AMAP ne se limitent pas qu'aux fruits et légumes .... Il y en a de plus en plus... J'aimerais en monter une dans mon quartier...à suivre

Si vous faîtes partie d'une AMAP , faîtes nous un commentaire pour nous raconter comment ça se passe , ce qu'il y a dans votre panier et tout le bien que vous en pensez !!

  • voici quelques AMAP sur l'agglomération : le CIVAM, l'AMAP de Blanquefort, l'AMAP de Pessac,...