7H40, son mail tombe. L'objet : Apologie de la médiocrité?
Je ne connais pas l'auteur.Il n'a pas cherché à me voir, à m'appeler. Il a conclu son mail coléreux, d'un ton moqueur revendiqué en m'invitant "moi la jeune cadre supporter dynamique à consulter son site !!!!"
8H10, je l'appelle illico : "Bonjour monsieur, je m'appelle Alexandra Siarri, je prends à l'instant connaissance de votre mail, vous avez du temps pour que nous échangions ?"
Mon interlocuteur est étonné que je l'appelle aussi vite. Je suis étonnée de son étonnement.
Je lui demande, puisqu'il a m'a écrit en condamnant virulemment mon engagement, quels sont les mots du délit qui ont déclenché son ire ?
La réponse n'est pas claire. Son combat est plus profond me dit il.
Il m'indique que les éoliennes que l'on construit ici et là sont improductives. Elles ne seraient pas à la différence de celles de l'Europe du Nord, assez puissantes. Et puis, et puis... Il faudrait qu'elles fonctionnent plus de dix ans peut être, pour compenser les gaz à effet de serre, générés par leur production et leur installation.
Je lui propose de publier tel que son mail, lui donne mon numéro, l'invite à me rencontrer quand il viendra à Bordeaux. J'irai sur son site me nourrir son avis tranché. Je me permettrai de prendre du recul ce qu'il n'a pas voulu faire avec mes mots ( ceux là j'imagine ) .
Il a lu mes textes, a choisi de les sanctionner sans débats...élu présumé coupable, plus encore sur la toile !
Je suis satisfaite de l'avoir appelé, c'est aussi mon travail de répondre à ces colères. Je préfère quand elles me sont clairement formulées, je peux y répondre, tâcher de les comprendre, avancer sur le chemin du compromis démocratique.
Combien sont ils à avoir ces colères sans les dire?
L'élu présumé coupable, l'élu porteur de "savoirs savants", évidemment manipulateur !!!
Bref, l'élu est souvent celui auquel on s'adresse pour se fâcher.