C'est pendant les campagnes électorales que les visions politiques s'expriment le plus clairement, que les idées nouvelles émergent, que vous, citoyens êtes les plus attentifs à la complexité du monde, les plus demandeurs de vérité et de propositions concrètes.

Le chapitre 12  initié et animé par Benoist Apparu, permet à 13 élus de la jeune génération, dont je suis, de contribuer utilement au débat d’idées et autrement que par le biais facile de petites polémiques, enfin !

http://www.chapitre2012.fr/

J’ai choisi d’écrire sur ce que je vois, ce que je vis depuis trois ans, depuis que je suis l’une de vos élus, de parler de ceux pour lesquels je me suis engagée en politique et qui espèrent de nous des débats de qualité et de fraternité.

La fraternité doit devenir le socle du marché

Plongés dans une crise très grave, nous savons que l'exclusion progresse, qu'elle est multiforme et que la peur qu'elle suscite se manifeste parfois violemment au point que notre bien vivre ensemble peut sembler menacé.

Il n'est pas acceptable que nombre de nos concitoyens soient en situation de précarité et de vulnérabilité, c’est même intolérable et ce n'est surtout pas inévitable.

Ils ne sont  pas des assistés qui pèsent sur notre société, ils sont avant tout nos semblables.

Retraités, familles monoparentales, jeunes en rupture, demandeurs d'asile, malades, travailleurs pauvres....leurs histoires sont toutes singulières, ils n'ont en commun que de partager un parcours social souvent labyrinthique.

La France est pourtant le pays au monde qui engage la part la plus élevée de son PIB aux dépenses sociales.

C'est donc qu'il faut faire autrement, car si l'État reste pour toujours le garant de la protection des plus fragiles, il doit accélérer la réforme des process sociaux en formant les travailleurs sociaux à de nouvelles approches et il est urgent qu'il redonne à la fraternité sa place cruciale dans notre république.

- le monde de l'économie au delà des impôts qu'il paie doit s'investir dans ses questions directement ( développement de l'économie sociale et solidaire et extension de la RSE ), nous avons besoin de son expertise aussi.... et par exemple nous pourrions donner à chaque préfet la gestion d'un fonds de dotation régional abondé par les entreprises locales ( se substituant aux fondations et autres activités de mécénat et de solidarité que chacune génère) et co animées par elles avec les acteurs du social, 

- les entreprises et les collectivités doivent permettre à tous leurs salariés volontaires de s'engager auprès des plus fragiles grâce à la généralisation du bénévolat de compétence et la mise en place de compte épargne social .

je vous invite à lire mon texte dans son entièreté et à découvrir évidemment celui des autres contributeurs au chapitre 12 pour en débattre, pour échanger car il ne s’agit pas de vérités absolues mais de visions qui se veulent prospectives, concrètes  et optimistes.

Oui, optimistes, car si nous devions n’avoir peur que d’une seule chose, ce serait  de ne plus nous faire confiance et de penser qu’il n’y aurait plus rien à faire que de se garder des autres.

Soutenir les plus fragiles et  les plus vulnérables,  c'est ce qui fait notre humanité.

Repenser ce soutien en comptant sur l'engagement individuel du plus grand nombre et en le suscitant, c'est notre responsabilité.