Merveilleuses têtes blanches - Grande cause nationale "la solitude " à Bordeaux
Par vous avez dit durable le dimanche 23 janvier 2011, 15:56 - Le petit journal d'une élue de la République - Lien permanent

Les victimes sont nos proches : seniors, maman isolées, jeunes...et ceux qui nous semblent « étranges donc étrangers » ( B devert) les prisonniers, les sans domicile fixes...
Roselyne Bachelot ministre des solidarités ouvre les débats aux côtés d’alain Juppé et de m Dardelet psd de l’association Saint Vincent de Paul, le chef d’orchestre de cette grande cause.
Avant de les entendre, j’étais parmi ceux qui avaient rendez vous avec mme Bachelot au centre d’hébergement d’urgence à Bordeaux Bastide, ouvert par l’état . Le diaconat missionné par ce dernier accompagne donc 60 personnes vers la réinsertion. La mairie de bordeaux en offrant les repas a permis que l’accompagnement social des hebergés soit possible , le CR en mettant à disposition les lieux a contribué aussi à ce que le catsrophique nuit à nuit soit abandonné ( il fallait appeler chaque jour pour réserver la nuit au centre les années précedentes ! )
Elle arrive donc notre ministre entourée de garde du corps et de nous autres les élus locaux plus ou moins à l’aise avec cet exercice imposé qui consiste à répondre aux journalistes pour dire en quelques mots pércutants ce que nous faisons ( c’est mon choix) ou ce que les autres ne font pas .
Je n’ai pas aimé cette séquence qui pourtant est incontouranble dans nos fonctions : car c’est une des occasions qui nous permet de vous parler des enjeux, des difficultés, des doutes. C'est précisément dans ces tous petits moments que les messages sont simplifiés à outrance et se radicalisent.
Chaque nuit , des dizaines d’hommes et de femmes dorment dans des conditions terribles « sans chez soi » : à côté des marginaux de toujours, on trouve désormais des femmes, des familles, des immigrés, des jeunes étuidiants, des travailleurs....
L’état consacre 30% de son PIB aux depénses sociales, ce qu’aucun autre pays au monde ne fait et pourtant 13% des français vivent en dessous du seuil de pauvreté soit avec moins de 60% du revenu median. L’état de toute façon avec ses 1500 milliards de dettes ne répondra pas seul à cette montée en puissance de nouvelles précarités. Décrier son désengagement n’est générateur d’aucuns espoirs.
Sur la scène se succèdent des patrons d’associations locales et chacun en appelle à notre rôle, qui que nous soyons, à l’indispensable geste/sourire/action qui additionné à ceux des pouvoirs publics dont l’état responsable de la cohésion sociale, peuvent raviver la solidarité : visiteur de prison, écoutant à SOS amitiés, bénévole à habitat et humanisme .....Ils sont tous dévoués et lucides.
Les témoignages se succèdent dans un silence réflèchi puis tous iront partager une galette républicaine au beau milieu du village des associations qui dans ce froid vif parleront aux visiteurs, curieux de la dureté de la solitude et des mérites du bénévolat pour l’adoucir.
Profonde gratitude et reconnaissance pour tous ces bénévoles...voilà ce que je ressens en quittant les lieux et une question me traverse qui se pose partout de plus en plus : Comment revisiter le modèle social français que tant de pays nous envient quand on voit comment il craquèle à l’épreuve des précarités ?
A ceux qui se contentent à l’issue de ce type de manifestation de critiquer quelques responsables qui seraient à l’origine de tout et dont le départ seraient l’unique solutide , je veux dire que nous avons besoin qu’ils proposent enfin et qu’ils ne se consacrent plus qu’à ça .





Commentaires
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