Monsieur Hulot : Sagesse et Intimité
Par vous avez dit durable le lundi 7 septembre 2009, 06:56 - Communication, information, sensibilisation - Lien permanent
"Je ne suis pas né écologiste.....j'ai peur pour mes enfants..."
Ce sont ses premiers mots, pour nous livrer 90 minutes de pellicule titanesques, interrogeant nos esprits... au bord des lèvres.
- Les images d'abord de son film : On comprend le travail immense des quatre années de prise et de montage...des images de tous les continents pour n'oublier rien de notre monde si vaste de diversité.
Quelques "couples d'images" surtout, rythme la pensée quasi chuchotée.
Une femme du Niger embrasse à terre son bébé avec une infinie tendresse, à mesure qu'on se laisse cajoler par l'amour maternelle, on lui découvre les yeux privés de vue....et tandis que la voix nous parle de l'injustice de ceux qui meurent de ne pas avoir un médicament qui déborde dans nos pharmacies occidentales, on voit une superbe européenne : fantasme publicitaire absolue...Et l'on entend "Pour ne pas voir la misère, on nous impose des rêves."
-Les textes sont intimes, c'est un film personnel. Plus tard, en réponse au public, Hulot dira qu'il se sent colibri, celui qui veut éteindre le feu de la grande forêt...ce petit oiseau qui répond vaillamment, aux grands animaux qui le moquent, qu'il fait sa part et que si tous faisaient comme lui, les flammes seraient étouffées.
- Dans son film, il y aussi les références aux sages, incontestablement aimés de tous. Ce sont ceux qui bousculent les consciences pour les desceller. Paul Virilio prévient que le monde connaîtra bientôt un mouvement de foule sans précédent, un milliard des nôtres se déplaceront....comme si la chine partait en vacances...
- La séléction musicale enfin est sublime..ma mémoire retient un air d'opéra tandis que mes yeux se fracturent en découvrant les hommes en cages de Chine puis d'un switch ces caniches poudrés dans des caissons à oxygène à Tokyo.
Ce film montre avec une poésie lumineuse et philosophique la spendeur déchiréedu monde et des hommes.
L'image qui m'a le plus étourdie est celle de ces deux cargos transportant des frigos, chacun dans son sens, depuis ou vers la Chine, les deux en tout cas sur la même voie qui abîme l'homme et sa terre nourricière.
Les mots qui me transcendent " L'homme est grand sous la contrainte, immense quand il est humble."
Le chiffre qui me terrasse : 300 000 personnes meurent chaque année du fait du réchauffement climatique.
Ce chiffre est aussi celui qui me donne tellement plus de courage pour ce combat pour nos vies.
Merci Monsieur Hulot. Peu importe que vous ne soyez pas né écologiste puisque vous l'êtes devenue de la plus belle façon.
Ce sont ses premiers mots, pour nous livrer 90 minutes de pellicule titanesques, interrogeant nos esprits... au bord des lèvres.
- Les images d'abord de son film : On comprend le travail immense des quatre années de prise et de montage...des images de tous les continents pour n'oublier rien de notre monde si vaste de diversité.
Quelques "couples d'images" surtout, rythme la pensée quasi chuchotée.
Une femme du Niger embrasse à terre son bébé avec une infinie tendresse, à mesure qu'on se laisse cajoler par l'amour maternelle, on lui découvre les yeux privés de vue....et tandis que la voix nous parle de l'injustice de ceux qui meurent de ne pas avoir un médicament qui déborde dans nos pharmacies occidentales, on voit une superbe européenne : fantasme publicitaire absolue...Et l'on entend "Pour ne pas voir la misère, on nous impose des rêves."

-Les textes sont intimes, c'est un film personnel. Plus tard, en réponse au public, Hulot dira qu'il se sent colibri, celui qui veut éteindre le feu de la grande forêt...ce petit oiseau qui répond vaillamment, aux grands animaux qui le moquent, qu'il fait sa part et que si tous faisaient comme lui, les flammes seraient étouffées.
- Dans son film, il y aussi les références aux sages, incontestablement aimés de tous. Ce sont ceux qui bousculent les consciences pour les desceller. Paul Virilio prévient que le monde connaîtra bientôt un mouvement de foule sans précédent, un milliard des nôtres se déplaceront....comme si la chine partait en vacances...
- La séléction musicale enfin est sublime..ma mémoire retient un air d'opéra tandis que mes yeux se fracturent en découvrant les hommes en cages de Chine puis d'un switch ces caniches poudrés dans des caissons à oxygène à Tokyo.
Ce film montre avec une poésie lumineuse et philosophique la spendeur déchiréedu monde et des hommes.
L'image qui m'a le plus étourdie est celle de ces deux cargos transportant des frigos, chacun dans son sens, depuis ou vers la Chine, les deux en tout cas sur la même voie qui abîme l'homme et sa terre nourricière.
Les mots qui me transcendent " L'homme est grand sous la contrainte, immense quand il est humble."
Le chiffre qui me terrasse : 300 000 personnes meurent chaque année du fait du réchauffement climatique.
Ce chiffre est aussi celui qui me donne tellement plus de courage pour ce combat pour nos vies.
Merci Monsieur Hulot. Peu importe que vous ne soyez pas né écologiste puisque vous l'êtes devenue de la plus belle façon.




