André Gorz ( 1923 2007) est un journaliste, philosophe, un intellectuel discret, absent des plateaux de télévision et pourtant..... Au milieu des années 1970, André Gorz publie ses premiers textes importants sur l'écologie, une manière de réactualiser son projet intellectuel et politique initial " une défense de l'émancipation comme mouvement de l'auto-organisation spontanée d'espaces d'autonomie et de coopération volontaire des sujets cherchant une alternative concrète à l'ordre économique et social du capitalisme actuel".

Il a très vite compris et alerté l'opinion sur les conséquences de la crise environnementale...puis craint face à cette crise la mise en place d'une dictature écologiste ( telle que théorisée par Hans Jonas, par exemple), voire ce qu'il nommait un "écotechno-fascisme" : la prise de pouvoir de technocrates "éclairés" prétendant oeuvrer pour sauver la Terre.

Il souhaitait au contraire qu'on mette en oeuvre une sortie civilisée de la crise par une solution démocratique, coopérative et anti-productiviste.

Selon lui, la lutte écologique est nécessairement une lutte anticapitaliste...sa lutte centrale se jouait autour du temps de travail...les gains en productivité devaient selon lui systématiquement être affectés à la réduction du temps de travail.

A la fin de sa vie Il a été extrêmement attentif au développement de l'informatique, des réseaux de communication et surtout des communautés de logiciels libres....

A lire de cet auteur phare de l'écologie politique :

Ecologie et politique,1978

 

Capitalisme, socialisme, écologie,1991

 

 

 

 

Ecologica, 2008

 

 

 

 

Je suis sensible à ces thèses et je vais m'empresser de lire ces livres ....

Je suis d'accord pour que l'on ose parler de décroissance. J'en ai assez  de cette idée caricaturale selon laquelle être de droite interdirait d'y penser et y penser serait la preuve d'être utopiste, révolutionnaire et inconscient ...

Pourquoi ne pas admettre que c'est une piste... et qu'il est urgent d'en débattre et de définir en quoi consisterait clairement cette décroissance, dans notre  quotidien et dans nos  rapports aux autres.

source La revue durable