Le développement durable m'a prise en otage, j'y consacre le temps de mes vies. L'Asie, elle, m'avait conquise dès l'âge de raison quand encore collée à la peau douce de ma maman, nous espérions un nouvel épisode de shogun ! Mes madeleines de Proust à moi !

La TV, dans ma vie d'enfant avait sa juste place, celle d'un regard bouleversant sur les autres cultures.

Tout dans mon Asie, le raffinement de leurs mets comme de leurs jardins, la poésie de leur beauté, cette notion de "moi universel" le Samsara...me transportaient dans une joie conquérante autant que contemplative.

Je me suis envolée, il y a quelques petits jours vers ces terres fantasmées. Des heures de ciel, à empiler mes années d'imaginaire flamboyant. Des heures à polluer notre ciel, comme ma vie méticuleuse aurait mis quatre ans à le faire....tous sont formels.

Ecolo en panique donc, débarque....

Ils sont majestueux vivant en parfaite harmonie avec dame nature . Il n'y a pas dans ce pays de "homeless" quand on perd son job, on rejoint le membre de sa famille qui continue à cultiver la terre...il en reste toujours un ...astucieux instinct de survie.

Ils vivent à 80% de tourisme, reconnaissent que la mondialisation a éradiqué du moins, ici, l'extrême pauvreté : les complexes hôteliers ont amené avec eux, l'eau potable et le travail.

Mais j'ai mal de voir que le Mac do et autre carrefour inondent leur artère principale. Le bois est taillé sans relâche et sculpté, non pas pour eux, mais pour nous, les capricieux, qui voulons le monde dans notre salon, en colons indécrottables que nous sommes restés !!!! A mesure que le pays s'organise pour recevoir le vieux continent, les mêmes erreurs sont commises : l'eau potable pour les toilettes, les déchets amoncelés, la voiture et les scooters : point de bus, plus de vélo

Reste le bon sens, le besoin de spiritualité supérieur à celui de possession.

Les deux photos sont symboliques de ma panique d'écolo.

A gauche, Dreamland, la meilleure plage de surfeur!!!!!

A droite Ubud, arrière pays majestueux, sanctuaire de nature originelle.

 

Je rentrerai le coeur gros, car les échanges fusionnels avec notre guide furent autant de témoignages que c'est de l'autre culture que l'on grandit évidemment, mais consciente que ma présence ici, et selon ce modèle est une machinerie folle assassine...à laquelle, je prête une constante duplicité...

Copenhague, je t'espére !