A BORDEAUX, les bruits courent ….
Nous sommes au cœur d’une crise majeure que la plupart des responsables politiques, des responsables économiques ou encore des analystes n’imaginaient pas il y a seulement quatre ans. Si les causes de cette crise sont désormais bien connues (subprimes, endettement des Etats, etc…), ses conséquences sont difficilement prévisibles et certains considèrent que ce début du XXIème siècle ressemble par bien des aspects à celui du XIXème, les plus optimistes imaginant que cette période troublée pourrait favoriser l’émergence d’un nouveau modèle de société plus respectueux de l’individu.
Cette situation de grande incertitude génère une légitime angoisse dans l’opinion publique qui recherche des coupables parmi lesquels les responsables politiques, les banquiers ou encore les tenants du modèle ultra-libéral constituent des boucs-émissaires privilégiés. La tentation est grande de « vouloir renverser la table », de se révolter envers ceux qui ont soutenu un système générateur d’inégalités croissantes entre les plus riches et les plus pauvres, entre les personnes les mieux éduquées et celles qui ne le sont pas, entre les quartiers, entre les ethnies, etc…
Aujourd’hui, cette désespérance peut conduire aux pires extrémités et même remettre en cause les fondements de notre modèle démocratique. Dans ce contexte et à la suite de difficultés provoquées par l’ouverture ou le déménagement de structures d’aide à des personnes fragiles ou sans domicile fixe au cœur de Bordeaux, quelques citoyens engagés et attachés à leur ville ont décidé de se mobiliser en considérant que dans ce temps de refondation, on mesure le degré de civilisation d’une société au sort que l’on réserve aux plus démunis.
Les « bruits de la rue » sont nés de cette volonté de contribuer à la défense d’une société solidaire, chacun étant convaincu que des solutions plus durables et plus efficaces peuvent être envisagées pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les « exclus » de notre société dont le nombre ne cesse de croître, souvent par méconnaissance des droits et des dispositifs dont ils peuvent bénéficier : les « sans abris », les « sans emplois », les « sans familles », les « sans liens sociaux », les « sans soins », les « sans formation », les « sans énergie », etc…, autrement dit tous ceux qui ont le sentiment d’être « sans avenir » ! Les membres des « bruits de la rue » estiment qu’une situation de crise constitue aussi un moment propice pour « repenser les solidarités ».
Tout comme en 1945, la reconstruction annoncée de « l’après-guerre économique » se fera à partir de multiples expérimentations sociales et sociétales, complément ou réorientation des politiques publiques dont la mise en œuvre trouve aujourd’hui ses limites du fait du tarissement des financements collectifs et de la dégradation de la situation de l’emploi au sein d’une Europe atone. Les « bruits de la rue » constituent en quelque sorte une « caisse de résonance » installée à Bordeaux au plus près des problèmes qui nuisent ou brident les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables en tentant de les associer au maximum à la réflexion et à la mise en œuvre d’innovations sociales, outils pour eux d’insertion, d’accompagnement ou de soutien de leurs initiatives. La méthode d’approche privilégiée est d’abord de se poser la question du « pourquoi ? » avant de se poser celle du « comment ? », de nombreux échecs dans le domaine social, en dépit de l’importance des moyens alloués, étant imputables au fait que l’on se concentre sur les effets plutôt que sur les causes. Ainsi, depuis le mois de septembre 2011, les « bruits de la rue » ont lancé un cycle de conférences-débats accueillant des observateurs attentifs de la situation des plus démunis (un sociologue, Serge Paugam ; un philosophe, Guillaume Leblanc ; un psychiatre, Jean Maisondieu) afin d’aborder les fondements des problématiques des précarités et à participer à l’évolution du regard porté par le grand public sur les personnes en situation de vulnérabilités ou d’exclusion.
Cette sensibilisation du public est le préalable nécessaire à toute expérimentation sociale afin que celle-ci soit mieux comprise et reconnue comme vecteur de cohésion sociale. Au-delà du constat, les « bruits de la rue » se réservent la possibilité d’exercer leur devoir d’alerte vis à vis des pouvoirs publics et se veulent une force de propositions d’innovations sociales qui se situeront dans les interstices du maillage social ou de la solidarité organisée, en s’appuyant sur des acteurs issus d’univers différents : monde politique, monde économique (artisans, commerçants, fondations d’entreprise), associations, secteur médico-social, le monde culturel, universitaire, médiatique, …
La méthode choisie est celle d’une approche transversale, du croisement des regards et des savoirs, afin de changer de paradigme, de ne pas rester bloquer par le cadre de l’expertise ou de l’expérience, afin de prendre le risque de l’ambition et du projet. En résumé, la démarche des « bruits de la rue » s’inscrit dans le vaste mouvement d’innovation sociale engagé dans le monde entier pour apporter des réponses nouvelles aux difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les populations les plus démunies.
Le collectif des « bruits de la rue » 16 Janvier 2012
Depuis 2007, le Grenelle Environnement a lancé un processus de mutation pour notre société. La solidarité est plus que jamais la clef de cette mutation. 
L’équipe de SaluTerre accompagne l’hôpital de Ste Foy la
Grande dans son projet de conception d’un jardin partagé à visée
thérapeutique, accessible à tous. Ce jardin permettra aux résidents et à l'équipe de
l’hôpital une pleine récolte de bien-être et d’échanges conviviaux.


Depuis octobre 2009, ID Chanvre existe en tant qu'entreprise d'insertion sous forme associative.

Jean-Marc Borello, pdg du 






Né en Grande Bretagne dans les années 70's, le principe est simple : des fermiers bio accueillent gracieusement contre quelques heures de travail aux champs, des particuliers intéressés par l'agriculture écologique.




