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jeudi 24 décembre 2009

par delà les clivages politiques

Depuis 2007, les Verts n'ont plus le monopole de la défense du développement durable.

L'écologie est-elle nécessairement, comme l'affirment les Verts, de gauche ? En en faisant l'un des thèmes majeurs de la présidentielle de 2007, Nicolas Hulot a fait exploser la planète écolo. Aujourd'hui tous les partis politiques revendiquent leur part d'écologie. À droite, comme à gauche.

Les Verts eux-mêmes évoluent. En leur sein, les tenants de l'«écologie populaire» ne sont plus majoritaires. Les élections européennes de juin dernier, à travers le rassemblement Europe Écologie, ont fait éclore une nouvelle génération d'écologistes, pour la plupart issus du monde associatif ou de la société ci­vile. De nouveaux visages, loin, très loin du cliché des anciens écolos mi-babas, mi-gauchistes, sont apparus. Il s'agit de la juge Eva Joly, de l'ancien dirigeant de Greenpeace, Yannick Jadot, ou encore de l'ancien bras droit de Nicolas Hulot, Jean-Paul Besset.

Ne pas parasiter la campagne

Pour les élections régionales, les Verts ont décidé de poursuivre leur ouverture. La moitié de leurs candidats devraient être des non-Verts. Certes, cela ne se fait pas sans quelques grincements de dents au sein du parti écologiste. Mais pour l'heure, les militants ont décidé de taire «provisoirement» leurs querelles.

Samedi dernier, dans une brasserie parisienne, les frères Cohn-Bendit, ­Daniel et Gabriel, ont officiellement enterré la hache de guerre avec la direction du parti, qu'ils jugent «parfois sectaire», jusqu'aux élections régionales. Objectif : ne pas parasiter la campagne par des débats «de cuisine interne». «Mais, dès le 23 mars, au lendemain des élections, nous ressortirons les couteaux», prévient Gabriel Cohn-Bendit, qui préside l'association des Amis d'Europe Écologie.

Parmi les points de clivages, qui opposent les frères Cohn-Bendit à la direction du parti, figure la question des alliances. «Dany», par exemple, est partisan de dialoguer avec le MoDem. Député de ­Loire-Atlantique, François de Rugy est sur la même ligne. Cet été, il s'est rendu à l'université d'été du parti de François Bayrou. «Gaby», lui, va encore plus loin et brise un vieux tabou chez les Verts. «Il faut arrêter de stigmatiser les gens qui ne sont pas de gauche. Il y a des gens très bien au centre, voire à droite, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, avec qui on peut discuter», dit-il. Secrétaire général de l'association, Alexandre Faro estime encore qu'il «faut arrêter de toujours parler d'ouverture à gauche». «Moi, j'ai plus à échanger avec Jean-Louis Borloo ou Chantal Jouanno qu'avec Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg qui n'ont rien compris à l'écologie», dit-il.

Une démarche mise en pratique, il y a une dizaine de jours, à l'occasion d'une réunion «transpartis» sur les enjeux du sommet de Copenhague, qui s'est tenue dans une salle de l'Assemblée nationale. Organisé par le député de Paris Yves Cochet, ce forum a réuni autour de la même table Daniel Cohn-Bendit, François ­Bayrou, Michel Rocard, et deux parlementaires de l'UMP et du Nouveau ­Centre. Seule la direction du PS avait boycotté cette réunion.

Mais après avoir courtisé la direction des Verts, Nicolas Sarkozy et l'UMP dénoncent aujourd'hui l'idéologie de la «décroissance» des Verts. Ils mettent en avant le Grenelle de l'environnement et les efforts déployés par Borloo et Sarkozy pour la réussite du sommet de Copen­hague pour séduire l'électorat écolo.

Pour autant, à la différence des Grünen allemands , les Verts français ne sont pas encore assez mûrs pour envisager des alliances locales ou des coalitions avec la droite. Au-delà de ce début de dialogue avec elle et le centre, leur partenaire naturel reste pour l'heure le PS. Un partenaire qu'ils entendent néanmoins défier au premier tour dans chacune des 22 régions en mars. Et à qui ils rêvent de ravir au moins trois régions, dont l'Ile-de-France.

De son côté, l'Alliance écologiste indépendante (AEI), qui a obtenu près de 4 % des voix aux européennes de juin, n'a pas fait ce choix de l'ancrage à gauche. Lors d'une conférence de presse, la semaine dernière, l'un de ses dirigeants, Jean-Marc Governatori, n'a pas exclu que des accords puissent se faire dans certaines régions avec la droite : «Nous n'avons pas d'a priori sur le second tour.»

Source : Rodolphe Geisler - Le Figaro - 01/12/2009 |

lundi 5 octobre 2009

Dominique Bourg nous invite à apprendre à vivre dans un monde limité

"L'enjeu, aujourd'hui, n'est pas de promouvoir une croissance "durable", "verte", ou la décroissance- je ne crois ni à l'une ni à l'autre. L'enjeu, c'est de maintenir une société dynamique dans un monde qui se rétrécit et devient plus hostile..........Nous sommes des hypermodernes avec pour credo la recherche sans fin de jouissance....Nous croyons toujours que le progrès technique va nous sauver. Mais celui ci conduit en fait à l'accroissement de la consommation.....La consommation globale d'énergie liée à l'informatique devrait tripler d'ici 2030, selon l'agence internationale de l'énergie.

"La seule solution pour sortir de ce cycle infernal, où  la raréfaction des ressources porte en germe des risques de conflits et de guerres, c'est la régulation politique : on ne sortira pas du système actuel sans une régulation forte obligeant à produire et à consommer autrement.....Il s'agit d'appliquer la stratégie des 3R réduire, réutiliser, recycler.....Opposer l'innovation à la réglementation est absurde. Au contraire c'est la contrainte qui pousse à innover, à être créatif.....Il faut chercher à diminuer le substrat matériel de l'économie....Nous ne pourrons plus tout posséder, la liberté absolue des modernes n'est plus possible à 7 milliards d'individus sur la planète, bientôt 9."

vendredi 4 septembre 2009

Le tour de France du Grenelle à Bordeaux

Après Strasbourg et le Puy-en-Velay, le Tour de France du Grenelle Environnement s’arrête à Bordeaux, le vendredi 4 septembre prochain. Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie animera une réunion publique pour faire le point sur les mesures concrètes issues du Grenelle de l’Environnement et leur impact sur notre vie quotidienne. En grands témoins pour l’Aquitaine : la ville de Bordeaux et le Conseil Général de la Gironde.

Vendredi 4 septembre de 18h30 à 20h30 à l’Athénée municipal, en partenariat avec France Bleu Gironde et Sud Ouest.

mardi 30 juin 2009

José Bové, ce que les écologistes veulent faire à Copenhague

Que veulent faire les écologistes à Copenhague en décembre ?

C'est la question qui a été posée à José Bové, élu au parlement européen le 07 juin dernier, sur le site Reporterre.

Pour écouter sa réponse : cliquez ici

J'ai envie d'aller à Copenhague, d'assister aux débats. 

J'aimerais que nous y soyons nombreux, que la pression populaire soit si forte que les élus ne pourront pas ne pas prendre les bonnes décisions.

mercredi 24 juin 2009

Cohn-Bendit, Juppé ... L'écologie enfin !

On n'a jamais parlé autant écologie et développement durable que depuis les résultats des récentes élections européennes.

crédit photo : culturClub

 

Celles-ci ont provoqué un véritable bouleversement du paysage politique français, en portant notamment au triomphe la liste Europe Écologie, menée par un Daniel Cohn-Bendit que beaucoup disaient fini. Il se trouve que le thème de l'écologie, popularisé dans les médias par Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand (d'aucuns disent même que le succès de son film Home n'est pas étranger au score de "Dany") est enfin devenu l'une des préoccupations majeures des français... du moins des quelque 40% qui ne sont pas abstenus d'aller voter.

 

C'est aussi celle d'Alain Juppé, ancien Premier ministre et actuel maire de Bordeaux, qui fait de sa ville un véritable laboratoire à grande échelle. CulturClub l'a rencontré, histoire de comparer ses propos avec ceux de Daniel Cohn-Bendit et de rappeler que le respect de l'environnement n'est pas qu'une affaire de gauche.

 

La tête de liste triomphante d'Europe Écologie et le Maire de Bordeaux dissertent sur le thème fort du moment sur ce site où vous trouverez de nombreuses vidéos et interviews.

lundi 8 juin 2009

Le syndrome "Arlette Chabot" a encore frappé

Arlette Chabot nous a invité à juger tous nos leaders sur leur position politique autour de l'Europe. ( "A vous de juger", sur France 2, le jeudi 4 juin).

Ce fut une cacophonie, un rendez-vous démocratique raté de plus, confortant les déserteurs de l'isoloir dans leur position de repli.
Une mauvaise pièce de théâtre avec des acteurs surjouant, oubliant leur public, tous inquiets à l'idée que leurs partenaires de jeu volent leur texte, aux détours d'une scène.
Les français ne vont plus voter parce qu'ils en ont marre de ces mauvaises pièces ni tragi ni comiques, qui ne font plus ni réfléchir ni rêver.

Je suis pour l'Europe, je la voudrais fière et exemplaire, avançant d'un pas aussi pressé et prophétique que celui de l'Amérique d'Obama sur un nouveau chemin démocratique.

Haro sur le syndrome "Arlette Chabaud"...On prétend ouvrir des débats et on en ridiculise jusqu'à l'intérêt. Ce type de débat persuade l'électeur de fuir des élus imprécis, égocentriques et agités... et ruine les efforts des milliers d'élus locaux pour co-construire.

Or, la démocratie participative, la concertation, le débat sont plus que jamais garants de notre avenir collectif.

Trois exemples concrets dans mon quotidien d'élue municipale, cette semaine.

- Lundi soir, Conseil de Quartier, 200 personnes : 100 militants et assimilés, 100 taiseux
Au programme, les travaux, le budget de la ville, le projet social, le développement durable...bref toute notre vie citoyenne

- Mercredi soir, Réunion de quartier sur le projet social, le "vivre ensemble"
25 présents seulement pour parler de la meilleure manière d'intégrer par exemple les personnes âgées !!!

Rêvons un peu : imaginons un instant des milliers de personnes assistant à ces réunions, concentrés sur le budget de la ville comme sur le leur...Le syndrome "Arlette Chabaud" ne frappent pas les gens avertis et impliqués.

- Vendredi matin, Réunion interne sur la démocratie participative numérique, vers de nouveaux publics....Quel défi!!!!

Bref tandis que le syndrome "Arlette Chabot"a encore sévèrement frappé ( 60 % d'abstention aujourd'hui pour les européennes ), je serai demain comme des milliers d'élus locaux en train d'imaginer comment mieux vous parler de notre vie, de notre ville, de notre avenir.

Une excellente nouvelle quand même : les écolos eux sont allés voter !

jeudi 30 avril 2009

Bientôt un carrot-mob à Bordeaux ???

Y en a marre d'entendre des grands discours sur le développement durable.

Des actions concrètes citoyennes, c'est ça qu'on veut !!!!

Coup de projecteur sur les carrot mob.

A dupliquer partout .

http://blog.phyrezo.org/2009/02/carrot-mob-activisme-positif.html

mercredi 18 mars 2009

La pensée philosophique de l'élu devrait nous conduire au collectif!!!!!!!!

La révolution écologique semble être indissociable de la révolution sociétale. Les réflexions des intellectuels comme des citoyens avertis ou non soulignent l'importance du collectif, de l'intelligence collective....pour corriger les limites du système actuel.

Sur ces notions, les mots de Michel Onfray sont clairs et vifs comme d'habitude.

mardi 23 décembre 2008

Un conseil municipal très développement durable

Hier, nous avons délibéré au conseil municipal de Bordeaux sur notre agenda 21. L'opposition s'est abstenue. J'ai souhaité intervenir, je vous livre telle que mon intervention. Beaucoup se sont exprimés pour rappeler l'urgence écologique. Mais il n'y a pas eu d'unanimité autour de ce chantier tellement particulier. J'ai eu le sentiment que nous ne débattions pas sur le fond. Comment les Bordelais peuvent s'approprier cette démarche, la nourrir de leurs visions. Je suis restée perplexe, mais je serai plus que jamais attentive à la mise en place d'une gouvernance écologique indispensable à la réalisation de notre projet de ville durable.

"L’agenda 21, vous le savez tous, c’est ce qui doit être fait au 21ème siècle pour protéger la planète et toutes les formes de vie, pour améliorer sans relâche le lien social.

Aujourd’hui, nous prenons nos responsabilités avec force et détermination. L’agenda 21 est trop souvent conçu et présenté comme un document technocratique, symbole d’une écologie politique soudaine qui dans les faits n’est incarnée par personne et ne produit que des discours incantatoires et du green washing.

Je veux saluer le travail formidable qui a été produit par les agents municipaux et par tous les élus. Qui rédige, encore le moindre écrit et anime la moindre réunion sans parler de développement durable ? Plus personne, du moins je l'espère. Ce 1er travail indispensable de sensibilisation et d’éducation au développement durable est aujourd’hui réussi. C’est incontestable.

Nous avons maintenant un chantier énorme qui nous attend : celui de la gouvernance écologique. Il nous faut intensifier les débats avec les Bordelais, leur parler de leurs préoccupations (pouvoir d’achat, crise de l’énergie, crise du logement, chômage…). Il faut leur montrer en quoi notre action y répond concrètement.

Le développemnet durable est universel : les enjeux écologiques ne peuvent plus être l’objet de débats idéologiques politiciens ni de combats de personne. L’opposition ne s’y sont pas trompée, elle nous a fait profiter de ses connaissances et de sa précieuse vigilance. En tant que jeune élue, et dans cette période propice aux vœux, je ne peux que souhaiter que le vote de notre agenda 21 soit une étape irréversible, les murs porteurs d'une ville durable.

Je sais, monsieur le maire, votre capacité à transcender notre agenda 21 en mobililsant l'ensemble des forces vives du territoire. Je sais, monsieur le maire, votre capacité à faire de Bordeaux le modèle d’une ville durable exportable bien au-delà de nos frontières et pourquoi pas d'une nouvelle société durable."

lundi 22 décembre 2008

Ensemble c'est tout

Qui ne parle pas de réchauffement climatique, de plan climat, de mesures drastiques à prendre, de rénovation énergétique ? Qui n'a pas vu un pauvre ours décharné glissé sur des blocs de glace mouillée ? Qui n'a pas entendu que si la glace fond trop vite et en trop grande quantité, la température va augmenter bouleversant toutes nos habitudes ?

L'administré consommateur, usager, citoyen, se trouve face à cette réalité déclinée sur tous les supports dans tous les discours.... On lui propose deux directions vers lesquelles se tourner. La première, avoir des gestes écoresponsables grâce aux équipements financés par ses impôts (le tri, les transports en commun, l'aide aux entreprises d'insertion... La seconde, grâce à ses efforts personnels (douche plutôt que bain, travaux d'isolation...)

Savoir que les collectivités s'engageant dans des agendas 21 développeront des comportements exemplaires qui seront autant de leviers à une dynamique globale salvatrice.... Voilà ce à quoi je crois moi par dessus tout. Nous sommes tous confrontés aux mêmes enjeux, et développons tous à peu près les mêmes raisonnements alors Conseil général, Conseil régional, Cub et mairies devraient travailler ensemble main dans la main en permanence pour trouver des solutions communes audibles concrètes et efficaces. Alors Bordeaux, Lille, Nantes, Paris devraient échanger de fait, voir de droit, toutes leurs bonnes pratiques mais aussi toutes leurs erreurs. Alors les collectivités devraient mettre en place des tables rondes d'urgence avec les partenaires associatifs et prendre des décisions parfois impopulaires (taxes quand on ne trie pas, distribution à faible coût au plus grand nombre d'économiseurs et autres dispositifs....)

Nous sommes tous individualistes, tous tournés vers nos soucis, nos souhaits, nos angoisses alors les collectivités devraient créer un site commun, une plateforme collaborative sur laquelle puiser toutes les bonnes infos. Elles devraient former ensemble et par corps de métiers leurs agents. Elles devraient ouvrir un espace d'accueil commun et elles devraient surtout aller à la rencontre des citoyens ensemble pour montrer les enjeux, les challenges, les limites aussi

Elles le devraient et elles le feront parce que ça leur sera imposé tout simplement.

dimanche 7 décembre 2008

Le Groenland est elle une île à la dérive ?

Si les glaces reculent sous l'effet du réchauffement climatique, les vastes réserves de pétrole que l'on suppose dormir en Arctique, soit 20% des réserves mondiales estimées ne seront elles pas accessibles ??

Des minerais rares comme l'or ou le diamant ne feront-ils pas leur apparition sur les terres ainsi libérées ? Les routes maritimes ainsi ouvertes ne feront elles pas du Groenland une nouvelle frontière industrielle et touristique ? Quand on a colonisé la terre entière, les déserts deviennent des eldorados.

Seulement voilà, les 56 000 personnes qui habitent le Groenland ne veulent plus rien subir. Le 25 novembre dernier, la population a été invitée par référendum à se prononcer sur une évolution de son statut d'autonomie par rapport au Danemark et sur le partage de la rente pétrolière.

Repères : 56 700 habitants dont 88% sont nés sur l'île. 2 166 086 km² de superficie Département danois bénéficiant d'une autonomie politique depuis 1979 et retiré du marché commun européen depuis 1982

Source ++Le Monde++

vendredi 1 août 2008

Toi, moi, eux, nous ... ensemble

Nous les administrés, les citoyens, les contribuables, les électeurs savons que l'enjeu écologique est immense, que trop de spéculateurs font du green washing, que ce sont de nos petits gestes écocitoyens ajoutés à ceux des autres que l'issue de ce combat écolo peut être gagnante.

Mais quand même, on ne peut s'empêcher d'espérer que grâce au Grenelle de l'environnement et au travail d'élus obsédés par le DD, aidés de leurs administrations expertes et lucides, les solutions vont nous être apportées, au minimum facilitées.

Mais, chers amis, entre l'intégrisme écologique et la mauvaise fois à toute épreuve, il y a un boulevard inouï d'attitudes à adopter et à exiger ....

- que tous les élus et chefs d'entreprises, ceux qui ont des pouvoirs de décision se forment, s'informent au delà de leurs champs de compétence, au delà des fractures idéologiques, au delà des limites territoriales de leurs mandats. Qu'ils comprennent que leur implication personnelle est fondamentale : le directeur d'une école, le maire d'une commune rurale, l'élu de la région siégeant dans la commission culture, l'élu du département siégeant dans la commission espaces sensibles, l'artisan charpentier, le banquier.....seront tous confrontés aux mêmes constats et aux mêmes axes de progression : économie de papier, réduction des consommations énergétiques, tri des déchets, chasse des fuites d'eau ...A ceci près que leurs métiers spécifiques génèreront des questions particulières et offriront des réponses particulières ... toujours valorisables, toujours dupliquables.

- que tous ces décideurs réunissent autour d'eux régulièrement l'ensemble des acteurs, des structures qu'ils dirigent, animent, accompagnent pour faire des diagnostics, des états des lieux, pour lancer ensemble des pistes de progression dont la réussite dépendra de l'implication et de l'action de chacun.

Il est urgent et vital de ne laisser à personne le soin de nous dicter ce qu'est le DD, quels écogestes mettre en place, quels grands projets ambitieux financer.

Il faut chercher à comprendre, se faire expliquer, demander comment les décisions ont été prises...

Il est essentiel que de grands projets ambitieux sortent de terre : il s'agit souvent d'expérimentations dont les résultats nous feront progresser et libèreront créativité et ingéniosité.

Mais il est fondamental que chacun porte la responsabilité d'actions conçues et mises en oeuvre sous l'angle du DD autant que sous n'importe quel autre angle.

Les sujets communs doivent faire l'objet de décisions comme d'investissements en temps, en compétences et en argent communs (état, région, département, communes...)

Les projets ambitieux ne doivent jamais cacher un quotidien délaissé de toute réflexion écologique.