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mardi 11 août 2009

Des jardins en partage comme des lieux de résistance aux crises...

J'ai rencontré Eric Prédine sous le soleil de juillet.

Il m'a confié son livre que j'ai lu avec un plaisir énorme tant chaque idée me semblait familière.

Il développe de manière très concrète comment les jardins peuvent devenir un lieu de résistance à toutes les formes de crise.

je reprends quelques une de ces pensées " c'est de la concertation que naît le partage" "quand on laisse du temps pour l'émergence des propositions, on voit surgir des idées originales et efficaces". "Mon expérience me prouve que c'est de la rencontre physique que naissent les dynamiques de coopération et de solidarité, indispensables à un développement économique responsable".....

A lire d'urgence dans la collection conversations écologiques

dimanche 9 août 2009

La révolte du pron@tariat : pédagogie sur le numérique et éclairage écologique

Evoquant la naissance des blogs, des wikis ou encore des journaux citoyens, joel de Rosnay décrit les principes d'une économie reposant en grande partie sur des relations de pair à pair plutôt que sur la distribution de masse de contenus culturels, caractériques des médias dominés par les infocapitalistes. 

Face à ces derniers se développe un "pronétariat" :  classes d'usagers capables de produire, de diffuser et de vendre des contenus non propriétaires mais aussi de permettre un accès largement gratuit à l'information.

S'organisant en une seule entité, le web peut faire émerger une intelligence collective et même une véritable conscience collective. Il met ainsi en question les relations de pouvoir verticales qui régissent aujourd'hui les sphères de l'économique et du politique.

Selon l'auteur "le net s'est développé comme un système darwinien de manière buissonnante, il s'agit d'un écosystème informationnel" et "la vie, la conscience réfléchie, l'économie naissent de manière chaotique de la dynamique des interactions"

A aucun moment dans son livre, il n'utilise les termes écologie développement durable.....pourtant les mécanismes qu'il décrit et le monde qu'il nous laisse entrevoir rappelle nos problématiques et nos espoirs verts.

A lire vraiment avant que son contenu ne soit dépassé.

samedi 27 juin 2009

Des livres pour les plus petits

Longtemps, les hommes ont vécu sur la Terre sans faire attention à son équilibre, qui est aujourd'hui fortement menacé.

Nous sommes de plus en plus nombreux et du fait de notre manière de vivre et de consommer, nous prenons de plus en plus de place sur la planète...trop de place!!!

Actes Sud Junior a édité une collection pour nos juniors très bien faite....

 

L'eau à petits pas,

 

 

 

 

L'énergie à petits pas,

 

 

 

 

La poubelle et le recyclage à petits pas

 

 

 

 

Le développement durable à petits pas

lundi 22 juin 2009

Une nouvelle sélection de livres

L'Après-pétrole a commencé - Serge Enderlin

Terminée, la ruée vers l'or noir ? Pas encore ! Au Canada, en Russie, au Soudan, cette denrée aiguise plus que jamais les appétits. Et la vertigineuse demande chinoise- y aura- t il un jour 600 millions de voitures en Chine?- ne fait rien pour les calmer. Pourtant, il va falloir se faire à l'idée de la fin du pétrole. Serge Enderlin nous offre une belle synthèse de cette épineuse question.

L'or noir s'épuise. Dans deux ou trois décennies, les réserves auront diminué de façon spectaculaire, disent les pétropessimistes. Au contraire, rétorquent les optimistes, il en reste beaucoup, et les technologies d'extraction ne cessent de s'améliorer. Au fond, peu importe. Car le pétrole doit mourir. Parce qu'il est la cause de conflits récurrents, mais encore davantage parce qu'il est le principal coupable au banc des accusés du réchauffement climatique. Dès lors, comment s'en passer? A quoi ressemblera la vie sans pétrole? Aurons-nous demain assez d'énergie pour conserver le mode de vie qui est le nôtre? Avec quelles énergies nouvelles le monde fonctionnera-t-il? Pour répondre à ces angoissantes questions, Serge Enderlin a parcouru la planète de l'Amérique à l'Asie, en passant par l'Europe et le golfe Persique, afin d'esquisser les pistes de l'après-pétrole. Du charbon chinois à l'éthanol américain, sans oublier l'incroyable retour en grâce du nucléaire et les innovations de la Scandinavie, cette enquête fait le tour du monde des projets, des idées et des solutions. Premiers consommateurs, et premiers gaspilleurs, d'énergie au monde, les Etats-Unis occupent une place prépondérante dans la révolution énergétique que l'élection de Barack Obama va accélérer. En Europe, l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark ont pris une belle longueur d'avance dans la course aux énergies vertes. Tandis que la Chine est devenue, il y a peu, la première puissance mondiale... des émissions de gaz à effet de serre.

Une idée écolo par jour - Janine Casevecchie

365 citations écolos compilées dans ce petit ouvrage, c'est ce que nous propose Janine Casevecchie.Pour chaque jour de l'année, une idée écolo (citation, extrait littéraire, proverbe...) pour célébrer la nature. De Al Gore à Nicolas Hulot, de Khalil Gibran à Le Corbusier, Cicéron et Amélie Nothomb, chacun souligne, à sa façon, les relations entre l'homme et la nature. Un charmant ouvrage, délicatement illustré, une ode à la beauté de notre planète.

Jacques Prévert : "Il est indispensable d'être poli avec la terre et avec le soleil"

Edgar Morin : "Une société s'autoproduit sans cesse car elle s'autodétruit sans cesse"

Voltaire : "On a trouvé le secret de faire mourir de faim ceux qui en cultivant la terre, font vivre les autres?"

samedi 13 juin 2009

extrait de L'antimanuel d'écologie par Yves Cochet

Est-il raisonnable d'être alarmiste ?
Regarde.
Cette maison où l'on rentre le soir n'est-elle pas la même qu'au matin ?
La forêt où l'on revient se promener  n'est-elle pas identique à la première fois ? 
Et la mer ?
La mer dans laquelle on s'est toujours baigné l'été depuis  l'enfance. Pareille ?
Pas tout à fait. La plage est parfois recouverte d'algues en plus grand nombre que jadis,  parfois jonchée de boulettes goudronnées noirâtres. Pourquoi tant d'algues qu'un engin ramasse aux petits matins du mois d'août ? D'où proviennent ces galettes de marée noire ? 
La forêt elle-même n'est finalement pas celle de notre souvenir. Elle est plus bruyante de monde et d'autos, moins vivante de plantes et d'animaux, diminuée par le lotissement en bordure.
Partir ? Aller plus loin ? Mais l'on sait qu'au loin, très loin, c'est la même chose, les voisinages de tous sont également touchés. Nous avons vu le sol craquelé de soif en Somalie et les détritus innombrables qui recouvrent le Nil au Caire. Nous avons senti les inspirations malsaines de l'air à Los Angeles, à Mexico, à Pékin. Nous ne retournons plus en vacances à Saint-Michel-en-Grève, où des marées vertes empuantissent la plage. A l'autre bout du monde, sur l'île de Tuvalu, le corail meurt dans l'acidité de l'océan. Ici, ailleurs. 
Ma forêt, leur forêt,ma mer, leur mer. La planète entière est malade. 
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jeudi 11 juin 2009

La niaque de Corine Lepage

L'essai de Corinne Lepage "Vivre autrement" est de très loin le plus convaincant de la marée verte éditoriale actuelle

 

 Lepage suggère la " Renaissance"....Et de passer à une « économie de guerre ».

 Comme on ne va pas ici tout passer en revue de ce livre fort   expansif, on retiendra quatre idées clefs.

 

1.Entre les tenants  de la «  croissance" à tous prix   et ceux de la « décroissance »....


Lepage sort de l’étau par une  troisième voie :  l’ « évolution soutenable». Pirouette ?  L’idée , c’est l’économie «  symbiotique ou circulaire » qui mise sur la parcimonie et sur le reyclage.  Pour mesurer le chemin à faire, il faut savoir qu’aujourd’hui, lorsque nous prélevons sur la ressource naturelle pour produire,  "6%  va au produit et 94% devient déchet"… L’utopie de l’ «eco économie » n’est plus tout à fait une chimère. Depuis que les investisseurs s’intéressent aux énergies renouvelables, c’est-à-dire à peine quelques décennies, les avancées sont impressionnantes. ydrogène  et d’une pile à combustible à la cave permettrait de rendre chaque immeuble à peu prés 

autosuffisant en énergie….

  

2 .   Internet énergétique et social

D’immeubles à immeubles, de local à local, la « mutualisation énergétique »  est  l’avenir, martèle Lepage. Aux Etats unis, note –t-elle,  des mises au pot commun de la ressource électrique produite par les particuliers se développent  indépendamment des grands systèmes de production. De la même manière, les réseaux sociaux qui échangent  et bonifient  les logiciels libres  les compétences agricoles,  technologiques, les inventions  – voir le site américain  étonnant  "instructables.com" , sont constitutifs de cette intelligence collective horizontale. A court terme, c’est  la micro finance  qui serait concernée.  Une manière de s’extraire de la machinerie hiérarchique et des entreprises mastodontes.  Une revitalisation sociale et démocratique qui permet de s’affranchir de la passivité et de la myopie consumériste en vigueur. 

3. Le Bio-mimétisme

De la conception à la production, répliquer les systèmes naturels  est une des voies d’avenir retenue par Lepage.  
 

4. Une nouvelle société de contrat

L’incertitude environnementale, c’est celle qui pèse sur les générations futures . Or dans une société libérale du tout contrat, la génération à venir est absente.  Elle ne peut  rien signer et a généralement bon dos. C’est sur elle qu’on garantit les dettes  et sur elles qu’on renvoie les  rendez-vous  douloureux . Comment représenter ses intérêts ? Lepage en appelle à des  institutions, nationale, régionale ( L’Otan recyclée) et  mondiale ( L’Onu) dont le seul but serait d’apprécier au regard des générations futures , les choix faits  au jour le jour.

Voilà, c’était juste pour une mise en bouche.  Reste à savoir si Corinne Lepage, très convaincante à l'écrit , parviendra à persuader à l'oral  le patron de son propre parti. François Bayrou dont  l'appétence  verte s’arrête jusque-là aux prairies béarnaises fréquentées par ses chevaux. Il est vrai que  Lepage, Ministre de l’environnement,  avait dû lutter pied à pied  contre un certain Premier  Ministre Alain Juppé.  Aujourd’hui le même Juppé, Maire de Bordeaux trés durable,  s’est converti et ne « mangera plus de cerises en hiver ». Patience….  Il est tout aussi vrai qu'on attend toujours 

 la même métamorphose, ou du moins une curiosité approchante,  chez Martine Aubry, Benoït Hamon ou un autre poids lourd de la rue de Solférino. Patience....


Source  :    Guillaume Malaurie PLANETE VERTE

 

mardi 9 juin 2009

Les pères de l'écologie comme politique (1)

André Gorz ( 1923 2007) est un journaliste, philosophe, un intellectuel discret, absent des plateaux de télévision et pourtant..... Au milieu des années 1970, André Gorz publie ses premiers textes importants sur l'écologie, une manière de réactualiser son projet intellectuel et politique initial " une défense de l'émancipation comme mouvement de l'auto-organisation spontanée d'espaces d'autonomie et de coopération volontaire des sujets cherchant une alternative concrète à l'ordre économique et social du capitalisme actuel".

Il a très vite compris et alerté l'opinion sur les conséquences de la crise environnementale...puis craint face à cette crise la mise en place d'une dictature écologiste ( telle que théorisée par Hans Jonas, par exemple), voire ce qu'il nommait un "écotechno-fascisme" : la prise de pouvoir de technocrates "éclairés" prétendant oeuvrer pour sauver la Terre.

Il souhaitait au contraire qu'on mette en oeuvre une sortie civilisée de la crise par une solution démocratique, coopérative et anti-productiviste.

Selon lui, la lutte écologique est nécessairement une lutte anticapitaliste...sa lutte centrale se jouait autour du temps de travail...les gains en productivité devaient selon lui systématiquement être affectés à la réduction du temps de travail.

A la fin de sa vie Il a été extrêmement attentif au développement de l'informatique, des réseaux de communication et surtout des communautés de logiciels libres....

A lire de cet auteur phare de l'écologie politique :

Ecologie et politique,1978

 

Capitalisme, socialisme, écologie,1991

 

 

 

 

Ecologica, 2008

 

 

 

 

Je suis sensible à ces thèses et je vais m'empresser de lire ces livres ....

Je suis d'accord pour que l'on ose parler de décroissance. J'en ai assez  de cette idée caricaturale selon laquelle être de droite interdirait d'y penser et y penser serait la preuve d'être utopiste, révolutionnaire et inconscient ...

Pourquoi ne pas admettre que c'est une piste... et qu'il est urgent d'en débattre et de définir en quoi consisterait clairement cette décroissance, dans notre  quotidien et dans nos  rapports aux autres.

source La revue durable

dimanche 31 mai 2009

"Polluer pour s'approprier" Michel Serres ouvre une voie

Les pollueurs salissent le monde pour se l'approprier. Comment pollue- t- on ? Nous commençons à le comprendre.

Mais pourquoi pollue-t-on? Le dernier livre de Michel Serres répond à cette question.

Ce qu'il dit dans ce livre est énorme.

Deux de ces réflexions pour vous donner envie de le lire.

- "Nous parlons de pollution, de l'environnement....ce qui environne l'homme le désigne donc comme le centre..."

- "La croissance même de l'approriation devient le PROPRE de l'homme. Les animaux certes s'approprient leurs gîtes par leurs saletés mais de manière physiologiques et locale. Homo s'approprie le monde physique global par ses déchets durs et le monde humain global par les déchets doux ( publicité, marque....)"

Michel Serres est professeur à Stanford et membre de l'académie française.

A lire donc très vite "Le mal propre , polluer pour s'approprier".

samedi 30 mai 2009

Lecture développement durable pour ce long week-end

Nous on n'aime bien les lire !!!

 

 

Le Revue Durable pour s'informer et s'engager sur l'écologie www.larevuedurable.com/commander-des-numeros.html

 

Grandir autrement pour les parents natures et éco-conscients www.grandirautrement.com

 

Vélocité pour tous les cyclistes urbains www.fubicy.org

 

samedi 23 mai 2009

Des mangas verts ! Chouette

En septembre dernier, des professionnels de la bande dessinée de 26 pays se sont réunis à Kyoto pour leur 9ème sommet consacré à l'innovation environnementale.

A acheter donc, si vous êtes fans de mangas

Yoshitoh Asari,  Manga Science Tome 4 consacré à la planète bleue

 

 

 

Jimpachi Mori, Hideaki Hataji, Tomiko Suzuki, Les fils de la Terre

 

 

 

 

Hayao Miyazaki, L'odyssée écologiste de Nausicaa

Jirô Taniguchi, Les promenades contemplatives

Et puis si l'un d'entre vous en connaît d'autres, faîtes nous un petit commentaire !

 

mercredi 13 mai 2009

Nicholas Stern - le Gourou vert

Sources Le Monde

Nicholas Stern est devenu une icône verte depuis qu'il a publié en 2006, un rapport alarmiste sur les conséquences économiques du réchauffement climatique.

Chef économiste à la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD), puis à la Banque Mondiale, Nicholas Stern estime grâce à cette expertise, que les gouvernements doivent consacrer 2% de leur Produit Intérieur Brut à limiter les émissions de gaz carbonique sans quoi la richesse mondiale pourraît être réduite de 20%.

Il vient de publier un nouvel ouvrage : The global deal : climate change and the creation of new area progress and prosperty.

mardi 5 mai 2009

Marc Veyrat : l'étoile de la cuisine bio

Marc Veyrat a rendu les 3 étoiles de son restaurant L'auberge de l'Eridan et s'exprime dans son nouveau crédo fast-food bio et cuisine moléculaire.

A lire, Les cartes de cuisine de Marc Veyrat  aux éditions Agnès Vienot.

Son principe : "J'ai été le seul restaurant étoilé bio, j'ai décidé pour ma fin de carrière de tenter l'aventure du fast-food pour en faire profiter la plus grand frange de la population".


Gastronomie : Le Fast-Food sain par Marc Veyrat!

dimanche 3 mai 2009

Le cinquantième livre de Michel Onfray : une pure merveille

Dans la "religion du poignard" Michel Onfray fait l'éloge de Charlotte Corday.

Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques petits extraits ...

"Tout commence le 13 juillet 1788 avec un orage de très gros grelons qui couche les blés, les pourrit et détruit les cultures....une anédocte météorologique ici appelée là-bas à produire une révolution...."

"Le blé faisant défaut le pain vint à manquer. Le peuple a faim. Les Révolutions ne se déclenchent pas à la lecture du Contrat social de Rousseau, De l'esprit des lois de Montesquieu, encore moins de l'Ethocratie du baron d'Holbach....Elles montent des rumeurs anonymes de la rue quand les miséreux, contraints par leur état, ne peuvent plus autre chose que demander la fin de leur malheur..."

Onfray fait donc l'éloge d'une femme qui ne se contente pas de pérorer dans un temps où l'on parle beaucoup, souvent à tord et à travers : elle AGIT.

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