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samedi 27 février 2010

Ecologie : la paradoxe chinois

En 2007, la Chine est devenue numéro 1 mondial des émetteurs de GES.

Par tête d'habitant, les Etats Unis emettent 4 fois plus que la Chine, mais en chiffres absolus, la Chine émet 20% de plus que les Etats Unis;

Si elle continue sur le même rythme, ses émissions doubleront d'ici 2030, ce qui suffirait à annuler les améliorations des autres pays.

Et paradoxalement, les chinois ont consacré 30% des 400 milliards d'euros de leur plan de relance  à l'environnement. 60% du parc mondial des chauffe-eau soliares est installé en Chine, qui est le premier fabriquant mondial de turbines à éoliennes et n°2 pour les cellules photovoltaïques......

En 2020, la part des énergies vertes devraient passer à 15% de leur bouquet énergétique...!!!!

lundi 15 février 2010

Les avantages de l'algue comme énergie alternative

Les algues peuvent être une énergie alternative pour plusieurs raisons très simples : 

- C'est une biomasse qui croît très vite,

- Elles offrent la possibilité d'utiliser des eaux usées et d'occuper des terrains impropres à toute culture.

- Elles absorbent le gaz carbonique comme nutriment.

- Elles sont capables de produire directement des molécules qui contrairement à  l'éthanol sont compatibles avec les infrastructures d'aujourd'hui.

jeudi 21 janvier 2010

Les negawatts d'Amory Lovins

Amory Lovins du Rocky Mountain Institute est un des pionniers américains des énergies de demain.

Il a inventé le terme de "négawatts" pour décrire cette énergie "générée" par le simple fait de na pas en faire usage !!

Il se bat depuis 40 ans pour la cause environnementale. Dès 1977, il avait signé l'ouvrage, Soft energy paths dans lequel il préconisait déjà l'adoption des énergies renouvelables.

Puis en 1999, avec Hunter Lovins et Paul Hawken, le Capitalisme naturel. Un ouvrage jetant les bases d'une nouvelle révolution industrielle au service de l'environnement et de la prospérité écologique.

Pour en savoir plus sur lui et son ouvrage.

mercredi 20 janvier 2010

Hawaï 3.0

Cet état américain du Pacifique situé à 359 km du sud-ouest de San Francisco s'est développé grâce à son activité agricole, puis à son tourisme. Son 3ème acte pourrait bien être le décollage des énergies propres.


Hawaï importe 90% de ses besoins en énergie. La gouverneur Linda Lingle, a fait voté une loi pour que 70% des besoins de l'Etat en énergie proviennent en 2030 de sources alternatives (solaire, éolien, énergie des vagues, biocarburants, voitures électriques...)

C'est un défi immense, mais il s'agit de leur survie.

mercredi 4 novembre 2009

La ville basse consommation, un défi

Gérard Magnin, 58 ans, délégué général d'Energie-Cités depuis 1994, est à l'origine de ce réseau réunissant 1 000 villes de trente pays européens. Il a été représentant de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie en Franche-Comté. Il a écrit de nombreux articles et il est coauteur, avec Denis Clerc, Claude Chalon et Hervé Vouillot, de Pour un nouvel urbanisme (Edition Yves Michel, 2008).

Les objectifs européens et français d'économies d'énergie vous semblent-ils suffisants ?
Non. La conscience des changements nécessaires est sous-estimée, ce qui conduit à un grand écart entre les objectifs et les mesures proposées. L'éco-conditionnalité des politiques publiques reste d'ailleurs l'exception.

Economies d'énergie ou renouvelables, quelle politique le gouvernement doit-il privilégier ?
La rationalité commanderait de privilégier les économies d'énergie, car la rentabilité est meilleure. Mais cessons de séparer les deux. Pensons les économies et les renouvelables ensemble, de façon intégrée. Viser un haut pourcentage d'énergies renouvelables agit comme un levier pour consommer peu.

Sentez-vous une prise de conscience réelle des élus, dans les villes et au-delà ?
L'association Energie-Cités a été créée en 1990 - afin de renforcer le rôle et les compétences des communes en matière énergétique - , avec six villes, en pleine dépression pétrolière. Nous sommes maintenant un millier d'une trentaine de pays. C'est en soi un indicateur. La Convention des maires, lancée début 2009, a déjà donné l'occasion à plus de 700 maires européens de s'engager volontairement, au-delà des objectifs de l'Union.

On pense souvent que la France est en retard... La France a un retard sur les plus avancés : son système centralisé n'a pas permis aux initiatives locales de s'épanouir autant que nécessaire. Mais si les dispositions relatives à l'urbanisme prévues dans le projet de loi Grenelle 2 sont confirmées, on aura franchi un grand pas : pour l'instant, - mêler - l'énergie ou les émissions de CO2 à l'urbanisme est interdit. Cela devrait devenir obligatoire !

Y a-t-il, en France, quelques villes modèles ?
Il y a de bons exemples d'actions souvent menées dès la fin des années 1970 : Rennes, Grenoble, Besançon, Montpellier... Aujourd'hui, on va plus loin : le nombre de villes engagées dans des plans climat-énergie, des tramways, des plans vélo, témoigne de cette dynamique. On passe à des politiques globales, portées par les maires eux-mêmes. Cela devient stratégique !

Quelles sont les priorités d'une politique d'économies d'énergie : l'habitat, les transports... ?
L'objectif et le défi, c'est une ville " basse consommation " approvisionnée de façon significative en énergies renouvelables. Il faut donc améliorer l'habitat, le tertiaire, les transports. Mais c'est le système urbain et périurbain dans son ensemble qui doit être efficace. Les villes s'y engageant seront gagnantes. Une tâche immense et enthousiasmante : loin d'une frustration, la ville basse consommation doit être celle du bonheur d'y vivre. C'est la raison d'être du think tank " Imagine, le futur énergétique de ta cité ", initié par Energie-Cités.

N'est-on pas condamnés à un retour aux concentrations urbaines, pourtant rejetées par des citadins en mal d'espace ?

Tout citadin ne rêve pas d'un pavillon périurbain. Et celui qui s'exile d'autant plus loin qu'il est moins fortuné devient vite la victime de l'inéluctable augmentation des prix énergétiques. On doit privilégier une organisation de type " groseille " plutôt que " pastèque ". La ville pastèque s'étend de façon concentrique, se dédensifie à mesure qu'on s'éloigne du centre. La ville groseille s'organise en réseau, de façon multipolaire ; la densité de chacun des grains est suffisante pour permettre l'existence de services publics et privés, les transports publics et les modes doux.

Croyez-vous à l'émergence de cités " zéro carbone ", comme Masdar City à Abou Dhabi ?
Si c'est un laboratoire in situ, pourquoi pas ? Si c'est le modèle d'une ville supposée reproductible, non ! C'est tout le débat sur l'influence et les limites de la technologie. Sans un nouvel art de vivre en ville, un changement culturel profond de nos rapports avec notre environnement naturel, il n'y a pas d'espoir de changement ! La technologie peut y aider, pas le remplacer.

Comment financer le surcoût entraîné par les nouvelles normes énergétiques ?

La question est complexe, mais prenez les transports. Une partie du financement des infrastructures de tramways devrait provenir des plus-values foncières engendrées par l'infrastructure elle-même. Le foncier prend de la valeur s'il est desservi par le tram. Une telle disposition figurait dans la loi Grenelle, mais les sénateurs l'ont détricotée ! Espérons que les députés vont la réintroduire.

Propos recueillis par Jean-Michel Bezat - Source Le Monde

dimanche 1 novembre 2009

Lutte contre le réchauffement climatique : chaque année de retard nous coûte 500 milliards de dollards

Chaque année de retard dans la mise en place d'une politique énergétique permettant de contenir le réchauffement de la planète nécessitera 500 milliards de dollars soit 334 milliards d'euros d'investissements supplémentaires ....c'est ce que dit clairement l'agence international de l'énergie ( AIE ) .

La crise économique qui a provoqué une chute des émissions mondiales de C02 sans précédent depuis 40 ans (on s'achemine vers une baisse de 3% en 2009) doit donc selon l'agence être considérée comme une "chance pour le climat".......une "fenêtre de tir unique" pour se mettre sur une trajectoire qui permettrait de limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés......

samedi 31 octobre 2009

Sahara solaire

Recouvrir le Sahara de panneaux solaires pour alimenter le monde en électricité est devenu le grand défi des entreprises allemandes qui ont pour cela créé le consortium DESERTEC.

Il s'agirait tout d'abord de construire une centrale occupant 0,3% du Sahara pour satisfaire les besoins de l'Europe, du Moyen Orient et de l'Afrique du nord dès 2050.

Greenpeace approuve. Il manque l'accord des pays du Maghreb.

A suivre...

Source Le Point

mardi 13 octobre 2009

Une eolienne qui produit de l'eau potable !!!!!

À Sainte-Tulle (04), Marc Parent a inventé une éolienne capable de satisfaire les besoins en eau de la planète

Marc Parent a inventé cette éolienne révolutionnaire, qu'Indiens et Américains souhaitent aujourd'hui acquérir.

Photo Stéphane Duclet

Marc Parent a inventé un système écologique incroyable qui transforme l'air… en eau potable! Récupérer l'humidité atmosphérique est un vieux rêve, sur lequel certains ont travaillé sans jamais aboutir. Dans son atelier, à Sainte-Tulle (04), ce "géotrouvetout" de 43 ans a mis plus de dix ans afin de mettre au point un prototype éolien, aujourd'hui en parfait état de fonctionnement. 

L'humidité de l'air ainsi captée se condense. Le mat, converti en réservoir, stocke l'eau collectée et, en fin de circuit, des filtres à particules la rendent potable. Il ne reste plus qu'à ouvrir le robinet pour se servir un verre! Fini les périodes de sécheresse meurtrière en Australie, vaincues les maladies véhiculées par l'eau croupie en Inde, terminés les kilomètres sous un soleil de plomb pour trouver une source terreuse en Afrique… 

"Quand j'ai eu cette idée, c'était pour venir en aide aux autres
." 
Marc Parent n'a pas eu qu'une simple idée. Techniquement et humainement, il vient de révolutionner le monde. Pourtant, "au début, on m'a pris pour un fou. Avec des idées écolos avant l'heure, j'étais en rupture avec mon temps et ça a été dur de convaincre.En 1997, aux Antilles où il travaille dans les viviers à langouste, ce passionné d'électrotechnique dessine les premières esquisses de son éolienne "Air-Eau". 

"J'ai cherché pour savoir si cette technique existait déjà; je n'ai rien trouvé." 
Marc se lance alors dans l'aventure et déménage dans les Alpes afin de créer sa société, Eole Water, dans le garage de ses parents. Soutenu financièrement par quelques partenaires, il met au point sa première machine en 2000. Depuis, les brevets ont été déposés et la fameuse éolienne produit entre 70 et 200 litres d'eau par jour, selon le lieu où elle est installée. 

"Dans les Alpes, on a un air sec. Si ça marche ici, ça fonctionnera encore mieux dans les pays chauds." La prochaine version prévue en 2010 pourra produire 1000 litres quotidiens. "Plus l'éolienne est haute, plus elle produit. Avec un mat de 50m, on pourrait collecter 25000 litres par jour." Contacté par de grandes puissances mondiales, Marc Parent attend aujourd'hui des réponses d'industriels indiens et américains afin de produire son invention en série et ainsi faire baisser les coûts, car "pour aider les plus pauvres, il faut vendre la technologie aux plus riches afin qu'ils la commercialisentconfie-t-il. Au Texas et en Californie, ils connaissent bien la sécheresse. Au Moyen-Orient, ils ont recours au dessalement qui pollue et modifie les écosystèmes. Ce n'est pas viable à long terme!

"Avec mon système, on peut même assurer le minimum vital, sans vent, dans des endroits très isolés
." Q
uel phénomène étrange permet à une éolienne de fonctionner sans sa matière première? Grâce à l'ingéniosité et l'huile de coude de son créateur! Transportable avec la possibilité d'un montage sans grue, un petit modèle (avec tout de même une capacité de 800 litres par jour) peut être couplé à des panneaux photovoltaïques, à des lignes électriques ou à un générateur "pour faire de l'eau à tout prix, sans vent ni soleil. En cas de catastrophe naturelle, les ONG peuvent approvisionner les populations sinistrées immédiatement en eau et en énergie!

"Deux en un", 
son éolienne extraordinaire produit de l'eau mais aussi des watts. "Quand on a un air sec la journée et humide le soir, on peut s'en servir pour faire de l'électricité le jour et de l'eau la nuit par exemple."Incroyable mais vrai! Grâce à son invention, une révolution énergétique est en marche. L'eau n'est désormais plus une denrée rare.

Par Laure Gareta ( lgareta@laprovence-presse.fr )


dimanche 11 octobre 2009

92000 M2 de panneaux photovoltaiques à Bordeaux

20 ha de panneaux photovoltaiques sur le parking du parc des expositions de Bordeaux.

Grâce à eux, 1700 tonnes de CO2 seront évitées par an.

La production réinjectée dans le réseau soit 14 GWH équivaut à 15% des consommations totales ( gaz et électricité) des bâtiments propriétés de la ville, à la consommation de 5700 foyers, à plus de la moitié de la consommation de l'éclairage public de la ville.

EDF investit 67 millions d'euros dans ce projet colossal. Ca se passe à Bordeaux.

COCORICO !!!!!!!!!

mardi 8 septembre 2009

L'énergie éolienne à portée de main

Comment mettre l'énergie éolienne à portée de main de chacun ? C'est un des objectifs de l'association Tripalium qui s'appuie pour cela sur les éoliennes d'Hugh Pigott. M Michel nous a fait l'amitié de nous parler du stage qu'il a suivi.

"Je profite de la vitrine de ce blog pour compléter l'article d'Ouest-France sur le stage d'auto-construction auquel j'ai participé fin août à la ferme d'Anwan, animé par les deux compères Jay Hudnall et Gael Cisa et avec la présence d'Hugh Pigott.

Le résultat est largement supérieur aux espérances attendues. La conception et la méthode de réalisation des machines d'Hugh Pigott font de nous des "bricoleurs" dont les compétences ignorées surgissent au grand étonnement de chacun.Ce fut une semaine fantastique en transfert et en acquisition de compétences comme en rencontres avec des personnalités toutes plus attachantes les unes que les autres.

Chacun est venu avec un projet, tout le monde est reparti avec un plan de réalisation grâce à Jay et Gael qui valorisent la technique décrite dans le manuel d'auto-construction d'Hugh Pigott, un très grand bonhomme aux qualités humaines hors normes, par une savante mise en circonstance du stagiaire.

En écho aux trois pales de l'éolienne, le stage s'est construit autour :
- du besoin en autonomie énergétique de la ferme d'Anwan à qui l'éolienne était déstinée
- du savoir-faire dispensé par Tripalium
- des assoiffés dudit savoir, les stagiaires

Le résultat tournait et produisait le vendredi soir à 22h15 !"

samedi 5 septembre 2009

Des nouvelles ampoules LED à l'ADN de saumon ?

BOSTON - (Etats-Unis)- -Selon The Green Optimistic, des chercheurs de l'Université du Connecticut (UCONN) auraient utilisé l'ADN de saumon pour développer une nouvelle génération de lampes LED. Cette équipe de chercheurs seraient parvenus à ce résultat en ajoutant un colorant fluorescent à l'ADN d'un saumon puis en isolant les séquences d'ADN et en les transformant en nanofibres créant ainsi un tout nouveau matériau qui dégage la lumière blanche et brillante caractéristique des ampoules à LED... et pas très agréable à l'oeil d'ailleurs il faut bien le dire ! C'est justement dans le but d'améliorer un peu cette couleur blanche que les chercheurs de l'UCONN ont commencé à mener leurs recherches ; ils pensent aujourd'hui qu'en agissant sur le pourcentage des colorants introduit dans l'ADN du saumon, il peuvent parvenir à changer la qualité de la couleur émise par la LED elle-même. Alors que d'autres chercheurs essayent depuis un moment déjà, mais sans grand succès, de modifier cette couleur à partir de matériaux tels que des nanoparticules de silicium et des copolymères à blocs, cette nouvelle découverte des propriétés fluorescente d'une séquence d'ADN du saumon a fait l'effet d'une petite bombe par la rapidité et l'efficacité des résultats obtenus. Selon David Walt, professeur de chimie à la prestigieuse Tufts University : " Lorsque les rayons UV tape sur le matériel génétique, un colorant se met à absorber l'énergie et produit la lumière bleue. Si une molécule de colorant se trouve à une distance adéquat ,elle va absorber une partie de l'énergie de la lumière bleue et émettre une lumière orange. L'utilisation de l'ADN permet d'orienter ses colorants de façon optimale ".
Ceci posé il faut tout de même rappeler, qu'aujourd'hui aucune étude n'a réellement démontré que les ampoules à LED étaient plus économes en énergie et moins onéreuses que les ampoules basse consommation en ce moment dans le commerce (bien que souvent critiquées) ou que les bonnes vieilles ampoules à incandescence qui ne seront plus du tout possible à trouver dans le commerce d'ici peu.

article de Francis ROUSSEAU - Source Les Energies de la mer

dimanche 19 avril 2009

Les leaders mondiaux des énergies renouvelables

Les leaders mondiaux de l'énergie solaire :

- Q-cells (allemagne) avec un CA de 1,25 milliards en euros

- Sharp ( Japon) 1,44 milliards

- Suntech ( Chine) 1,54 miliards

Les champions de l'énergie éolienne :

- Vestas ( Danemark) avec un CA de 6, 03 milliards en euros

General Electrics ( Etats Unis ) 4,8 milliards

- Gamesa ( Espagne) 3,65 milliards

mercredi 24 décembre 2008

La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas

energie.jpegL'électricité est al forme d'énergie dont la demande croit le plus depuis 30 ans. De 1973 à 2005, la consommation d'énergie a doublé dans le monde, celle de l'électricité a triplé. Plus de ménages habitent des logements plus grands. Les équipements électroménagers se banalisent (y compris les climatiseurs), le stock de télévisions par foyer est en plein essor.

Or, il faut deux ou trois unités d'énergies primaires pour obtenir une unité d'électricité, le solde est perdu s'il n'est pas récupéré sous forme de chaleur. Les centrales à charbon fournissent 40% du courant consommé dans le monde : donc l'électricité est la principale source de gaz à effet de serre (GES).

D'éminents climatologues comme James Hansen, affirment que la seule façon réaliste de fortement baisser les émissions de GES, est d'abandonner le charbon tans que le CO2 n'est pas capturé et séquestré. Mais la capture et la séquestration du carbone est une option, elle ne sera vraisemblablement opérationnelle que dans une décennie.

En attendant, le seul scénario très ambitieux, qui vaille est la baisse de la consommation d'énergie. - Découpler la vente d'electricité des revenus des entreprises électriques, - Ne plus rétribuer la vente d'énergie mais les services énergétiques. Exemple des services industriels de Genève qui sont en passe de créer la 1ère centrale qui se rémunèrera sur les watts épargnés.

De quoi donner aux énergies renouvelables le temps de mûrir pour gagner en efficacité avec une baisse de leurs coûts à la clef.

lundi 15 décembre 2008

Conserver les lampes boules est criminel ! !

Les lampes boules pour l'éclairage public ne restitue que 20% de l'énergie utilisée et envoie vers le ciel près de la moitié de la lumière générée.

Selon l'ADEME 40% du parc d'éclairage public en France (soit près de 9 millions de points lumineux) est constitué de ces fameuses lampes boules.

Cette pollution lumineuse n'est pas seulement énergivore, elle perturbe aussi gravement le cycle de vie des animaux.

La ville de Lille dès 2003, s'est engagée à réformer son éclairage en développant une démarche en 3 temps :

  • En concertation avec la population la ville a éliminé des points lumineux inutiles.
  • Les lampadaires ont été abaissés, les luminaires diffuseurs avec boule sous optique réfléchissante éliminés.

  • La ville a expérimenté de nouveaux procédés (ballasts électroniques, diodes électroluminescentes)

  • La ville a effectué des tests de télégestion pour anticiper le renouvellement du matériel.

En 4 ans, Lille a réussi à diminuer sa facture énergétique de 35% soit 1,. millions d'euros d'économie. La ville de Bordeaux n'est pas en reste, elle a décidé de réduire ses consommations énergétiques de 38% d'ici 2014.

Bordeaux se sera inspiré du travail de Lille et donnera à voir ses résultats à toutes les autres villes volontaires ...c'est comme ça que les bonnes pratiques se diffusent et c'est bien sûr vers cela qu'il faut tendre

lundi 8 décembre 2008

Les banques françaises financeraient 10 fois plus les énergies fossiles que les renouvelables

Le 14 octobre dernier, on nous a présenté un plan d'aide aux banques françaises d'un montant colossal de 360 milliards d'euros.

Il faut savoir que BNP Paribas, Société Générale et Natixis continuent à financer le plus grand projet pétrolier du monde à Kashagan au Kazakhstan d'un coût total estimé à 136 milliards de dollars.

Kashagan devrait à terme produire près de 550 millions de barils par an soit la consommation quotidienne en pétrole d'une puissance économique comme l'Espagne et émettre en conséquence plus de 200 millions de tonnes de CO2 par an ! ! !

Plus d'infos

lundi 6 octobre 2008

Acheter responsable, c'est avant tout comprendre son achat : les ampoules

Il y a deux grands types d'ampoules à la disposition du consommateur :

- Les ampoules à incandescence (ampoules classiques ou halogène) - Les ampoules fluorescentes (tubes fluo et ampoules basse consommation)

L'électricité que les ampoules consomment est transformée en lumière et en chaleur. Or les ampoules à incandescence produisent beaucoup plus de chaleur (90%) et peu de lumière (10%).

Leur efficacité énergétique est bien plus faible que les ampoules fluorescentes : ces dernières produisent envoiron 80% de lumière et 20% de chaleur !

Les ampoules basse consommation consomment 5 fois moins d'électricité et durent jusqu'à 10 fois plus longtemps que les ampoules à incandescence.

Les lampes à diodes électroluminescentes LED, ont une longévité de 100 000 heures (soit 8h par jour pendant 30 ans !) et consomment moins de 2W.

41% des foyers français sont équipés de lampes halogènes. 1 ampoule de 500W allumée pendant 1 heure consomme la même quantité d'énergie que 25 ampoules basse consommation de 20W utilisées pendant 1 heure.

L'Europe veut interdire l'utilisation des ampoules dites traditionnelles à partir de 2015.

ATTENTION : L'ampoule basse consommation est considérée comme un déchet dangereux (mercure). Elle doit être déposée dans un centre de récupération des déchets ménagers dangereux.

mardi 30 septembre 2008

La faim des temps

L'actuelle flambée des prix agricoles s'accompagne de son cortège de misères et d'émeutes en Afrique, au Mexique, à Singapour..... Aux Philippines, premier importateur mondial de riz, l'armée est mobilisée pour acheminer la précieuse céréale. Après le blé et le soja, ce sont les cours du riz qui se sont envolés + 56% en moins d'une semaine, +100% depuis le début de l'année.

Les capitaux qui ne veulent plus aller vers les banques dont tout le monde se méfie se sont rués vers les marchés du pétrole, des métaux et maintenant vers celui des matières premières et cela d'autant plus facilement qu'on fait maintenant des carburants avec les céréales et le mais. D'ici 2020, la demande de production mondiale de blé augmentera de 60%. Un quart de nos déplacements en voiture, en France, se font sur une toute petite distance.

Alors tandis qu'en Egypte ou plus qu'ailleurs le pain c'est la vie, on s'entretue déjà (12morts depuis le début de l'année dans des émeutes pour du pain!!!!!) nous, les européens proposons comme solution à nos défis énergétiques le bioéthanol (le blé à la place du pétrole pour rouler !) Des fous!!!!! incontrôlables et inconscients, obsédés par notre confort coûte que coûte !!!!

J'en parle avec d'autant plus de colère que mon mari et moi avons acheté une voiture roulant au bioéthanol, sûrs de notre choix responsable et maintenant contris de culpabilité conscients de notre manque total de reflexion: pauvres enfants de la publicité, consommateurs confiants, consommateurs victimes et consommateurs bourreaux!!!!!

jeudi 11 septembre 2008

La France serait elle condamnée au non choix énergétique

C'est une question qui mérite d'être posée. Le figaro l'a soulevée cette semaine.

La France n'a pas été dotée par la nature de grandes ressources énergétiques. Du charbon difficile et dangereux à exploiter, un peu de gaz naturel, pratiquement pas de pétrole, des sites hydroéléctriques intéressants mais progressivement équipés.

La France a donc été longtemps une grande importatrice d'énergies.Puis vint le temps du premier choc pétrolier et celui du plan Messmer dotant la France du premier parc éléctronucléaire d'Europe et engageant déjà la population à faire des économies d'énergies.

34 ans après la donne n'a finalement pas beaucoup changé. Le nucléaire a l'air d'être inscrit dans le paysage français à long terme même si le nucléaire ne peut pas nous permettre d'assumer l'indépendance énergétique de la nation.

Pour le reste pétrole et gaz ont l'air incontournables. Restent les énergies nouvelles dont on vous parle régulièrement mais elles sont dispersées et peu concentrées.

Finalement nos choix restent limités. Peut on d'ailleurs parler de choix? Seul le changement de nos habitudes grâce à un rappel constant des messages pour que les consommateurs fassent le bon choix, semble être l'axe de progression le plus prometteur et probablement le plus réaliste.

Qu'en pensez vous?

mercredi 10 septembre 2008

En 2015, la France peut atteindre l'objectif de production d'énergie solaire qu'elle s'est fixée

La France a une capacité de production d'énergie solaire. De 35MW aujourd'hui, elle doit la porter à 500 MW en 2015. C'est possible car c'est en cours !

EDF énergies nouvelles construit près de Narbonne la centrale solaire la plus importante en France avec une installation d'une puissance de 7 MW sur un terrain de 22 ha.

EDF énergies nouvelles s'attelle à un nouveau projet de bien plus grande ampleur encore : une ferme photovoltaique de 90 MW près de Salin de Giraud (Camargue), non loin des marais salants.

Electrabel prévoit d'investir dans un parc de 100 à 300 ha sur la commune de Curbans dans les Alpes de haute provence.

La Caisse des Dépôts et Solaire direct ont annoncé de leur côté un projet de 5 parcs solaires de 32 MW sur 80 ha toujours dans les Alpes de haute provence.

Beaucoup plus près de nous : la base sous marine équipée de panneaux photovoltaiques est à l'étude ! !

mardi 9 septembre 2008

Le bois évidemment mais pas n'importe lequel

Le pellet (granulé de bois) est la ressource énergétique renouvelable la plus efficace à bien des titres.

Face au défi de l'indépendance énergétique et à la flambée des prix du pétrole, le bois est une chance, surtout que le massif forestier français est l'un des tous premier en volume en Europe.

La forêt française s'étend et son stock s'accroît : seulement 40 % du bois prélevé est commercialisé.

Mais le bois à un taux d'humidité de 50%, il est volumineux et coûteux à transporter.

Les pellets appportent une solution à tous ces inconvénients. Ils sont seulement produits avec des déchets (sciure et écorces).

La thermie par le bois ne devrait plus se limiter à l'autoconsommation et aux loisirs comme c'est encore le cas aujourd'hui.

Le jeune PDG d'EO2, n°1 français du granulé de bois ouvre des sites un peu partout, dont le dernier à Pontenx les Forges en Aquitaine dans les landes.

Les collectivités doivent aider les particuliers à s'équiper car aujourd'hui ces équipements sont clairement plus chers que l'électricité, le fioul ou le gaz naturel.

Aider c'est sûrement avancer le coût supplémentaire d'équipement, qui sera remboursé plus facilement car comme toutes les énergies renouvelables le bois et la thermie par le bois ont un coût de fonctionnement plus faible que celui des énergies fossiles.

La région et les communes devraient s'associer et conduire une réflexion plus approfondie sur ces questions ! !

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