+Le sujet est étonnamment rugueux et plat donc évidemment voué à l’échec et pourtant……
Les rues françaises sont perlées de points d’eau potable gratuits.
Luxe suprême : la ville occidentale anticipe et organise aussi notre confort liquide nomade.
Mais pour éviter que l’eau ne soit gaspillée, le bouton poussoir a été érigé comme règle dans les lieux publics.
Tu pousses : un débit constant normé coule, pendant un laps de temps figé appliqué au jeune enfant comme à l’adulte géant, au sportif en plein été comme au badaud en plein froid….
Un jet rapide, que le malhabile met du temps à maîtriser, un jet uniforme pour chacun, qui génère l’envie de se l’approprier pour un usage strictement personnel.
Faîtes l’expérience : on boit rarement l’eau du jet qui vient du geste de celui qui vous précède.
Chacun aurait droit à son geste, à son acte de cliquer le bouton poussoir …. De sorte que souvent l’eau coule à perte à chaque passage.

Que fallait il faire alors ? Craindre les inconscients qui ne fermeraient pas les traditionnels robinets, préjuger qu’aucun passant ne corrigerait cette négligence ?...ou bien faire confiance, nous laisser boire autant qu’on veut quand on veut et fermer après plus soif.
Le bouton poussoir sévit beaucoup dans les lieux où nos petits évoluent ( écoles, centres sportifs, musées, zoos…) leur ôtant dès le plus jeune âge la conscience responsable de cette ressource trop précieuse.
Le bouton poussoir est il réglementaire ? Ce système est il le produit de calculs savants et avérés ou une invention pratique jugée judicieuse au seul regard de la répartition équitable et consciencieuse qu’il orchestre ?
En tout cas il est symbolique de nos consciences écolo bridées.
Je n’en voudrais plus systématiquement dans ma ville occidentale. Je lui préfèrerai l’enseignement soutenu de ce que représente l’eau pour la vie, du risque mortel pour ceux qui n’en ont pas.
Le bouton poussoir n’est pas une simple anecdote, c’est une sorte de symbole….offrant le temps d’une autre réflexion.