Accueil | Les Rendez-vous durables | Le petit journal d'une élue de la République | Les acteurs du DD | Bibliographie

samedi 21 janvier 2012

Les bruits de la rue : A Bordeaux désormais ils courent !

A BORDEAUX, les bruits courent ….

 Nous sommes au cœur d’une crise majeure que la plupart des responsables politiques, des responsables économiques ou encore des analystes n’imaginaient pas il y a seulement quatre ans. Si les causes de cette crise sont désormais bien connues (subprimes, endettement des Etats, etc…), ses conséquences sont difficilement prévisibles et certains considèrent que ce début du XXIème siècle ressemble par bien des aspects à celui du XIXème, les plus optimistes imaginant que cette période troublée pourrait favoriser l’émergence d’un nouveau modèle de société plus respectueux de l’individu. 

Cette situation de grande incertitude génère une légitime angoisse dans l’opinion publique qui recherche des coupables parmi lesquels les responsables politiques, les banquiers ou encore les tenants du modèle ultra-libéral constituent des boucs-émissaires privilégiés. La tentation est grande de « vouloir renverser la table », de se révolter envers ceux qui ont soutenu un système générateur d’inégalités croissantes entre les plus riches et les plus pauvres, entre les personnes les mieux éduquées et celles qui ne le sont pas, entre les quartiers, entre les ethnies, etc… 

Aujourd’hui, cette désespérance peut conduire aux pires extrémités et même remettre en cause les fondements de notre modèle démocratique. Dans ce contexte et à la suite de difficultés provoquées par l’ouverture ou le déménagement de structures d’aide à des personnes fragiles ou sans domicile fixe au cœur de Bordeaux, quelques citoyens engagés et attachés à leur ville ont décidé de se mobiliser en considérant que dans ce temps de refondation, on mesure le degré de civilisation d’une société au sort que l’on réserve aux plus démunis. 

Les « bruits de la rue » sont nés de cette volonté de contribuer à la défense d’une société solidaire, chacun étant convaincu que des solutions plus durables et plus efficaces peuvent être envisagées pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les « exclus » de notre société dont le nombre ne cesse de croître, souvent par méconnaissance des droits et des dispositifs dont ils peuvent bénéficier : les « sans abris », les « sans emplois », les « sans familles », les « sans liens sociaux », les « sans soins », les « sans formation », les « sans énergie », etc…, autrement dit tous ceux qui ont le sentiment d’être « sans avenir » ! Les membres des « bruits de la rue » estiment qu’une situation de crise constitue aussi un moment propice pour « repenser les solidarités ». 

Tout comme en 1945, la reconstruction annoncée de « l’après-guerre économique » se fera à partir de multiples expérimentations sociales et sociétales, complément ou réorientation des politiques publiques dont la mise en œuvre trouve aujourd’hui ses limites du fait du tarissement des financements collectifs et de la dégradation de la situation de l’emploi au sein d’une Europe atone. Les « bruits de la rue » constituent en quelque sorte une « caisse de résonance » installée à Bordeaux au plus près des problèmes qui nuisent ou brident les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables en tentant de les associer au maximum à la réflexion et à la mise en œuvre d’innovations sociales, outils pour eux d’insertion, d’accompagnement ou de soutien de leurs initiatives. La méthode d’approche privilégiée est d’abord de se poser la question du « pourquoi ? » avant de se poser celle du « comment ? », de nombreux échecs dans le domaine social, en dépit de l’importance des moyens alloués, étant imputables au fait que l’on se concentre sur les effets plutôt que sur les causes. Ainsi, depuis le mois de septembre 2011, les « bruits de la rue » ont lancé un cycle de conférences-débats accueillant des observateurs attentifs de la situation des plus démunis (un sociologue, Serge Paugam ; un philosophe, Guillaume Leblanc ; un psychiatre, Jean Maisondieu) afin d’aborder les fondements des problématiques des précarités et à participer à l’évolution du regard porté par le grand public sur les personnes en situation de vulnérabilités ou d’exclusion. 

Cette sensibilisation du public est le préalable nécessaire à toute expérimentation sociale afin que celle-ci soit mieux comprise et reconnue comme vecteur de cohésion sociale. Au-delà du constat, les « bruits de la rue » se réservent la possibilité d’exercer leur devoir d’alerte vis à vis des pouvoirs publics et se veulent une force de propositions d’innovations sociales qui se situeront dans les interstices du maillage social ou de la solidarité organisée, en s’appuyant sur des acteurs issus d’univers différents : monde politique, monde économique (artisans, commerçants, fondations d’entreprise), associations, secteur médico-social, le monde culturel, universitaire, médiatique, … 

La méthode choisie est celle d’une approche transversale, du croisement des regards et des savoirs, afin de changer de paradigme, de ne pas rester bloquer par le cadre de l’expertise ou de l’expérience, afin de prendre le risque de l’ambition et du projet. En résumé, la démarche des « bruits de la rue » s’inscrit dans le vaste mouvement d’innovation sociale engagé dans le monde entier pour apporter des réponses nouvelles aux difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les populations les plus démunies. 

Le collectif des « bruits de la rue » 16 Janvier 2012

jeudi 12 janvier 2012

Chapitre 12 : contribuer au débat de fond, garder le cap et sa foi en l’homme


C'est pendant les campagnes électorales que les visions politiques s'expriment le plus clairement, que les idées nouvelles émergent, que vous, citoyens êtes les plus attentifs à la complexité du monde, les plus demandeurs de vérité et de propositions concrètes.

Le chapitre 12  initié et animé par Benoist Apparu, permet à 13 élus de la jeune génération, dont je suis, de contribuer utilement au débat d’idées et autrement que par le biais facile de petites polémiques, enfin !

http://www.chapitre2012.fr/

J’ai choisi d’écrire sur ce que je vois, ce que je vis depuis trois ans, depuis que je suis l’une de vos élus, de parler de ceux pour lesquels je me suis engagée en politique et qui espèrent de nous des débats de qualité et de fraternité.

La fraternité doit devenir le socle du marché

Plongés dans une crise très grave, nous savons que l'exclusion progresse, qu'elle est multiforme et que la peur qu'elle suscite se manifeste parfois violemment au point que notre bien vivre ensemble peut sembler menacé.

Il n'est pas acceptable que nombre de nos concitoyens soient en situation de précarité et de vulnérabilité, c’est même intolérable et ce n'est surtout pas inévitable.

Ils ne sont  pas des assistés qui pèsent sur notre société, ils sont avant tout nos semblables.

Retraités, familles monoparentales, jeunes en rupture, demandeurs d'asile, malades, travailleurs pauvres....leurs histoires sont toutes singulières, ils n'ont en commun que de partager un parcours social souvent labyrinthique.

La France est pourtant le pays au monde qui engage la part la plus élevée de son PIB aux dépenses sociales.

C'est donc qu'il faut faire autrement, car si l'État reste pour toujours le garant de la protection des plus fragiles, il doit accélérer la réforme des process sociaux en formant les travailleurs sociaux à de nouvelles approches et il est urgent qu'il redonne à la fraternité sa place cruciale dans notre république.

- le monde de l'économie au delà des impôts qu'il paie doit s'investir dans ses questions directement ( développement de l'économie sociale et solidaire et extension de la RSE ), nous avons besoin de son expertise aussi.... et par exemple nous pourrions donner à chaque préfet la gestion d'un fonds de dotation régional abondé par les entreprises locales ( se substituant aux fondations et autres activités de mécénat et de solidarité que chacune génère) et co animées par elles avec les acteurs du social, 

- les entreprises et les collectivités doivent permettre à tous leurs salariés volontaires de s'engager auprès des plus fragiles grâce à la généralisation du bénévolat de compétence et la mise en place de compte épargne social .

je vous invite à lire mon texte dans son entièreté et à découvrir évidemment celui des autres contributeurs au chapitre 12 pour en débattre, pour échanger car il ne s’agit pas de vérités absolues mais de visions qui se veulent prospectives, concrètes  et optimistes.

Oui, optimistes, car si nous devions n’avoir peur que d’une seule chose, ce serait  de ne plus nous faire confiance et de penser qu’il n’y aurait plus rien à faire que de se garder des autres.

Soutenir les plus fragiles et  les plus vulnérables,  c'est ce qui fait notre humanité.

Repenser ce soutien en comptant sur l'engagement individuel du plus grand nombre et en le suscitant, c'est notre responsabilité.

vendredi 16 décembre 2011

Les bruits de la rue résonnent plus fort encore grâce à Jean Maisondieu

Il est psychiatre, c'est un orateur drôle et d'une humanité incroyable qui sait vous faire partager la complexité des souffrances et les moyens de les accompagner en respectant coûte que coûte le libre arbitre.

Il est venu cette semaine à Bordeaux à l'occasion de la 3ème conférence des bruits de la rue pour nous rappeler que la lutte contre l'exclusion est un combat fondateur et la fraternité un engagement vital.

Aqui.fr nous fait l'amitié d'un article pour ceux qui n'auraient pas pu venir. Achetez ces livres : Le crépuscule de la raison ou encore La fabrique des exclus.

Et pour ceux qui se demandent encore ce que sont ces bruits de la rue, écrivez et on s'en parle quand vous voulez.

Retrouvez l'émission de TV7consacrée aux bruits de la rue, ici.

mardi 8 novembre 2011

Bruits de la rue : la précarité autrement depuis Bordeaux

Déjà deux conférences organisées par les Bruits de la rue.

Les Bruits de la rue c'est une démarche partenariale ouverte et libre réunissant le monde de l'économie (ronde des quartiers, Groupe Face, Aseau entreprise et solidarité), le monde du travail social (banque alimentaire, CAIO, Diaconat, Médecins du Monde), la ville de Bordeaux et le monde de l'université et de la recherche.

Le 13 octobre dernier, nous avons invité le sociologue Serge Paugam.


Bruits de la rue - Serge Paugam par Librairie_Mollat


Les Bruits de la rue par villedebordeaux

Jeudi soir, c'était le tour du philosophe Guillaume Leblanc.

Article de Sud Ouest

jeudi 29 septembre 2011

Sommet des maires sur les Roms : comme si vous y étiez !

Strasbourg, 300 personnes représentant 34 pays, jeudi 22 septembre pour parler de la population Roms et « Bâtir la confiance mutuelle sur le terrain ». 

Le ton est donné à la seconde où l’on s’assoit dans l’hémicycle :

« 12 millions de roms vivent en Europe sans pouvoir disposer d’un état d’appui d’origine, ils sont la plus grande minorité de notre vieux continent ( 12 à 15 000 d’entre eux vivent en France dont 40 % d’enfants), pas un seul état membre ne peut dire qu’il n’est pas concerné.....Vous, acteurs locaux avaient les solutions !!!! car c’est vous qui êtes concrètement confrontés à leur présence...... bientôt en 2014 il seront libres de circuler et de vivre dans tous les pays de l’Europe comme tous les habitants de Roumanie et de Bulgarie dont ils sont issus »

Et pour réentendre tout ce qui s’est dit à ce colloque allez jeter un œil ICI

Précisément à Bordeaux, dans notre ville que faisons nous ? aide à la scolarisation, fournitures de fluides, accompagnement au logement ( dans le cadre de la MOUS état/ Cub cette dernière ayant fait de gros efforts en la matière).

Qu’allons nous faire ? Grâce aux deux médiateurs recrutés par la ville dans les rangs des associations expertes en la matière, nous saurons accélérer les processus d’intégration et corriger des situations qui ne sont pas acceptables et disons le aussi mettre un terme à des pratiques illégales.....elles existent, elles sont à la marge mais elles suffisent à nourrir des prises de positions trop souvent manichéennes et toujours discriminatoires pour l’ensemble des roms.

Que devrions nous faire aussi et surtout ?

 

Il nous faut entendre ce que les associations s nous disent depuis longtemps : Priorité à l ‘emploi et qui est rappelé avec force tout au long de cette journée de congrès. Priorité à l’emploi plutôt qu’au logement en tout cas pas de logement sans perspective d’emploi donc de titre de séjour ;

Soyons clairs, donner un logement sans apprendre à l’occuper et faciliter les moyens de l’assumer, de s’en sentir responsables est un effort à fournir mais il sera sans efficacité en plus d’être incompris sans accès à l’emploi.

 

J’assume ma conviction que l’accès à l’emploi des Roms doit être une priorité si l’on veut véritablement agir. Et je rappelle à tous ceux qui s’y opposent en s’étranglant de colère et d’étonnement :

- que dans moins de trois ans : les bulgares et roumains parmi lesquels les roms pourront circuler et résider dans n’importe quel pays d’Europe.

- Qu’à défaut d’avoir envie que chaque homme et femme ait accès à des conditions de vie dignes, on peut au moins admettre que ne rien donner, ne rien entreprendre pour eux revient à les autoriser implicitement à prendre de quoi survivre sans respecter les règles.

- Que la toile et la liberté d’expression qu’elle libère ne doit en aucun cas nous conduire à la simplification et à la radicalisation des avis sans s’imposer qu’ils soient éclairés.

Le chemin est long, étroit et polémique mais il existe et il ne peut se faire qu’ensemble : Mairie État Conseil Général et Conseil régional.

Je vous laisse sur ce chiffre effrayant : 12 millions de Roms vivent en Europe.

Ils ne sont que 47 à voir pu accéder à des fonctions électives.

vendredi 16 septembre 2011

De la bagagerie aux bruits de la rue

Elle est toute petite et l'ambiance est paisible. Les détresses y sont neutralisées le temps d'un café, d'une douche, d'un petit sourire et d'un partage.

Elle avait pourtant fait hurler les voix cette petite bagagerie : des mots avaient claqué au bout de corps raidis, des mots niant la citoyenneté et l'humanité des plus vulnérables. 

Elle est ouverte désormais au 7 rue Ausone à Bordeaux et dans ce tout petit lieu Annick et Catherine font des miracles, prolongeant leur travail bénévole du squat André Meunier (mais maintenant avec un vrai contrat de travail) et ces miracles font parler d'eux et la bagagerie n'est plus un lieu de stigmatisation mais un lieu d'innovation

Le débat uniquement centré sur le financement public du travail social est éculé et démagogique, ne vous y laissez pas prendre !

La bagagerie s'est faite grâce aux financements croisés public / privé. Qu'il était juste et bon de voir à la même table l'Etat, la fondation Abbé Pierre, la fédération du bâtiment, la ronde des quartiers, Domofrance... pour une cause commune.

Et justement, la bagagerie est un symbole de nouveaux horizons. Le travail social doit muter parce que la société française mute, je ne crois plus du tout à l'omnipotence des collectivités et de l'Etat pour accompagner seuls et complètement des plus vulnérables.

Je crois à la nécessité de nouveaux débats de fond qui doivent croiser l'avis d'universitaires, du monde économique, associatif, des travailleurs sociaux et des bénéficiaires de nos dispositifs.

Les Bruits de la rue ont cette vocation. Les bruits comme les rumeurs et les préjugés qu'il faut combattre. La rue qu'arpentent trop d'hommes, de femmes et d'enfants.

Les Bruits de la rue comme un espoir, un signal, une zone d'influence d'idées qui bousculent et qui rassemblent.

Bordeaux lance les Bruits de la rue et ça commence par des conférences auxquelles j'espère vous viendrez nombreux !

Acte 1 - Serge Paugam le 14 octobre amphithéâtre Duguit "Repenser la solidarité"

Ce cycle est coordonné par le philosophe et directeur de l'UFR de philosophie, Guillaume Leblanc.

mardi 30 août 2011

Les Juniors du DD font leur rentrée

A quelques jours de la rentrée scolaire, les Juniors du DD font aussi leur rentrée.

Reprise du dispositif avec toujours plus d'actions proposées, de nouvelles associations, la formation à l'attention des enseignant et une nouvelle action : Les Juniors philosophent. 

Retrouver toutes les informations sur le site www.juniorsdudd.lacub.fr 

Bonne rentrée à tous ! 

Pessac vous forme au DD

La rentrée arrive... les formations DD gratuites reprennent !

  • Inscrivez-vous aux permanences Info Énergie animée par des conseillers spécialisés de la Maison de la Promotion Sociale
Vous souhaitez des renseignements sur l'isolation de votre maison, les différents systèmes de chauffage, l'aide à l'installation d'énergies renouvelables, des conseils pour des aides financières....
Contactez la Mission Agenda 21 au 05.57.93.63.40

  • Devenez Guide Composteur avec le Conseil Général
Vous souhaitez être initié à l'art de recycler vos biodéchets ? En une journée, un formateur spécialisé fait de vous un guide, capable de sensibiliser vos voisins, amis, famille au compostage.
Pour plus d'informations et vous inscrire : cliquez ici.

  • Assistez aux "Journées Techniques" du Creaq
Ces journées ont pour but de vous permettre de réaliser des travaux en utilisant à bon escient les isolants, les énergies renouvelables et en abordant de manière neutre et objectives les appellations, labels et certifications proposées par les entreprises du bâtiment.
Plus d'informations sur le programme en pièce jointe. Inscription auprès de Elise du CREAq : 05.57.95.09.57 - enanite@creaq.org

dimanche 31 juillet 2011

12000 écoliers de la Cub agissent pour la planète

Et ils se réunissent pour présenter leurs travaux...

Jetez un oeil et faîtes tourner ! 

mardi 14 juin 2011

La bagagerie et la Case à Bordeaux

Retrouvez mon intervention sur la bagagerie et la Case, deux lieux de régulation sociale à Bordeaux pour les plus vulnérables.


Invitée: Alexandra Siarri, Chargée de la lutte contre les nouvelles précarités. - mytv7
Invitée: Alexandra Siarri, Chargée de la lutte contre les nouvelles précarités.
Mots-clés : cvqld tv7

vendredi 20 mai 2011

Floirac fête la nature ce week-end

A l'occasion de la journée internationale de la biodiversité le 22 mai, la Nature sera fêté un peu partout en France... et à Floirac !!

Rendez-vous dès samedi à partir de 14h30 sur le site de La Burthe à Floirac !


Samedi 21 et dimanche 22 mai
Floirac Fête la Nature !

2 jours de balades, de contes, de musique, d'ateliers, de jeux autour de la Nature,
sur le site de La Burthe à Floirac.


Samedi 21 et dimanche 22 mai, de 14h30 à 19h
 Village Nature ! Au programme : balades contées/musicales et scientifiques, jeux et ateliers, bourse aux plantes, grimp'arbre, rencontre artistique numérique "Jeudis Multimédias"... De quoi comprendre la faune, la flore locale, a à planter, découvrir des roches et minéraux d'autres horizons et éveiller sa fibre artistique au contact de la nature !



Et samedi 21 mai à partir de 19h
Nocturne dans la forêt de la Burthe...
Pique-nique sorti du sac, petite restauration sur place et buvette ; puis à 20h30, contes et musique sous les arbres, suivie d'une balade naturaliste en nocturne...
A vos lampes de poches !!

Accès gratuit pour tous.
Places limitées pour certaines activités (balades notamment). N'oubliez pas de réserver sur place.


Pour en savoir plus, allez voir le programme complet en cliquant ici !
Pour aller voir le site national de la Fête de la Nature : cliquez par là !
Pour tout autre renseignement, appelez nous au 05 56 86 18 82 (Côté sciences) ou au 05 57 87 80 35 (service Environnement, Ville de Floirac).

vendredi 8 avril 2011

Luxe et Ethique : Fendi et Ecologie

La petite fille des fondateurs de la griffe italienne Fendi a dessiné une ligne de sacs précieux dans la plus pure tradition familiale mais avec des produits issus de materiaux recyclés : chutes de PVC, de cuir, des toiles de jardin, des bâches de camion, des capsules de bouteille, des bouts de moquette, de lustres, des restes de fourrure......
Elle s appelle Carmina Campus ..... son engagement permet à 80 personnes au Kenya de travailler et qui rêvent que l'on dise de leur boulot qu il est comparable a celui d' Italie .....Top et tant mieux !!!!!!.

Petit clin d' œil sans luxe, H et M s'y met aussi collection Conscious à partir du 14 avril...

lundi 28 mars 2011

Mon intervention à propos du Plan Régional pour l'amélioration de la performance énergétique du patrimoine des lycées aquitains

Monsieur le Président,

 

Vous projetez de dépasser les objectifs du Grenelle de l'Environnement donc :

- de réduire de 20% d'ici 2015 la consommation d'énergies et d'émissions de CO² par rapport à 2004,

- de réduire l'empreinte carbone de la région, non pas de son patrimoine, mais de son territoire de 30%.

 

C'est très ambitieux et ne vous y trompez pas, nous soutenons cette ambition. Nous sommes très attentifs à tous les dispositifs que vous déployez pour l'atteindre.

 

Aujourd'hui, nous nous prononçons sur un des dispositifs grâce auquel les chiffres pourraient être atteints, un dispositif maîtrisable puisqu'il s'agit de notre patrimoine : les lycées.

 

Vous déclinez deux axes :

- L'amélioration de la performance énergétique du patrimoine:

Sur les 18 familles de préconisations listées dans cette délibération, deux d'entre elles méritent des garanties. La 8 et la 14 portent sur la sensibilisation à l'éco-comportement bureautique et hors bureautique. Nous le savons bien, la meilleure énergie est celle qui n'est pas consommée. La mobilisation de la communauté éducative pour y parvenir est donc essentielle. Les Agenda 21 dans les lycées sont évidemment une piste. Je vous remercie d'ailleurs de me confirmer votre engagement en Commission permanente d'évaluer les Agenda 21 des lycées. Qu'en est-il pour ceux qui ne sont pas entrés dans cette démarche ? Comment "les habitants de ces lycées" seront-ils sensibilisés à ces éco-comportements et associés au sens de ces travaux ?

 

- La substitution énergétique et le développement des énergies renouvelables :

Aujourd'hui 25 des 153 lycées en bénéficient, il nous reste donc du chemin à faire, l'opération toit bleu est un bout de chemin. Quelques mots sur le moratoire parce-que je ne voudrais pas que dans cette assemblée, ils soit dit systématiquement que le rythme de production des énergies renouvelables en Aquitaine est cruellement ralenti du fait de ce moratoire :

       * Ce moratoire était indispensable, il a permis une concertation avec tous les acteurs et de mettre un terme à un risque d'éco-délinquance.

       * Notre opération aurait pu ne pas être impactée si elle avait été proposée avant le 2 décembre 2010.

       * Notre opération n'est pas condamnée même si le tarif de rachat sera moins élevé que celui prévu à l'origine... Ceci étant, Monsieur le Président, le rachat au même tarif aurait eu comme conséquence d'augmenter la contribution du service public qui s'impose à tous.

 

Nous voterons pour cette délibération mais nous avons hâte d'entendre votre petite musique régionale, peut être à la prochaine plénière...

 

Parce-que pour être à la hauteur de cette ambition, il faut présenter pour débat dans cette assemblée des dispositifs qui visent tous les aquitains et non pas seulement le patrimoine de la région.

 

Petite musique donc et ambition pour :

- Garantir la mobilisation dans les collectivités territoriales et donc l'animation du réseau.

- Garantir l'optimisation de la sensibilisation aux éco-comportements, le fameux facteur 1 pour 1000.

- Garantir l'innovation pour remplacer enfin le dispositif régional de 1000 diagnostics énergétiques qui ne rencontrent pas de succès.

vendredi 4 mars 2011

Création d'un label bio en Aquitaine

A l’occasion de sa visite au Salon de l’agriculture, Alain Rousset président du Conseil régional d’Aquitaine, a annoncé la création d’un label bio régional. Il envisage de créer une marque identitaire et qualitative autour du nom « sud-ouest » avec une déclinaison pour la région Aquitaine et la région Midi-Pyrénées. 

 

Le président a fait cette annonce, sans avoir à priori, au préalable, échangé avec les conseillers régionaux que ce soit lors d’une Assemblée plénière ou d’une Commission permanente. Or cette question d’un « label bio aquitain » ne mérite t elle  pas un vrai débat ? Je réponds que oui évidemment.

 

Les difficultés rencontrées par le monde agricole sont incontestables même si le secteur du bio échappe légèrement à cette tendance. La croissance du marché des produits bio a augmenté de +10% en France en 2010, selon le baromètre Baromètre Agence BIO / CSA . Pour confirmer cette tendance, il semble indispensable de conforter les consommateurs dans leurs habitudes de repérage des produits issus de l’agriculture biologique.

 

Le logo AB BIO est utilisé par 81% des consommateurs-acheteurs pour déceler les produits bio lors de l’achat (baromètre CSA/Agence Bio 2010). La marque AB BIO permet aux professionnels qui le désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique leurs produits. Ce label guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide. Propriété du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB est une garantit incontestable. De plus, 53 % des acheteurs-consommateurs utilisent également la mention « issu de l’agriculture biologique » pour identifier les produits (baromètre Agence BIO / CSA 2010).

 

Les français sont en majorité confiant lors de leurs achats de produits bio et cela augmente chaque année. La proportion de personnes qui estiment être bien informés sur les produits biologiques continue sa progression. Ils sont actuellement 53% contre 40% il y a 5 ans (Baromètre Agence BIO / CSA 2010).

 

Pour les personnes qui ne connaissent pas les logos officiels, beaucoup sont déroutés à cause des « astuces » utilisées par la grande consommation. 65% des Français estiment qu’il y a trop de labels pour distinguer les produits responsables (Etude de « L’institut Médiascopie / Ethicity 2010 »).

 

L’enjeu actuel n'est il donc pas de conforter la diffusion du label existant afin de mieux informer les français   plutôt que de s’éparpiller dans un régionalisme qui pourrait ne pas être  favorable au final, aux agriculteurs ? 

Cette question mérite débat.

D’autant plus, que l’Union Européenne vient de créer son label (juillet 2010) pour permettre d’identifier les produits bio européens. Ce dernier est déjà connu par 13% des Français (Baromètre Agence BIO / CSA 2010). 

 

La création et la promotion de ce nouveau label seront en outre  coûteux. N’est-il pas préférable d’octroyer ces fonds autrement ? C'est une des questions qui se posent aussi et autour de laquelle les conseillers régionaux doivent débattre sur la base d' éléments de diagnostics et de réflexion partagés

 

Notre prochain rendez vous "démocratique" la commission permanente est prévue le 7 mars....nous verrons bien ce que l'on nous en dit, nous savons déjà en tout cas quelles questions nous poserons

 

Et vous votre avis quel est il ?

mercredi 2 mars 2011

Le tableau de bord 2010 des indicateurs de la pauvreté en France

J'ai reçu ce communiqué de presse ( beaucoup d'autres élus locaux aussi je suppose), je veux le partager avec vous. 

Bientôt, je pourrais sur ce thème central essayer de faire bouger les lignes comme beaucoup d'autres le font sans forcément être élus .....

 

Le réseau Wresinski « Vie Locale Citoyenne » regroupe dans une réflexion commune et sans exclusive politique des femmes et des hommes élus locaux ou collaborateurs d’élus, qui dans les instances de la vie locale qu’ils animent ont le souci des plus pauvres et sont déterminés à garantir l’accès aux droits des plus démunis.

 

  

Mesdames, Messieurs, Chers Amis.

Le communiqué de presse d’ATD Quart Monde en date du 3 janvier 2011 que vous trouverez en pièce jointe se rapporte à la publication par les services de l’État du tableau de bord 2010 des indicateurs de la pauvreté en France. 

Ce communiqué qui relève notamment deux faits majeurs et significatifs de l’orientation de la société Française n’a pas pour objet de stigmatiser l’attitude des pouvoirs publics, mais de souligner des réalités qui ne sont pas compatibles avec les idéaux de notre République.

Comment la France qui à si souvent montré la voie pourrait-elle prétendre rester parmi les nations qui éclairent le monde, si nous ne sommes pas suffisamment imaginatifs et solidaires pour porter des coups significatifs à cette pauvreté qui humilie et dégrade une grande partie de ceux qui vivent sur notre sol ?

Les élus locaux qui vérifient chaque jour à l’occasion du dialogue qu’ils entretiennent avec leurs administrés la persistance des facteurs de pauvreté sont les premiers interpellés par leurs concitoyens. Ils savent mieux que d’autres que cette pauvreté et le sentiment d’exclusion qu’elle induit ne pourront continuer à s’étendre sans que notre modèle Républicain soit tôt ou tard violemment contesté.

Sans remettre en cause les prérogatives de l’État qui dispense les moyens et fixe les objectifs, Il faut rééquilibrer l’organisation de notre société en favorisant la créativité des collectivités locales, encourager et valider les expériences associatives qui fonctionnent et en permettre la duplication, réactualiser les pratiques d’éducation populaires pour permettre notamment aux jeunes d’adhérer aux principes élémentaires de la République. Bref inventer en permanence le « comment faire » en s’appuyant entre autre sur le savoir d’expérience de ceux qui souffrent au quotidien, ce n’est pas là, le moindre des défis que doivent relever les élus locaux.

Très cordialement.

Claire Houbert, Dominique Delaporte.

Pour le réseau Wresinski « Vie locale citoyenne »

 

le communiqué de presse du 3 janvier d'ATD Quart Monde 

 

AGGRAVATION DE LA PAUVRETÉ, AUGMENTATION DE L'ÉCHEC SCOLAIRE, LES CHIFFRES OFFICIELS POUR 2010 

Le Gouvernement a choisi de publier à la veille de Noël, sans même un communiqué de presse, letableau de bord 2010 des indicateurs de la pauvreté en France (et non comme les années précédentes le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère). ATD Quart Monde déplore que de tels chiffres soient publiés en catimini dans la quasi indifférence, alors qu'ils devraient faire l'objet d'une mobilisation nationale.

Ces chiffres révèlent des tendances inquiétantes, alors même que l'impact de la crise n’est pas encore pris en compte (chiffres de 2008).

SURENDETTEMENT, RENONCEMENT AUX SOINS, LES CHIFFRES SONT MAUVAIS

Le gouvernement veut rassurer les Français en démontrant que la pauvreté baisse grâce à un indicateur qu'ATD Quart Monde et de nombreux observateurs et acteurs contestent : « le taux de pauvreté monétaire ancré dans le temps »1. Cet indicateur reflète bien mal la réalité. En considérant le taux relatif, donc pas artificiellement ancré dans le temps, on constate que tous les indicateurs de « grande » pauvreté sont mauvais (taux de pauvreté monétaire à 50 et 40% du revenu médian), même par rapport à des objectifs chiffrés minimalistes. En ce qui concerne les données 2009, tous les indicateurs sont au rouge par rapport aux objectifs. On note en particulier uneaugmentation du nombre de ménages surendettés (+17% entre 2005 et 2009) et uneaugmentation du taux de renoncement aux soins pour des raisons financières

BILAN POSITIF POUR LE DALO

Malgré cette situation catastrophique, ATD Quart Monde constate que la mobilisation est payante. Grâce aux procédures du DALO (Droit au logement opposable) le nombre de personnes relogées suite à ces procédures augmente. ATD Quart Monde sera attentif à ce que tout soit mis en œuvre pour que cette tendance s'accroisse.

L'ÉCHEC SCOLAIRE TROP SIGNIFICATIF

Le gouvernement considère non significative l’augmentation de la proportion d'élèves de CM2 ne maîtrisant pas les connaissances de base (11,5% en 2007 contre 18% en 2009). Cette augmentation est très significative pour les familles en grande pauvreté. La lutte contre la pauvreté est encore emprisonnée dans le très court terme, or l'éducation pour les enfants et les jeunes est la première demande des populations très défavorisées qui savent que c'est par là qu'elles pourront se libérer de la misère. Est-ce parce que notre société ne croit pas au potentiel et à l'intelligence des enfants et des jeunes défavorisés qu'elle ne s'alarme même pas de cette évolution?

Le Mouvement ATD Quart Monde, inquiet de cette évolution négative, interpelle tous les décideurs et nos concitoyens sur l'aggravation de l'échec scolaire en France et son lien

toujours plus important avec l'origine sociale.

CONTACT PRESSE

Typhaine Cornacchiari 06 18 05 29 83

1 seuil choisi à l’époque : 60% du revenu médian de 2006, soit 876 euros pour une personne seule, ajusté par l’inflation.35 euros séparent le seuil ancré dans le temps et le seuil relatif.

 

vendredi 25 février 2011

le "label bio aquitaine" est il une bonne idée?

 

A l’occasion de sa visite au Salon de l’agriculture, Alain Rousset président du Conseil régional d’Aquitaine, a annoncé la création d’un label bio régional. Il envisage de créer une marque identitaire et qualitative autour du nom « sud-ouest » avec une déclinaison pour la région Aquitaine et la région Midi-Pyrénées. 

 

Le président a fait cette annonce, sans avoir à priori, au préalable, échangé avec les conseillers régionaux que ce soit lors d’une Assemblée plénière ou d’une Commission permanente. Or cette question d’un « label bio aquitain » ne mérite t elle  pas un vrai débat ? Je réponds que oui évidemment.

 

Les difficultés rencontrées par le monde agricole sont incontestables même si le secteur du bio échappe légèrement à cette tendance. La croissance du marché des produits bio a augmenté de +10% en France en 2010, selon le baromètre Baromètre Agence BIO / CSA . Pour confirmer cette tendance, il semble indispensable de conforter les consommateurs dans leurs habitudes de repérage des produits issus de l’agriculture biologique.

 

Le logo AB BIO est utilisé par 81% des consommateurs-acheteurs pour déceler les produits bio lors de l’achat (baromètre CSA/Agence Bio 2010). La marque AB BIO permet aux professionnels qui le désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique leurs produits. Ce label guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide. Propriété du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB est une garantit incontestable. De plus, 53 % des acheteurs-consommateurs utilisent également la mention « issu de l’agriculture biologique » pour identifier les produits (baromètre Agence BIO / CSA 2010).


 

Les français sont en majorité confiant lors de leurs achats de produits bio et cela augmente chaque année. La proportion de personnes qui estiment être bien informés sur les produits biologiques continue sa progression. Ils sont actuellement 53% contre 40% il y a 5 ans (Baromètre Agence BIO / CSA 2010).

 

Pour les personnes qui ne connaissent pas les logos officiels, beaucoup sont déroutés à cause des « astuces » utilisées par la grande consommation. 65% des Français estiment qu’il y a trop de labels pour distinguer les produits responsables (Etude de « L’institut Médiascopie / Ethicity 2010 »).

 

L’enjeu actuel n'est il donc pas de conforter la diffusion du label existant afin de mieux informer les français   plutôt que de s’éparpiller dans un régionalisme qui pourrait ne pas être  favorable au final, aux agriculteurs ? 

Cette question mérite débat.

D’autant plus, que l’Union Européenne vient de créer son label (juillet 2010) pour permettre d’identifier les produits bio européens. Ce dernier est déjà connu par 13% des Français (Baromètre Agence BIO / CSA 2010). 

 

La création et la promotion de ce nouveau label seront en outre  coûteux. N’est-il pas préférable d’octroyer ces fonds autrement ? C'est une des questions qui se posent aussi et autour de laquelle les conseillers régionaux doivent débattre sur la base d' éléments de diagnostics et de réflexion partagés

 

Notre prochain rendez vous "démocratique" la commission permanente est prévue le 7 mars....nous verrons bien ce que l'on nous en dit, nous savons déjà en tout cas quelles questions nous poserons

 

Et vous votre avis quel est il ?

 

dimanche 23 janvier 2011

Merveilleuses têtes blanches - Grande cause nationale "la solitude " à Bordeaux




La salle est bondée ... de têtes blanches.Des centaines de bénévoles affluent au lancement des débats sur la grande cause nationale 2011 « la solitude"  à Bordeaux. Ce sont leurs pairs, les présidents de dizaine d’associations qui ont fait entendre au premier ministre l’urgente nécessité de nous réveiller, nous  leurs compatriotes pour que la solitude  cesse de martyriser.

Les victimes sont nos proches : seniors, maman isolées, jeunes...et ceux qui nous semblent « étranges donc étrangers » ( B devert) les prisonniers, les sans domicile fixes...

Roselyne Bachelot ministre des solidarités  ouvre les débats aux côtés d’alain Juppé  et de m Dardelet psd de l’association Saint Vincent de Paul, le chef d’orchestre de cette grande cause.

 

Avant de les entendre, j’étais parmi ceux qui avaient rendez vous avec mme Bachelot au centre d’hébergement d’urgence à Bordeaux Bastide, ouvert par l’état . Le diaconat missionné par ce dernier accompagne donc 60 personnes vers la réinsertion. La mairie de bordeaux en offrant les repas a permis que l’accompagnement social des hebergés soit possible , le CR en mettant à disposition les lieux a contribué aussi à ce que le catsrophique nuit à nuit soit abandonné ( il fallait appeler chaque jour pour réserver la nuit au centre les années précedentes ! )

Elle arrive donc notre ministre entourée de garde du corps et de nous autres les élus locaux plus ou moins à l’aise avec cet exercice imposé qui consiste à répondre aux journalistes pour dire en quelques mots pércutants ce que nous faisons ( c’est mon choix) ou ce que les autres ne font pas .

 

Je n’ai pas aimé cette séquence qui pourtant est incontouranble dans nos fonctions : car c’est une des occasions qui nous permet de vous parler des enjeux, des difficultés, des doutes. C'est précisément dans ces tous petits moments que les messages sont simplifiés à outrance et se radicalisent.

 

Chaque nuit , des dizaines d’hommes et de femmes dorment dans des conditions terribles « sans chez soi » : à côté des marginaux de toujours, on trouve désormais des femmes, des familles, des immigrés, des jeunes étuidiants, des travailleurs....

L’état consacre 30% de son PIB aux depénses sociales, ce qu’aucun autre pays au monde ne fait et pourtant 13% des français vivent en dessous du seuil de pauvreté soit avec moins de 60% du revenu median. L’état de toute façon avec ses 1500 milliards de dettes ne répondra pas seul à cette montée en puissance de nouvelles précarités. Décrier son désengagement n’est générateur d’aucuns espoirs.

 

Sur la scène se succèdent des patrons d’associations locales et chacun en appelle à notre rôle, qui que nous soyons, à l’indispensable geste/sourire/action qui additionné à ceux des pouvoirs publics dont l’état responsable de la cohésion sociale, peuvent raviver la solidarité : visiteur de prison, écoutant à SOS amitiés, bénévole à habitat et humanisme .....Ils sont tous dévoués et lucides.

 

Les témoignages se succèdent dans un silence réflèchi puis tous iront partager une galette républicaine au beau milieu du village des associations qui dans ce froid  vif  parleront aux visiteurs, curieux de la dureté de la solitude  et des mérites du bénévolat pour l’adoucir.

 

Profonde gratitude et reconnaissance pour tous ces bénévoles...voilà ce que je ressens en quittant les lieux et une question me traverse qui se pose partout de plus en plus  : Comment revisiter le modèle social français que tant de pays nous envient quand on voit comment il craquèle à l’épreuve des précarités ?

 

A ceux qui se contentent à l’issue de ce type de manifestation de  critiquer quelques responsables qui seraient à l’origine de tout et dont le départ seraient l’unique solutide , je veux dire que nous avons besoin qu’ils proposent enfin et qu’ils ne se consacrent plus qu’à ça .

 

vendredi 21 janvier 2011

Le guide pratique sur l'agenda 21 scolaire de la Cub : A consommer sans modération

Fort de l'expérience des 19 écoles pilotes qui expérimentent l'agenda 21 scolaire depuis 2006, la Cub vient de publier un guide pratique de l'agenda 21 scolaire.

Ce guide s'adresse à tous ceux qui souhaitent mettre en place des agenda 21 auprès des jeunes enfants.

Bonne lecture ! !

Le guide est téléchargeable ici.

jeudi 23 décembre 2010

Le comité 21 fait le point sur la biodiversité


Beaucoup d’acteurs n’auront pas attendu 2010 pour prendre en compte la biodiversité, en témoignent les exemples recensés dans cette lettre. Toutefois, force est de constater que ce label a pour mérite de faire connaître les enjeux stratégiques, d’accélérer la prise de conscience et d’enclencher des plans d’action. L’événement marquant reste le sommet de Nagoya réunissant 193 chefs d’Etat et de gouvernement en octobre dernier. Au-delà des engagements pris, fait notable, il y eut la mobilisation des représentants de la société civile et des parties prenantes (associations, collectivités, entreprises). Ainsi, le sommet des villes et des autorités locales a confirmé la place qu’elles souhaitent prendre pour relever le défi, via notamment la création d’un index de biodiversité en milieu urbain. Les entreprises sont venues en nombre pour prendre connaissance en particulier des recommandations de l’étude TEEB[1]


Et maintenant ? Les initiatives présentées dans cette lettre et les recommandations, émises à la veille de Nagoya lors de la rencontre débat organisée par le Comité 21 et l’UICN, permettent de dégager quelques pistes pour la mise en oeuvre des engagements pris :

  • L’ensemble des parties prenantes doit être mieux associé à la gouvernance de la Convention sur la diversité biologique, selon François Letourneux, président de l’UICN.
  • Les Etats doivent reconnaître le rôle des collectivités et inscrire la biodiversité dans les stratégies d’accompagnement de leurs collectivités, pour Michaël Delafosse, adjoint au maire de Montpellier et membre de la délégation française à Nagoya.
  • Il faut lier lutte contre le changement climatique et préservation de la biodiversité, afin d’éviter que certains dispositifs mis en place ne se nuisent, prévient Ghislaine Hierso, président d’Orée.
  • L’intégration à un niveau stratégique des répercussions de son activité sur la biodiversité peut être considérée par l’entreprise comme une opportunité, voire un facteur d’innovation, selon Hervé Casterman, directeur Environnement et climat à GDF Suez. Nombreuses sont les entreprises qui ont franchi le pas.
  • Les actions qui invitent les citoyens à participer sont plébiscitées : recensement des espèces (Hérault, Bourges, FNH, refuges LPO) ou activités culturelles (théâtre par Auxilia ; Land art à Mascarin ; apprentissage de la langue française avec Vivacités).
  • L’accord sur le partage des avantages doit conduire à poursuivre les recherches sur les nouvelles souches variétales (cf. travaux de l’Inra) et à en partager les fruits. L’échelle locale est également pertinente : la Région Nord-Pas-de-Calais s’est associée avec la Fondation pour la recherche sur la biodiversité.
  • La biodiversité doit être prise en compte dans l’évaluation extra-financière et ne pas se cantonner à l’industrie lourde mais couvrir également les activités concernées pour compte de tiers -secteur public, activités agricoles, tertiaire- (cf. BMJ Ratings).
  • Il convient enfin de veiller à ce que les politiques fiscales et budgétaires ne soient pas défavorables à la biodiversité ; c’est l’objet de la nouvelle commission du Centre d’analyse stratégique que préside Guillaume Sainteny et qui nous fait part de ses recommandations ci-dessous.

Autant d’axes à suivre rapidement car « les ouvrages qui disparaissent sont des ouvrages qui disparaissent à jamais » a prévenu Jean-Pierre Thébault, ambassadeur délégué à l’environnement, lors de notre rencontre-débat.  

[1]
The Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB) study L’Économie des écosystèmes et de la biodiversité.
Pour retrouver la lettre d'info dans son ensemble, cliquez ici.

lundi 20 décembre 2010

Défi climat de la Région Aquitaine : Inquiétude et Questionnement

Monsieur le Président,

 

Nous avons clairement en tête l’une de vos  trois priorités de mandat très ambitieuses : la réduction de 30% de l’empreinte carbone du territoire régional d’ici 2020 . Une ambition donc supérieure de 10% à celle déjà élevée, édictée par l’Europe .

 

Cette délibération aujourd’hui est donc fondamentale : le sujet est grave, l’enjeu très sérieux

Je ne vous cache pas que sa lecture a soulevé de nombreuses interrogations et nous espérons donc être rassurés aujourd’hui.

 

1/ Nous sommes inquiets car nous n’avons pas en réalité d’état des lieux

 

Il n’y a pas de vraie évaluation du premier plan climat : Les petits visages tout sourire ou tout inquiets en face des 47 mesures auraient pu,  peut être nous rassurer . Mais il n’y a que deux pages d’évaluation. Nous n’y trouvons  aucun élément budgétaire  alors qu’il s‘agit de dizaines de millions d’euros. Je cite dans le texte le CESER qui précise que « le bilan qualitatif doit être approfondi et explicité »

Nous ne connaissons  même pas notre empreinte carbone ? Vous souhaitez la réduire de 30 %, c’est très louable. Mais c’est à dire ?  puisque nous ne savons pas d’ou l’on part.

 

 

2/ Nous sommes d’autant plus inquiets  que par ailleurs vous revendiquez le manque d’opérationnalité  du grenelle. Heureusement tout n’est pas noir, tout n’est pas perdu le grenelle nous oblige à mettre en place un  Schéma Régional Climat Air Energie piloté par l’Etat et la région : Mais ou en est on ?  car ce schéma va nous donner les orientations stratégiques à suivre . Parallèlement vous lancez le défi qui vise à définir les moyens opérationnels de concourir à ces objectifs stratégiques. Les mêmes personnes en même temps mais dans des réunions différentes devront définir des stratégies et avant que ces dernières ne soient  présentées dans cette assemblée,  définir des moyens opérationnels d’y contribuer.

 

3/ Enfin, je compte sur vous aujourd’hui, pour nous rassurer pleinement sur l’enjeu principal de ce défi :  celui de la mobilisation.

 

La mobilisation des acteurs institutionnels tout d’abord, ceux là même qui ne sont pas venus à l’hôtel de région durant la semaine défi climat, alors qu’ils ont voté des plans climats dans leur collectivités aidés en cela par le Conseil régional . Je me range évidemment à l’avis du CESER « sur  l’indispensable synergie des plans climats et la nécessaire gouvernance de la politique régionale climat air énergies à l’échelle aquitaine » ....ce qui implique par exemple de  mettre en place des indicateurs territoriaux et de les communiquer....

 

La mobilisation des aquitains ensuite . Je veux attirer votre attention sur la  limite de certaines formules qui sonnent bien mais qui au fond étonnent...Je veux parler de votre fameux défi du 1 pour 1000. 

Si je vous prends au pied de la lettre cela sous entend qu’entre 2010 et 2014, un aquitain sur 1000 devra être sensibilisé au défi climatique soit 3400 aquitains  sur quatre ans c’est à dire à peine  plus de 800 par an.....C’est très peu au regard de votre ambition.

 

Car enfin Monsieur le Président, votre ambition est supérieure à celle de  tous les pays de l’Europe...il faudra pour relever cet énorme challenge beaucoup plus que 800 aquitains sensibilisés par an .

Vous avez besoin des 84 conseillers régionaux que nous sommes car nous serons des émissaires précieux dans nos collectivités et auprès des citoyens que nous  rencontrons à condition évidemment d’être informés et associés à des démarches précises et réalistes. 

 

- page 1 de 28